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Le cimetière de verre
Kasmaï Sorour
ACTES SUD
9,20 €
Épuisé
EAN :9782742791194
Dans "révolution" il y a rêve. Et pourtant, après l'euphorie de la nuit de la révolution, en 1979, les habitants deTéhéran ne reçurent finalement en partage que des trous noirs qui s'ouvrirent dès le lendemain dans les rues de la ville. Très vite, les personnages du Cimetière de verre - un traducteur, un ingénieur, un jeune lieutenant de l'ex-armée impériale... - se rendent compte qu'ils sont désormais dans l'impossibilité de rêver, que leurs espoirs finissent enfouis au fin fond des fosses d'une ville souterraine. Celle-là même que s'attache à reconstituer Mithra, archéologue mariée à un médecin légiste alcoolique, en enlevant couche après couche les pellicules de terre recouvrant les inscriptions des fragments de stèles de la Citadelle des Morts qu'elle a rassemblés. Le temps légendaire rejoint alors le temps historique, voire politique, celui de la révolution, de la guerre avec l'Irak et celui de Zoroastre...Tout à la fois métaphorique, prémonitoire, cocasse, tendre et impertinent, ce roman foisonnant explore l'identité iranienne de strate réaliste en strate poétique, pour mieux éclairer l'Iran contemporain.
Recueil de textes d'autrices iraniennes qui, en Iran ou ailleurs, prennent aujourd'hui position et rendent hommage au mouvement "Femme, Vie, Liberté", au soulèvement des femmes, à leur énergie, à leur courage. Les bénéfices seront reversés à Iran Human Rights.
Résumé : Téhéran. Après 2 764 jours passés en prison, un condamné à mort en sursis retourne à l'appartement où il a vécu avec sa femme et tente de reprendre le cours de son existence. Avide de recouvrer sa liberté, il est pourtant confronté à de multiples obstacles qui l'en empêchent : son statut d'Ennemi de Dieu, qui l'oblige à pointer chaque veille de vendredi au ministère des Renseignements, le sentiment d'être instrumentalisé par des clans antagonistes, mais aussi sa vie conjugale dévastée, ses remords dus aux délations qu'il a commises en prison afin d'assurer sa survie, enfin ses efforts désespérés pour se réhabiliter aux yeux de ses proches. Plongée saisissante dans l'univers implacable de la dictature iranienne, ce roman nous entraîne dans les méandres d'une société corrompue où le pouvoir cherche, au nom de la religion, à contrôler les citoyens sans toujours y parvenir, où les relations humaines sont soumises aux lois strictes de la charia, où les réseaux de contrebande et les services de renseignement se croisent et se superposent de façon inextricable... Amour, adultère, désir, passion équivalent alors à autant de transgressions passibles de mort. Pour échapper à l'horreur de cette gigantesque prison, le héros ne dispose que de son imagination. Survivre à la réalité ne devient possible qu'à travers le roman et la poésie... Seuls les mots et les métaphores sont capables de faire tomber les murailles de cet univers restitué par Sorour Kasmaï avec une puissance romanesque qui démontre aussi la force et la vitalité de la littérature face aux pires tyrannies.
Un sous-lieutenant à la retraite qui s'identifie à Napoléon Bonaparte, auquel il voue une admiration sans bornes, voilà le personnage le plus populaire de la littérature iranienne contemporaine. Plein d'humour et de perspicacité, ce roman culte enfin traduit en français n'épargne pas la société iranienne, qu'il donne à voir sous un jour original plein d'ironie.
Résumé : Dans " révolution ", il y a rêve. La nuit de la révolution, en 1979, tous les habitants de Téhéran furent invités à monter sur les toits pour scruter la lune, ce vieux pays des rêves de l'humanité. Mais après une nuit d'euphorie, ils ne reçurent en partage que des trous noirs qui s'ouvrirent dès le lendemain matin dans les rues de la ville. Et très vite, comme leurs compatriotes de chair et de sang, les personnages de Sorour Kasmaï se rendent compte qu'ils se retrouvent dans l'impossibilité de rêver, que leurs rêves finissent par s'enterrer au fin fond des fosses. A l'instar de ce traducteur, de cet ingénieur, de ce jeune lieutenant de l'ex-armée impériale ou même de ce Procureur-de-la-Sainte-Foi qui veut le triomphe du Bien sur le Mal dans une ville impie construite par Satan en personne. Une ville souterraine reconstituée au fur et à mesure que Mithra, l'héroïne, archéologue de son état, mariée à un médecin légiste alcoolique, enlève couche après couche, les pellicules de terre recouvrant les inscriptions des fragments des stèles de la Citadelle des Morts qu'elle a rassemblées. Le temps légendaire rejoint alors le temps historique, voire politique, celui de la révolution, de la guerre avec l'Irak et celui de Zoroastre. Au bout du compte, cette magnifique tentative littéraire réussit la gageure de rendre visible l'invisible dans ce pays où, une nuit, tout le monde a vu le visage de Khomeiny se dessiner sur l'astre mort. Ecrit par une moderne Shéhérazade, ce roman, tout à la fois réaliste et métaphorique, prémonitoire, tendre, impertinent, drolatique... est celui que, depuis vingt ans, on espérait, sans oser y croire, d'une voix iranienne.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.