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Economies de la CEMAC. Croissance économique, intégration régionale, capital humain, emplois et pauv
Kassé Moustapha ; Agbodji Damien Ega Akoété ; Ndin
L'HARMATTAN
42,50 €
Épuisé
EAN :9782343170978
Les économies des pays membres de la CEMAC ont été placées au centre des préoccupations de la première promotion (Moustapha Kassé) des doctorants du Laboratoire de recherches et d'études économiques et sociales qui abrite la formation doctorale en économie appliquée (FD-EA) de l'Université Marien Ngouabi, à Brazzaville. Ces premiers doctorants ont travaillé sur des thèmes diversifiés qui couvrent les domaines de la pauvreté et de l'intégration régionale. Ainsi, les lecteurs pourront s'imprégner de la façon dont le bonheur, la dynamique de la pauvreté, la migration interne, les produits forestiers non ligneux, la consommation de l'énergie, les infrastructures physiques, le capital social, l'éducation, les chocs d'offre, et de demande, le risque d'inflation, la cyclicité de l'écart de production et le processus d'intégration régionale affectent la vie des populations et les économies des pays membres de la CEMAC. Ces différentes analyses théoriques et empiriques sont précédées de l'hommage du professeur Moustapha Kasse au professeur Samir Amin, une figure de poids de l'économie du développement, décédé lors de la naissance (la semaine des soutenances) des premiers docteurs en sciences économiques formés au Congo.
Les débats sur le retour des politiques industrielles au niveau théorique et pratique ont charrié une double interrogation à propos de l'industrialisation africaine : est-elle nécessaire ? Est-elle possible ? Les réponses les plus confondantes qui ont conditionné beaucoup de décideurs et praticiens de l'économie sont celles, négatives, des institutions financières internationales. Leur argumentaire, tendant à faire prévaloir l'impossible décollage industriel, se fonde sur l'épure théorique néolibérale et le listing d'une série d'obstacles institutionnels, structurels et monétaires. Manifestement, ces naïvetés idéologiques, en voie d'abandon, ont fait l'impasse sur deux évolutions marquantes au niveau de la division internationale du travail : d'une part, la montée en puissance industrielle, technologique et financière des nouveaux pays émergents du Sud, conséquence de la fragmentation des chaînes de valeur et de la relocalisation des activités industrielles dans l'espace mondial ; et d'autre part, la revalorisation des matières premières africaines, chaînon manquant de l'industrialisation. Ces deux facteurs sont à la base de l'embellie de la croissance économique africaine en dépit de la crise mondiale. Aussi, ces facteurs doivent être les éléments structurants de l'industrialisation africaine. Par la géostratégie (géoéconomie) des matières premières, l'Afrique est introduite dans le jeu économique planétaire. En rapprochant les intérêts économiques, financiers et technologiques du continent à ceux des grands pays émergents et en exploitant judicieusement les nouveaux partenariats plus fructueux, plus variés et davantage tournés vers ses propres ambitions de développement, il est possible de construire ou rebâtir des politiques industrielles compétitives. Aujourd'hui, les conditions sont réunies, il reste le temps de l'action d'un management public en étroite collaboration avec le secteur privé représenté par les associations, les fédérations, les chambres d'industrie et de commerce, les syndicats, les institutions financières, les institutions de recherche et les universités.
Les analystes et les praticiens s'accordent sur le lien entre le secteur privé, la prospérité des économies nationales et sa capacité à créer de l'emploi. Contraintes pendant des décades par un environnement paralysant et la lourdeur des politiques publiques, les entreprises deviennent, présentement, un pivot essentiel de toutes les stratégies inclusives de développement. Elles doivent désormais assumer un rôle moteur dans la croissance économique. Leurs succès, comme leurs défaillances entrainent de lourdes conséquences aussi bien pour les entrepreneurs que pour la société tout entière. Cet ouvrage n'est pas un livre d'économie d'entreprise et ne prétend pas examiner les planètes de cette discipline. Plus modestement, il cherche à répondre, à la lumière des instruments de la science économique et de la gestion, à un ensemble de questions : quelle est la structure entrepreneuriale et la forme d'entreprise la mieux à même d'exploiter toutes les opportunités d'investissement ? Dans quel secteur et à quel rythme se construisent les entreprises et les fortunes ? Quelles sont les contraintes majeures qui bloquent leur performance ? Quels sont les meilleurs instruments institutionnels de soutien au développement des PME, moteur mondial de la croissance ? Cette réflexion s'adresse aux responsables politiques, aux chercheurs, aux étudiants, et aux bailleurs de fonds. Elle aborde en profondeur l'environnement de l'entreprise à partir d'une analyse à la fois complète, pratique et documentée qui s'efforce de proposer des solutions innovantes au fonctionnement du binôme Etat stratège/secteur privé diligent, pour résoudre les défis de l'édification de l'Emergence qui doit prendre appui sur une politique industrielle incontournable portée par des champions nationaux et des PME/PMI organisées en clusters.
