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L'inde de demain
Kapur Akash
ALBIN MICHEL
28,05 €
Épuisé
EAN :9782226256829
Extrait AVANT-PROPOS À L'ÉDITION FRANÇAISE L'Inde dans laquelle j'ai entamé la rédaction de ce livre était très différente de l'Inde d'aujourd'hui. Lorsque j'ai conçu ce récit pour rendre compte du spectaculaire processus de transformation qui s'y opérait, le pays était d'humeur joyeuse. Et même : il exultait. Depuis peu, il avait enfin tourné le dos à plusieurs décennies d'apathie économique et de langueur des esprits. Il enregistrait une des plus fortes croissances économiques de la planète. Nous étions sur une pente ascendante, affirmaient nos responsables politiques, qui devait inévitablement nous mener à l'état de «superpuissance économique». À travers tout le sous-continent, les gens avaient confiance en l'avenir et se sentaient invités dans l'ascenseur social. Les médias multipliaient les slogans optimistes, vantant le «rayonnement» de l'Inde, sinon son «avènement». Les villes se remplissaient de voitures neuves, d'immeubles de bureaux pimpants. En deux ans seulement, les rues de Pondichéry, la ville de mon enfance, s'étaient métamorphosées : ce petit coin perdu, somnolent, de l'Inde du Sud devenait un centre touristique et culturel prospère. Bon nombre de ses majestueuses villas coloniales françaises étaient reconverties en boutiques et en hôtels branchés (et souvent prétentieux). Les champs et les vergers des environs disparaissaient sous les projets de complexes résidentiels et d'écoles privées. Quelques années plus tard, l'ambiance a indiscutablement changé. L'Inde est bien moins sûre d'elle. Avec le recul on comprend que son optimisme était prématuré, son exubérance superficielle. Durant toute la période où le pays a enregistré une croissance à deux chiffres, où l'argent et les compagnies étrangères ont afflué, une sorte de cancer couvait sous la surface. Aujourd'hui, ce cancer se révèle aux yeux de tous. L'Inde est confrontée à une crise que même ses promoteurs les plus enjoués, ou les plus fanatiques, ne peuvent plus nier. La corruption atteint de nouveaux sommets, l'État est de moins en moins capable de maintenir l'ordre, l'environnement est horriblement menacé - terrassé par deux décennies d'idéologie de la croissance économique aux dépens de toute autre considération. Même l'économie, après avoir si bien et si longtemps prospéré malgré les nombreux problèmes structurels du pays, chancelle : le taux de croissance a chuté de moitié par rapport à sa valeur de 2005-2006 et les déficits sont insoutenables. Au moment où j'écris cette préface, l'Inde se dirige vers de nouvelles élections législatives. Tout scrutin national est un événement monumental, dans ce pays, mais certains indicateurs donnent à penser que les élections de 2014 pourraient prendre une signification particulière. En effet, elles devraient contribuer à pousser l'Inde à réagir d'une façon ou d'une autre à la crise actuelle - et partant, définir l'avenir de cette nation pour plusieurs décennies. Dans les médias nationaux comme internationaux, on fait grand cas du choix inhabituellement clair qui s'offre aux électeurs. La différence est frappante, c'est vrai, entre le parti du Congrès au pouvoir depuis 2004, aujourd'hui dirigé par Rahul Gandhi, et l'opposition incarnée par le parti Bharatiya Janata dont le leader, Narendra Modi, est chef du gouvernement de l'État du Gujarat. Pour l'électeur, affirment les journalistes, il s'agit de choisir entre la jeunesse et l'expérience, entre la laïcité et le nationalisme hindou. Un autre clivage, moins commenté mais peut-être plus important encore, existe cependant entre les candidats : les prochaines élections sont susceptibles d'accoucher de deux systèmes de développement très différents. (...)
L'artisanat textile indien, immergé dans la tradition, est l'héritage vivant d'un passé glorieux. Les années quatre-vingt ont assisté à la renaissance de techniques anciennes en passe de tomber dans l'oubli. Une promotion exceptionnelle des textiles du sous-continent s'ensuivit, aux plans local et international. Chaînes et trames subirent une transformation; elles s'assortirent de nouveaux modes de tissage, et cette hybridation réussit à "faire du neuf avec de l'ancien". Les cent quarante spécimens textiles exceptionnels représentés dans ce livre ont été sélectionnés sur un ensemble de mille cinq cents, commandés expressément auprès de maîtres tisserands et artisans du pays tout entier au cours de la même décennie. Riches d'un vaste vocabulaire iconographique, d'une technicité splendide et d'une très grande beauté, ces textiles, présentés à l'occasion des expositions Visvakarma, ne comptent aucun précédent ni rival contemporain. Leur classification en fonction de la technique utilisée (peinture au pigment, peinture au colorant, impressions et tissages) recoupe celle des différentes régions productrices d'artisanat textile. L'héritage historique, les sources d'inspiration, les accomplissements et les insuccès de chaque catégorie sont résumés au fil de "conversations" analytiques, menées à bâtons rompus. Fruit du travail de sommités de la technologie textile, ce livre sera une mine d'or, pour le connaisseur comme pour le professionnel.
Après s'être sentis déconnectés pendant si longtemps mon esprit et mon corps finissent par se retrouver - home body Après ses best-sellers lait et miel et le soleil et ses fleurs, rupi kaur revient avec un troisième recueil de poésie. A la fois sombre et lumineux, home body célèbre l'acceptation de soi, le corps, la féminité, et délivre un message d'amour et d'espoir en ces temps troublés.
