Un second service de recettes gourmandes empreintes de nostalgie. Grâce à Nagare et sa fille Koishi, leurs clients peuvent déguster une nouvelle fois un plat ayant marqué leur histoire. Ainsi, ils peuvent faire le deuil d’une situation, d’une personne, d’une époque, et enfin aller de l’avant. Une lecture réconfortante, riche en découvertes culinaires et en sensations perdues. Il peut se lire indépendamment du 1er, néanmoins, je conseille la lecture dans l’ordre afin de la savourer pleinement.
Nous retrouvons vos plats. " Une mystérieuse publicité d'une ligne dans une revue culinaire, pas de numéro de téléphone ni d'adresse claire : ceux qui souhaitent se rendre au restaurant Kamogawa doivent compter sur un soupçon de magie pour arriver à bon port ! Seuls les habitués et les clients guidés par le destin trouvent leur chemin jusqu'à la petite bâtisse cachée dans les ruelles de Kyoto qui propose à ses convives de récréer les délicieux mets qui ont marqué leur vie. Yaki onigiri, bento au nori, donburi de tempura ou steak haché à la japonaise... pour chaque nouveau plat, Nagare Kamogawa et sa fille Koishi, enquêtent pour préparer des recettes depuis longtemps oubliées et proposent à leurs clients une plongée dans le goût inimitable du souvenir. Ces saveurs enfin retrouvées leur permettront-elles de fermer la porte aux regrets et de prendre un nouveau départ ?
Tokyo, le long d’une petite rivière, se cache le Café Marble : un lieu paisible, fait de tables en bois brut, et de quelques places au comptoir, à l’ombre des cerisiers. Ce havre de paix est le refuge de quelques habitués et du gérant qui accueille les clients avec bienveillance et discrétion. Un roman dont on ressort apaisé, ressourcé. La plume est sobre, épurée, délicate, et pudique. Un voyage au cœur de la culture japonaise, avec ses traditions, avec respect. Une oasis de bonheur, une lecture pleine de fraîcheur et de douceur.
Michel Schneider raconte Marilyn LES AMOURS DE MARILYN Cet amour, des millions de gens l'éprouvent encore soixante ans après sa disparition. Le secret de sa présence après tant de temps ? Marilyn est une sorte de miroir. Portrait d'une image brisée, Michel Schneider donne non pas la vérité de Marilyn Monroe mais éclaire d'un faisceau neufses vérités telles qu'elle les exprimaen mots et en maux, au cours de sa vie amoureuse et sexuelle. Cet éclairage se résume en un nom : amour. Celui qu'elle ressentait pour certains êtres, et pour les animaux. Celui qu'elle inspira à quelques-uns. Celui que Michel Schneider lui porte à travers le temps (exemples d'entrées : Amour, amants, amis animaux, livres, mère, Montand...).
Un roman bien-être teinté de surnaturel Du haut de ses 38 ans et d'une balance un peu trop généreuse à son goût, Alice illustre à la perfection le syndrome de l'imposteur. Nulle en tout, et en particulier dans son rôle de responsable marketing rongée par la timidité, de mère de famille débordée, et de femme délaissée par l'homme qui partage sa vie depuis... depuis quand au juste ? Ah oui ! La nuit des temps. Ses amis, sa collègue, et même son patron un brin charmeur... chacun y va de son conseil pour tenter de la sauver du naufrage. Elle s'initie au yoga, à l'hypnose, à la psycho-généalogie. Et pourquoi pas le théâtre ? Jusqu'où devra-t-elle aller pour se réconcilier avec elle-même ? Lui c'est Julien, le mari d'Alice. Il incarne le calme et la bienveillance même. Il est le papa poule de deux adorables fillettes. Le jour où il perd son travail, tout s'effondre, son enfance orpheline le rattrape, la dépression guette. Du canapé du salon sur lequel il échoue durant quelques semaines, il migre finalement vers celui de son meilleur copain. Le début d'une longue errance qui le mène chez un magnétiseur, dans des bars à la lumière tamisée, et jusque dans un monastère tibétain. Est-ce que la quête de soi peut se conjuguer avec le bonheur des autres ? Peut-on se dévorer du regard sans se dévorer tout court ? C'est tout le mal qu'on souhaite à ce couple d'aujourd'hui chahuté par la vie.
Résumé : A 17 ans, Aleisha travaille dans la petite bibliothèque de son quartier : un job d'été tranquille qui lui permet de reprendre son souffle loin de sa mère bipolaire. Elle, qui ne lit que très peu, s'y ennuie terriblement jusqu'au jour où elle découvre une mystérieuse liste de lecture en rangeant un exemplaire de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Intriguée, elle décide de se plonger dans tous les ouvrages de la liste pour pouvoir conseiller les usagers de la bibliothèque, dont un vieil homme isolé à la recherche des livres grâce auxquels il réussira à se rapprocher de sa petite-fille. Le début d'une émouvante histoire d'amitié intergénérationnelle construite sur le pouvoir thérapeutique et fédérateur de la littérature...
