Katz Nathan ; Dadelsen Jean-Paul de ; Siebert Yola
ARFUYEN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782845903203
La présente édition est un hommage collectif rendu par les écrivains d'Alsace à celui qui est comme le " père " de la littérature moderne d'Alsace, Nathan Katz. Les textes de ce premier volume ont été traduits de l'alémanique par Claude Vigée, Jean-Paul de Dadelsen, Guillevic, Alfred Kern, Jean-Paul Klée, Gérard Pfister et Théophane Bruchlen. Les postfaces et les notes sont de Yolande Siebert, la mailleure spécialiste de Katz. " Katz a derrière lui, écrit Jean-Paul de Dadelsen, de longues générations de paysans qui ont labouré, qui ont semé et qui ont fait l'amour dans les chaudes alcôves au parfum dense et vieux. De là cette poésie profonde, mûrie et comme juteuse, qui fait penser à un fruit plutôt qu'à une couleur ou à une mélodie. " Si Nathan Katz prend le risque magnifique d'écrire dans une langue connue des seuls enfants de son Sundgau natal, ce n'est pas pour s'y enfermer mais, au contraire, pour la faire accéder à l'universel, du côté de ces oeuvres qu'il aime et qui l'inspirent : les poètes chinois et les tragiques grecs, les poètes persans et Rabindranâth Tagore. Durant sa vie de voyages incessants, trois livres n'ont cessé de l'accompagner : le Faust de Goethe, les discours du Bouddha et la Vie de Jésus de Renan. Et lorsqu'en 1972 un hommage solennel lui est rendu pour son 80e anniversaire, il a ces mots qui le montrent tout entier : " J'ai tenté de faire oeuvre d'homme. Au-dessus des frontières et des clans. Par-delà le fleuve Rhin. J'ai chanté les paysages, l'eau, les jours et la femme. En paix et en joie. C'est tout. "
Votre enfant devient un jeune adulte, il commence à avoir ses propres opinions et sa vision de la vie n'est plus forcément la vôtre. Les questions, nombreuses, se bousculent dans votre tête. Il souffre de son premier chagrin d'amour, comment le rassurer ? Ma fille est très influencée par les réseaux sociaux, que dois-je faire ? Mes jumeaux sont en perpétuelle opposition avec nous, comment garder une bonne communication ? Ce troisième volume rassemble 60 questions en 10 thématiques incontournables pour devenir un parent incollable sur la vie de son enfant de 12 à 18 ans. Thématiques abordées : les premières amours, les premières sorties entre copains, l'opposition, l'alcool et le tabac, les réseaux sociaux, les troubles alimentaires, les drogues, l'acné, les échecs, les études supérieures.
Ils sont rares, les hommes qui ainsi élèvent, sans violence, par la seule exigence de noblesse qu'ils incarnent, imposent et transmettent, ceux qui s'approchent d'eux. Nathan Katz, nous le nommons père parce qu'il nous élève ainsi. Sa bonté est telle qu'elle appelle nécessairement l'amourSa poésie est expression de la joie - Lebensfreude - ou expression de la pitié, et rien de plus. Ce qu'a toujours été la poésie authentique, essentielle, depuis les premiers Grecs. Louange de tout ce qui est bien, amour de tout ce qui concourt à la vie. Et incompréhension profonde de tout ce qui est mal, étonnement douloureux devant les forces de mort. Ce qu'il nous enseigne, n'est-ce pas la difficile, l'absurde, l'insoutenable foi socratique: nul ne peut être méchant volontairement, nul ne peut être heureux dans le malVoilà ce que dit la vieille philosophie, ce que dit la poésie. Voilà l'amour, et l'amour de l'amour. Et, du même coup, voilà notre peu d'amour, notre impuissance infinie à aimer... Nathan Katz n'est pas seulement sa poésie. Il est ce que nous savons de mieux de la poésie