Ce livre est organisé en quarante thèmes articulés en cinq titres : 1) Le synopsis des théories du développement et de la croissance, 2) La mondialisation et le régionalisme africain, 3) Le Sénégal en quête d'un système économique performant es compétitif, 4) Le Sénégal à la recherche d'un système politique démocratique et 5) Deux interviews relatives aux Politiques d'Emergence et aux aspects de la Chine-Afrique. A travers ces divers thèmes, l'auteur a voulu comprendre, expliquer et donc construire une entretoise suggestive, pertinente sur des problématiques récentes. Cela appelle la mobilisation d'un référentiel théorique approprié, des méthodologies d'approche des questions, des stratégies et politiques économiques et même des instruments et techniques d'évaluation. Cet arsenal varié, le professeur Kassé l'a toujours apprécié au gré de ses propres convictions et certitudes d'économiste engagé en sachant d'expérience que pour vivre en mondialisation il faut la comprendre et que le développement n'est pas synonyme de croissance économique, c'est la croissance accompagnée de transformations structurelles appuyées par les IBW mais jamais sérieusement étudiées. Ces problématiques sont soulevées dans le contexte d'une mondialisation multipolaire construite sur des bases idéologiques fragiles et une praxis arrimée au modèle néoclassique, soubassement des politiques néo-libérales appliquées par des Institutions surannées et en panne d'idéologie et de stratégie. Elles tentent de jouer des rôles de médecin et de gendarme pour que l'économie et la croissance globalisées continuent de cheminer au profit de leurs plus puissants membres et au détriment des plus pauvres. Cet ouvrage s'appuie sur une expérience d'enseignant-chercheur de plus d'une soixantaine d'années de travail. Il se propose de secouer les cocotiers, les tètes pensantes, bref les élites politiques, administratives et intellectuelles somnolentes en les provoquant au débat pour qu'elles acceptent de dire des choses même contestables, pourvu que des questions vitales soient soulevées en vue d'aboutir à penser nos propres problèmes, avec nos propres têtes, pour trouver nos propres solutions, sans nous empêcher de lorgner sur les bonnes ardoises des autres.
Colin Roland ; Sène Pape ; Niasse Moustapha ; Kass
Résumé : L'histoire de la décolonisation demeure encore peu connue alors qu'elle affecte nombre de situations actuelles. C'est en particulier le cas de l'histoire du Sénégal. A la fin des années 50, le Sénégal était dirigé par Mamadou Dia, qui entreprit de créer un mode de gouvernance en rupture avec l'ordre colonial précédent. Il s'attachait ainsi à mettre en place une citoyenneté nouvelle, fondée sur l'éducation de tous, enracinée dans les valeurs profondes de la culture du peuple et visant à établir une démocratie participative originale, instaurant un développement endogène. Cette période fondatrice a été perturbée par des luttes politiques occultant le capital de développement participatif largement expérimenté et qui influença ailleurs les politiques de développement global (Forum de Porto Alegre). La Fondation Mamadou Dia a pour but de mettre en lumière cet héritage. Confronté à de graves crises de gouvernance, en quête d'une démocratie répondant aux exigences des peuples, le continent africain a plus que jamais besoin de se pencher sur les expériences passées. Cet ouvrage, qui présente des archives inédites et des témoignages des acteurs d'hier et d'aujourd'hui, se veut un outil à l'usage des décisionnaires. En présentant les termes constitutifs de stratégies et de pratiques, il permettra, à la lumière des acquis d'hier, de répondre aux défis du présent.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.