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En rire
Kathryn Jorge
BAUDELAIRE
13,55 €
Épuisé
EAN :9791020384867
Vite, plus encore et jusqu'en folie, à toute heure et tout bout de champ Il nous en faut plus et encore et jamais assez, par-delà, au passé, devant Même amers ou de bon poil, sans rien dire à contresens, à pleines dents Nous en sommes spoliés et altérés, décharnés, déprivés, à plein temps Sur des siècles ou quelques heures, immédiats, redondants, toile de fond Nous nous asséchons, décharnons et oublions, toujours plus, à l'exhaustion De tout coeur et malgré nous, euphorie de nos ivresses, à l'emporte-tête Nous nous y oxygénons, décrassons, décapons, moqueries et trouble-fête Rebelles fraternels, arcanes collectives, instinctifs et tant de science, fictions Malgré nous et contre tout, de bon droit et même aloi, fissa, ridiculisons?."
Apprendre à basculer dans le vide et l'inconnu, dans le sombre et l'inexploré, dans l'éther et l'immaculé. Apprendre à basculer en soi, en dehors et au-delà, et regarder le monde d'un oeil neuf et détaché. Apprendre à basculer plus loin et juste à côté, en métaphore et corps à corps, loin devant et droit derrière. Puisqu'il faut un jour tomber, il faut apprendre à basculer. Dès maintenant, sans plus attendre, savoir comment chuter.
Sans doute dut - il un jour Tenir palabre sous l'arbre à cela Et encore, tenir palabre Pas tous les jours, Hors ceux consacrés d'ordinaire à la marche du monde tel qu'il est Ne serait-ce qu'un jour sur deux Il en fit une drôle d'histoire et se marra"
Des cloques à l'âme, en forçant, poussant, outrant encore Ca tire, ça coince, étire et tire à mort, libère à bras le corps Des cloques à l'âme, en écartant, repoussant loin les parois Ca racle, ça renâcle, résiste et implore, délie une bonne fois Du coq à l'âne, en ricanant les disciples et raillant les émules Ca tangue et balance, menace et harangue, en groupuscules Du coq à l'âne en solitaire indocile, hors cours, ruées de foules Qui lient étouffent, bâillonnent écervellent, ballotent à la houle Des coques à larmes, pirogues plorant la clémence des lames Ca roule, ça ondule, sanglote et chiale, émeut vague à l'âme...
Voici quelques vers où coule toute l'authenticité d'un coeur de femme. Si notre raison guide nos pas, notre passion demeure... ... tout feu tout flamme. A ceux qui, un jour, ont croisé ma route. Véritable kaléidoscope d'impressions et de sensations, les textes de Mireille Allegre sont ceux d'une femme qui n'a pas peur d'ouvrir son coeur. Les thèmes, universels, de l'amour, du temps qui passe, de la mort, de la nature ou encore de l'enfance y sont abordés avec style. Se laissant piquer au jeu de la poésie, elle évoque avec sensibilité les sentiments humains. Les couleurs, les sons, les odeurs du passé : tous les instants marquants qui ont modelé l'âme du poète prennent vie sous nos yeux. Mireille Allegre nous demande de prendre le temps de poser notre regard sur ces anecdotes du quotidien, poèmes d'amour et morceaux de vie. Car il est des sentiments qui se développent dans le partage ; Mireille Allegre l'a compris et nous livre sa conception du monde avec sincérité.
«La vie est un ensemble de plénitudes, de lassitudes et de désillusions. L'humanité est un insecte qui se cogne à la vitre qui le sépare de l'azur. Je veux des trouveurs et non des chercheurs. Ne pas dépasser son seuil d'incompétence. Quand on ouvre une école, on ferme une prison. Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable.» Six préceptes, à l'image de l'aventure industrielle dépeinte dans Les odeurs de la vie. Jean Edmond Serre est originaire de Lyon. Ingénieur de formation, il fonde dans les années 1960 une PMI qui développe, fabrique et vend une série d'appareils indispensables à la surveillance des grands moteurs Diesel. - aujourd'hui la source de grande puissance la plus largement utilisée. Cette société, partie de rien, emploie aujourd'hui 500 personnes et diffuse à travers ses filiales la technologie française dans le monde. Des fragrances de cannelle et de clous de girofle de l'Inde, en passant par l'acerbe arôme du café mélangé à la vodka en Pologne, Jean-Edmond Serre nous livre Les odeurs de la vie, celles de son itinéraire de vie. De ses souvenirs d'enfance, parfumés de l'odeur vivifiante du froid lyonnais, il a retenu des senteurs qui ont façonné son odorat - on le sait, les senteurs influencent notre perception du monde. Car il est des sensations, agréables ou désagréables, qui sont innées quand d'autres sont construites socialement. De l'évocation de son enfance à son parcours dans l'entreprenariat, qui le conduit de par le monde, l'auteur en profite pour distiller des notes d'histoire des contrées visitées. L'effluve de ses mots nous enivre - saurons-nous résister ?
- Pardonnez-moi, monsieur le procureur, j'ai dû manquer une case. A vingt-cinq ans j'étais un bandit, je vendais de la drogue, j'ai payé pour cela, j'ai pris trois ans fermes et j'ai rendu ma dette à l'Etat. Et maintenant, devenu vieux, que je fais de l'humanitaire en aidant de pauvres gens épuisés qui ont soif, froid et faim... vous voulez me mettre en prison tout ça parce que je ferais partie d'une bande organisée ? Je ne saisis pas bien votre raisonnement, là... je vous le dis, j'ai dû louper une case. - Arrêtez, vous vous fichez du monde. "Eux, les migrants, ils disent merci toutes les cinq minutes. Merci de quoi ? pense Pierre. C'est lui qui doit dire merci de ce rappel impérieux de la nécessité du partage. Eux, ils ont les yeux grands ouverts sur l'avenir, pupilles noires au centre de billes blanches. Ce sont eux qui sont propres et c'est lui qui a la gale, pas sur la peau du corps, mais sur la peau du coeur sans doute depuis toujours..." "Une famille nombreuse, c'est quelque chose. Il n'y a pas un avis comme aux époques patriarcales, il n'y a pas deux positions qui s'affrontent comme en politique au moment du choix présidentiel, il y a une foultitude d'avis qui vont, qui viennent, qui remettent tout en cause et qui font qu'on évolue."