C'est en juin 1915 que Nathan Katz est interné au camp de prisonniers de Nijni-Novgorod. Comme Etty Hillesum au camp de Westerbork, il écrit ce qu'il voit. Les paysages grandioses de la plaine russe en hiver. Mais aussi, sous forme de courtes nouvelles, des por-traits : un camarade de détention, une infirmière... Cela aurait pu n'être que le témoignage d'un soldat prisonnier de guerre en Russie de juin 1915 à août 1916. Mais c'est le premier livre de Nathan Katz et il préfigure déjà toute son oeuvre. Autodidacte passionné de littérature, jeté dans la guerre et blessé à 21 ans, il passe tout le temps de sa captivité à une seule chose : travailler sur lui-même. Et ce travail est avant tout, comme le proclame le sous-titre du livre, Un combat pour la joie de vivre : " J'aimerais bien savoir, écrit-il, qui pourrait m'interdire de me sentir libre ici, dans un camp de prisonniers, entouré de hauts murs certes, mais où le soleil brille dans la cour. " Ne croirait-on pas lire le journal d'Etty Hillesum au camp de Westerbork ? Ecrit en langue allemande (l'Alsace était annexé au Reich depuis la défaite de 1870), Das Galgenstüblein raconte le devenir d'une conscience qui, jetée dans la mêlée d'une guerre, parvient à se former et à se dépasser en se hissant à l'universel. " Ce n'est sans doute pas un chef d'oeuvre littéraire, écrit Jean-Paul Sorg dans sa préface. C'est mieux que cela ! [...] C'est une confession singulière, à nulle autre pareille, qui prend place doucement ? à pas de colombe ? dans le champ de la littérature spirituelle mondiale, cent ans après sa première édition. "
Résumé : Copenhague, 2014. Après plusieurs décennies de bons et loyaux services, Mogens Slotsholm, un comptable solitaire et mal dans sa peau, quitte son travail du jour au lendemain. Laissant tout derrière lui, il se rend à Berlin pour rejoindre quelqu'un et commencer une nouvelle vie. Mais les retrouvailles ne se passent pas comme prévu et Mogens disparaît. L'ancien inspecteur Thomas "Ravn" Ravnsholdt est toujours en deuil, après le terrible assassinat de sa petite amie, lorsqu'il est sollicité par la soeur du disparu. A contrecoeur, il s'embarque dans des recherches déconcertantes et découvre assez rapidement que Mogens n'est pas le seul étranger solitaire à s'être ainsi mystérieusement volatilisé dans la capitale allemande. Et tout semble lié à une affaire ignoble datant de 1989 et à la chute du Mur. Elle concernait un agent de la Stasi et son obsession perverse pour une famille mise sous surveillance. Après La Peau des anges, le glaçant tome inaugural, Disparu est le deuxième volet de la série menant en scène l'inimitable Ravn. Sa quête acharnée de la vérité révélera des atrocités commises à l'époque de la Stasi. Mais le temps ne guérit pas toutes les blessures et Ravn risque d'en payer le prix fort.
Les Editions Arfuyen ont publié en 2007 un ouvrage intitulé Etty Hillesum, "histoire de la jeune fille qui ne savait pas s'agenouiller", présentant pour la première fois trois lectures de cette oeuvre : juive (Claude Vigée), chrétienne (Dominique Sterckx) et laïque (Charles Juliet). Cet ouvrage donnait aussi pour la première fois la parole à la famille d'Etty, à travers le témoignage de notre cousine Liliane Hillesum, seule survivante de la famille Hillesum. La collection Ainsi parlait nous offre l'occasion de donner cette fois encore une approche très nouvelle de l'oeuvre d'Etty en revenant au plus près du texte original. Etty y apparaît dans toute l'urgence et la spontanéité de son écriture, écrivain toute débutante rassemblant dans des notes improvisées le matériau de ses futurs livres, quand la guerre serait finie. On trouve ici toute la force et la liberté de pensée de cette jeune femme extraordinaire, affrontée à l'extermination méthodique de tous les siens. De très nombreuses phrases admirables mais perdues dans l'énorme masse du Journal et des lettres (plus de 1000 pages) sont ici mises en relief dans un phrasé qui permet de retrouver un peu le naturel de cette voix. Au travers de ces écrits, ce qui frappe, c'est l'importance et la permanence de Rilke dans sa méditation quotidienne. Au camp de Westerbork, c'est Rilke encore qu'elle emporte (le Livre d'heures) avec la Bible et son dictionnaire de russe. Rilke maître à écrire, mais aussi maître de vie. Et c'est toute une nouvelle approche d'Etty qui apparaît là, sur la ligne de crête entre littérature et spiritualité.
Sur scène, s'opère publiquement et en langues visibles le retournement du sens commun: en aucun lieu au monde nous ne venons autant désadhérer. Et quitter la cause humaine. Et voir l'animal parler.