Construit autour de courts poèmes en prose, Lait et Miel parle de survie. De l'expérience de la violence, des abus sexuels, de l'amour, de la perte et de la féminité. Le recueil comprend quatre chapitres, et chacun obéit à une motivation différente, traite une souffrance différente, guérit une peine différente. Lait et Miel convie les lecteurs à un voyage à travers les moments les plus amers de l'existence, mais y trouve de la douceur, parce qu'il y a de la douceur partout si l'on sait regarder.
Fondé en 1920 par le ministre des Colonies Albert Sarraut et pré-datant les grands ouvrages de théorie et d'histoire de la littérature coloniale de Marius-Ary Leblond, Roland Lebel ou Eugène Pujarniscle, le Grand Prix de littérature coloniale (1921-1938) est le laboratoire où la doctrine et la politique de la littérature coloniale française s'élaborent. Attribué par un jury réunissant les écrivains "coloniaux" de tous bords - de Claude Farrère et Myriam Harry à Pierre Mille et Louis Bertrand - et quelques activistes et fonctionnaires coloniaux, le Grand Prix devient également l'objet autour duquel se cristallisent des débats, souvent échauffés, sur la définition de la littérature coloniale et son rôle social, sur les stratégies propagandistes et publicitaires à employer pour la faire connaître, ou encore les moyens les plus appropriés de sa diffusion à travers l'Empire. Disséminés dans la presse et réunis pour la première fois au sein de ces volumes, les procès-verbaux des délibérations publiés par des membres du jury ainsi que les réactions et commentaires que suscite le choix de tel lauréat nous présentent la littérature coloniale fabriquée et consacrée par son Grand Prix comme un creuset de tensions et une source de controverses. Les questionnements et les doutes collectifs qui les provoquent nous tracent, en fin de compte, les cheminements de la quête identitaire d'un Empire colonial français récemment constitué.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
A l'An Mil romantique, antithèse apocalyptique de la Renaissance, l'école historique française oppose un An Mil appelé à devenir classique : tournant majeur où s'opère, dans l'attente de la fin du monde, le passage d'une religion rituelle et liturgique à un christianisme d'action. Richer, Gerbert, Helgaud, Adémar de Chabannes et Raoul Glaber ne sont ici traités qu'en témoins d'une conversion psychologique et mentale. De Charlemagne et Cluny aux pèlerins de Saint-Jacques et du Saint-Sépulcre, aux croisés bientôt : temps d'espoir et de crainte, millénaire de l'incarnation que les contemporains vécurent comme la promesse d'une nouvelle Alliance, un nouveau printemps du monde.
Résumé : Vous en rêviez ? Voici enfin le Grand Bêtisier de l'Histoire de France dans sa version illustrée ! Paré de ses plus beaux atours, magnifiquement enrichi de gravures anciennes, de peintures précieuses et de portraits étonnants, il vous invite à parcourir notre histoire et à en explorer les coulisses d'un oeil nouveau et toujours impertinent ! Quelques bêtises illustrées parmi tant d'autres... Une délicate enluminure représentant Jeanne d'Arc lâchement abandonnée par Charles VII. Une élégante miniature figurant la splendide abbaye de Cluny avant sa destruction à la Révolution. Un majestueux portrait illustrant l'orgueil ruineux du Roi-Soleil. Un impressionnant tableau révélant l'absence du maréchal Grouchy à Waterloo pour cause de tarte aux fraises. Une illustration criante de l'uniforme du poilu et de son pantalon rouge qui en fait une cible facile. Une affiche percutante de Mai 68 dénonçant le pouvoir du général de Gaulle. Une photographie de Nicolas Sarkozy sortant du Fouquet's le jour de son élection à la présidence de la République... Si l'erreur est humaine, la bêtise, elle, ne connaît aucune limite ! Petites erreurs ou grosses âneries, péchés mignons, bourdes involontaires ou entêtements dramatiques, plongez dans la petite comme dans la grande Histoire de France avec ceux qui en ont écrit les pages. Truffé d'anecdotes insolites, le Grand Bêtisier illustré de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et décalée. Une anthologie impressionnante à offrir ou à s'offrir pour voir l'Histoire sous un autre angle !
Résumé : Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu'on appelait autrefois les "Grandes Découvertes". Les dates "canoniques", revisitées à l'aune d'une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates "décalées" qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. ll est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et "entrée dans la modernité", en réserve le privilège et le bénéfice à l'Europe, et, pour ce faire, de documenter d'autres voyages au long cours extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d'une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu'il faut beaucoup d'illusions, et plus encore d'intérêts, pour faire un "rêve", et que Christophe Colomb n'aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón. Il s'agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d'inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l'histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d'assistants et d'auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que seraient Magellan sans le Malais Enrique ou Cortés sans la Malinche ? ) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s'il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants. Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l'Europe qui se dévoilent au fil des 90 récits d'aventures proposés par 80 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions.
Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire. De l'imprudence d'un druide aux écarts de nos récents chefs d'Etat, du plus obscur ministre au plus mauvais stratège, que l'on soit puissant ou anonyme, homme ou femme, la bêtise semble bien être la chose la mieux partagée du monde ! Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.