Japon, de nos jours. Quoi qu'on puisse souhaiter, aussi loin que l'on puisse aller, on reste ce qu'on est, voilà tout. La serveuse n'aurait même pas dû travailler ce soir-là. C'était son anniversaire, elle avait vingt ans, il pleuvait à verse, le directeur du restaurant était malade. Alors c'est elle, cette serveuse qui entrait dans ses vingt ans, qui était allée porter son repas au propriétaire du restaurant. Un vieil homme solitaire que personne n'a jamais vu. Un vieil homme qui, le jour de ses vingt ans, lui avait proposé de faire un voeu...
Pour la plupart, ces oeuvres ont pour arrière-plan une société urbaine, occidentalisante etpervertie. Tanizaki a même créé un genre, « le naomisme », du nom de l?héroïne émancipée,Naomi, qui a servi d?emblème à son époque. Toutes développent les thèmes de la sensualité, dela fascination pour le corps de la femme et l?art pervers de la séduction. L?homme ou la femme aux prises avec leurs passions ne connaissent plus de limite: le meurtre sans scrupule et sans remords s?inscrit dans leur logique intime et s?impose tout naturellement comme la meilleure issue au terme de jeux spéculatifs déchirants. Les passions mènent leur propre jeu, indifférentes à toute morale, à tout bon sens. On en voit l?aspect cocasse dans Le Chat, son maître et ses deux maîtresses où Tanizaki choisit une chatte comme objet d?adoration. Dans Shunkin, Tanizaki développe avec cruauté la passion contrariée d?une jeune fille d?une grande beauté devenue aveugle à 8 ans (Shunkin) et de son serviteur Sasuke, qui l?accompagne tous les jours chez son maître de musique où il retient fort bien l?enseignement destiné à sa seule maîtresse. Shunkin exerce tous les raffinements de la cruauté et de l?humiliation à son encontre jusqu?au moment où découvrant son talent pour le shamisen (un instrument de musique traditionnel), Shunkin lui enseigne tout ce qu?elle a appris. Jusqu?à la fin du roman, le lecteur restera incertain: qui a défiguré la si belle Shunkin à l?eau bouillante? rendant ainsi possible l?amour de Sasuke qui, pour être à la hauteur du sacrifice, se prive délibérément de la vue. Dans Un amour insensé, Tanizaki dévoile son projet en ouverture, dès les premières lignes: « Je me propose de raconter le plus honnêtement possible, sans rien déguiser, dans sa vérité nue, notre vie conjugale, dont le monde apparemment n?offre pas beaucoup d?autres exemples ».
Résumé : Deux enfants d'une douzaine d'années deviennent amis, non sans pudeur et timidité gardées. Solitaires l'un et l'autre, ils ont pour point commun d'avoir perdu l'un de leurs parents. Mais ils n'en parlent pas. Pourtant, au tournant de l'enfance, Hegatea et Mugi ressentent le besoin de nommer leurs émotions, de se lancer dans la transparence du langage pour circonscrire les vertiges de l'imaginaire. Car jusqu'alors, Mugi dessinait les événements de sa vie, tentait d'atteindre par la couleur et ses nuances les revers du vocabulaire ; et son amie Hegatea, passionnée de cinéma, rejouait devant lui avec une perfection glaçante certaines scènes dans lesquelles elle trouvait peut-être l'exact reflet de ses joies et de ses peines. Ainsi, de jour en jour, tous deux commencent à placer des mots sur les graves non-dits et les mensonges ordinaires des adultes. Dans ce quatrième livre traduit en français, Mieko Kawakami déploie encore davantage son propos sur le langage. Telle une passerelle vertigineuse entre le monde adulte et celui des adolescents, tel un voyage philosophique dans la forêt des mots, l'histoire de cette amitié est un bonheur de sensations qui soudain s'éclairent comme s'ouvre une porte sur la lumière.
Suivant l'apparition mystérieuse de manchots au coeur d'une ville japonaise, la vie d'un très jeune génie bascule à tout jamais. Son quotidien devient de plus en plus étrange : il rencontre une jeune femme qui a le pouvoir de transformer des objets inanimés en êtres vivants et tombe par hasard sur une grande sphère énigmatique dans une clairière isolée, que les manchots semblent détester. Ses recherches paraissent mener à une conclusion : l'apocalypse est proche, et la seule solution semble être de constituer une armée de manchots... Derrière un scénario farfelu se cache une oeuvre pleine de poésie, une dramédie intime et épique, philosophique et intrigante et un voyage initiatique haut en couleur au cours duquel les jeunes héros apprendront à grandir.