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Bande à part
Karmitz Marin
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246488118
Pour l'essentiel, la vie de Marin Karmitz se confond avec la vie du cinéma. Acteurs, production, mise en scène, argent, enjeux - rien de ce qui fait la réalité du septième art ne lui est donc étranger. Et c'est à l'heure, précisément, où cet art - cette industrie ? - célèbre son premier siècle, qu'il a choisi, en professionnel, de se pencher sur son passé. Sur son avenir... Car le cinéma, c'est vraiment la passion, jalouse et définitive, de Marin Karmitz. Depuis son enfance d'émigré roumain jusqu'à ses triomphes à Cannes ou à Venise, depuis ses premiers films militants jusqu'à son rôle au sein du capitalisme audiovisuel, depuis ses complicités soixante-huitardes avec Beckett et Duras, jusqu'à son travail avec Kieslowski ou Chabrol, Bande à part raconte ainsi l'histoire d'un homme qui, au fil de cette longue passion, a tenté de rester fidèle à lui-même et aux valeurs de résistance qui inspirèrent ses combats. Aujourd'hui, le cinéma, le vrai cinéma, est un centenaire qui ne se porte pas si bien que ça, et il mérite quelques égards si l'on ne veut pas qu'il disparaisse, entre la télévision et un déluge d'images américaines. Dans ce livre autobiographique, Marin Karmitz veut prouver qu'on peut encore espérer. Et qu'il n'est pas déjà trop tard...
Résumé : " Il a eu la chance de connaître Rossellini, Beckett, Kieslowski, Duras, Kiarostami, Godard. Qu'a-t-il fait de cette chance ? Des films. Ils sont pour beaucoup d'entre eux le meilleur de la production de ces trente dernières années. J'ai interrogé Marin Karmitz sur son itinéraire. Il m'a livré un témoignage passionné où il raconte ses débuts de jeune juif roumain exilé en France avec toute sa famille en 1941, les hauts et les bas d'un métier où se croisent art et argent. Il évoque de manière parfois acérée de grandes figures du cinéma et brocarde le manque de courage et de vision des politiques, mettant en lumière l'âpreté de la guerre des images entre l'Amérique et l'Europe. Marin Karmitz, par ses choix et son engagement, au-delà du succès de MK2, a composé une ?uvre cinématographique unique. " Stéphane Paoli
Jones Julie ; Karmitz Marin ; Bernard-Jabel Paul ;
Découvrez l'album de l'exposition photographique "Corps à corps" au Centre Pompidou, un condensé de l'exposition en version bilingue ! Cette exposition propose une relecture de l'histoire de la photographie des XXème et XXIème siècles au travers le prisme de la représentation humaine. Elle fait dialoguer deux collections photographiques - celle, publique, du Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, et celle, privée, d'un collectionneur français, Marin Karmitz.
Résumé : Un trio d'amis animés de passions communes et adeptes du DIY (Do It Yourself) propose dans cet ouvrage de réaliser 18 objets et meubles dans l'esprit de la décoration industrielle, tendance actuellement très prisée. Avec 4 planches de bois, un tuyau de cuivre et un peu de peinture, vous personnaliserez aisément votre intérieur. L'Atelier déco, c'est aussi l'esprit récupération, ouvrez les yeux pour repérer palettes et autres planches abandonnées ! Les pas à pas sont clairs et s'accompagnent de schémas précis. Plus d'hésitation, lancez-vous pour avoir bientôt le plaisir de dire "C'est moi qui l'ai fait !".
Résumé : Enfant du XXe siècle, homme du XXe, Marin Karmitz incarne tout un pan de l'histoire européenne et française, dans le domaine culturel bien sûr, mais aussi politique. Né en Roumanie en 1938, il a connu le fascisme et le nazisme, et a dû fuir le communisme avec ses parents. Débarqué à Marseille en 1948, il n'a jamais quitté la France qui l'a adopté, et porte une dette à l'égard de cette terre d'accueil. Réalisateur, puis fondateur de la société de production et de distribution MK2, Marin Karmitz a mené une vie de combats et de projets qui l'ont mené des maoïstes dans la foulée de Mai 68 au Conseil de la création artistique mis en place par Nicolas Sarkozy, une expérience riche d'enseignements mais qui lui a valu des critiques acerbes d'une bonne partie du monde de la culture. C'est ce parcours unique qu'il retrace dans ce livre, témoignage à la fois personnel et historique d'un acteur majeur de la vie culturelle française à laquelle il a consacré toute son énergie.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".