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Balzac, romancier du regard
Kashiwagi Takao
NIZET
32,00 €
Épuisé
EAN :9782707812681
Balzac regarde et raconte ; le choix de l'objet sur lequel tombent ses regards lui importe peu, il n'a que le souci de tout regarder et de tout dire" dit Zola dans Mes haines. Balzac est, de fait, le romancier du regard. Dans ce recueil d'articles écrits à la suite de la publication de La Trilogie des Célibataires d'Honoré de Balzac (Nizet, 1983), Takao Kashiwagi montre comment le regard des personnages l'emporte dans le déroulement du roman balzacien. Facino Cane voit de l'or malgré sa cécité tout comme Mme de Mortsauf, sur son lit de mort, voit venir Félix vers elle. Kashiwagi révèle l'importance de la vue dans l'écriture balzacienne en disséquant la description du quartier où se passe le drame de la Maison du chat-qui-pelote, celle du cimetière du Père-Lachaise d'où Eugène de Rastignac et Lucien de Rubempré regardent la capitale. Cette approche critique qui prend en compte l'inscription du regard dans la narration ouvre des perspectives stimulantes pour les études balzaciennes. Takao Kashiwagi, professeur de littérature française à l'Université d'Osaka depuis 1983, a publié, outre La Trilogie des Célibataires d'Honoré de Balzac (Nizet, 1983), deux études en japonais : Le chasseur des images - la vie et les oeuvres de Jules Renard (Rinsen-Books, 1999) et Déchiffrer l'énigme de La Comédie humaine (Chikuma-shobo, 2000). Il a édité également Equinoxe N° 19, numéro spécial pour le bicentenaire de la naissance de Balzac (Rinsen-Books, 2001).
Il est difficile, dans une oeuvre théâtrale aussi singulière que celle de Samuel Beckett, qui déjoue sans cesse les principes traditionnels du genre, de saisir tant les procédés formels sous-jacents que la logique structurelle d'ensemble. S'appuyant en partie sur les études générales des linguistes, mais forgeant en même temps ses propres outils conceptuels d'analyse, Betty Rojtman parvient à relever ce défi, sans jamais trouver refuge dans le jargon ou l'exposition absconse. Monde de la "vibration de surface" et du faux-semblant, le théâtre de Beckett est dépourvu, dans son statisme où pourtant "quelque chose se passe" (Fin de partie), de tout noeud dramatique résolvant les tensions de l'intrigue. Betty Rojtman a parfaitement su repérer ce qui se jouait sous l'apparente absurdité d'un théâtre en instabilité permanente, tel un système de thermodynamique. Et c'est précisément en recourant aux notions de "tension", de "force", que l'auteur parvient à résoudre la dialectique inertie/dynamisme innervant le théâtre de Beckett. Les tensions se dispersent sur plusieurs niveaux et plusieurs axes (verticalement et horizontalement), mais où vont-elles exactement ? Nulle part, conclut B. Rojtman : "elles ne conduisent à aucune paix, à aucune Terre Promise dont le rivage serait entrevu à l'horizon. . ".