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La mort était en Troie
Karasu Bilge ; Mascarou Alain ; Aktug Asli
KONTR
20,00 €
Épuisé
EAN :9782955970096
Premier livre de Bilge Karasu, publié en 1963, La mort était en Troie est un coup de maître où s'affirment dès l'abord les préoccupations intimes de son auteur et les bases de son esthétique. Cette oeuvre composite et fragmentée suit, de la jeunesse à l'âge adulte et de la localité côtière de Sankum à Istanbul, un groupe de personnages gravitant autour de la figure magnétique de Mügfk, garçon débordant de sensualité qui vit ses amours masculines dans la Turquie conservatrice des années 1950. Adoptant des points de vue multiples, ces nouvelles voyagent entre les lieux et les époques autant que d'un personnage à l'autre, tissant, sous l'oeil jaloux d'une mère possessive, les motifs d'une vie sentimentale guettée par la folie. Les amours de Müpfik se heurtent aux limitations d'amants moins libres que lui, ainsi qu'à l'ombre de présences féminines qui les entravent. Mais son homosexualité s'affirme, du début à la fin, entière, inentamable, et comme ayant juré de ne jamais se laisser vaincre par la mort et le cheval qui la convoie.
Résumé : Déterminée à obtenir la magilithe du dragon qui menace le royaume, Anis s'apprête à tout risquer pour tuer la redoutable créature... Euphie, elle, se tient prête à épauler celle qui l'a sauvée ! Les deux jeune femmes parviendront-elles à protéger leur royaume ?
Les poèmes de Mehmet Said Aydın, poète kurde dont la langue d'écriture est le turc, sont ancrés dans les lieux où il a vécu : Kızıltepe, dans la province de Mardin, à proximité de la frontière syrienne, mais aussi Ankara et Istanbul. Ce Jardin manqué est celui de son enfance dans cette plaine de Mardin, marquée dans les années 1980 et 1990 par les affrontements entre l'état turc et la guérilla kurde. De cette guerre peu de traces dans sa poésie, sinon par l'évocation d'amis ou de maîtres tués par la main de l'état. Mais beaucoup de la culture kurde, notamment de cette langue si longtemps interdite qui refleurit ici, dialoguant avec la langue dominante à travers musique, littérature et poésie. Questionnement au long cours du rapport au monde d'un jeune trentenaire riche de deux cultures qui s'affrontent et se nourrissent mutuellement.
Née en 1974 au Kurdistan irakien, la poétesse Choman Hardi est aussi une enseignante-chercheuse travaillant sur la question des inégalités du point de vue de l'intersectionnalité. Elle a trouvé refuge au Royaume-Uni en 1993 où elle a étudié dans les universités d'Oxford, de Londres et du Kent. Son ouvrage post-doctoral, Gendered Experiences of Genocide : Anfal Survivors in Kurdistan-Iraq (Routledge, 2011), a été nommé "UK Core Title" par le Yankee Book Peddler. Depuis 2010, des poèmes de son premier recueil en anglais, Life for us (Bloodaxe, 2004) sont étudiés dans l'enseignement secondaire. Son second recueil, Considering the women (Bloodaxe, 2015), a été nominé par la Poetry Book Society et sélectionné pour le Forward Prize for Best Collection. Sa traduction de Butterfly Valley de Sherko Beka a reçu le prix PEN translation.
La poésie de Cihat Duman, où se mêlent joyeusement absurde et hyper-réalisme, prend le pouls d'une Turquie contemporaine où la révolte du parc Gezi se révéla à la fois un tournant et un point de non-retour dans l'avancée de l'autoritarisme. Dans les failles d'une expression avoisinant la folie se lit aussi, et peut-être surtout, la contemporanéité des tragédies vécues par les Kurdes de Turquie. La poésie de Cihat Duman, où se mêlent joyeusement absurde et hyper-réalisme, prend le pouls d'une Turquie contemporaine où la révolte du parc Gezi se révéla à la fois un tournant et un point de non-retour dans l'avancée de l'autoritarisme. Dans les failles d'une expression avoisinant la folie se lit aussi, et peut-être surtout, la contemporanéité des tragédies vécues par les Kurdes de Turquie.
Les microfictions de Murathan Mungan n'ont rien à envier au plus dense des romans. Chacun de ces très courts récits contient une, voire plusieurs vies, une ou plusieurs expériences qu'il nous est donné d'apercevoir à la faveur d'un craquement d'allumette et de partager le temps de sa consomption. Signaux de fumée ou instantanés pris sur le vif, elles nous interrogent sur ce qui fait une histoire, sur ce qui fait qu'elle nous interpelle et nous investit plus ou moins intensément et pour plus ou moins longtemps, sur le pouvoir du récit et, en nos temps où l'on communique en messages de plus en plus brefs et virtuels, sur l'art même de la fiction.