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Sur le droit de mentir. Suivi de Théorie et pratique
Kant Emmanuel ; Bories Eric ; Robilliard Stéphane
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204130837
Mentir peut-il devenir un droit ? Nos principes ont-ils une valeur pratique ? Que signifie avoir des droits ? Quelle justice peut-on attendre des rapports sociaux ? Les deux textes dont nous proposons une traduction rajeunie et une explication détaillée révèlent un Kant en débat avec ses contemporains et en phase avec l'aspiration républicaine née de la Révolution française. Un penseur moins préoccupé de théorie pure qu'attentif à montrer comment, en morale comme en politique, on ne peut affronter le cynisme ou l'opportunisme que si l'on a soigneusement instruit les valeurs qu'on entend maintenir. Sa réflexion rejoint l'individu engagé dans un choix moral compliqué, ou hésitant sur ses motivations pratiques, confronté à l'inégalité sociale ou inquiet du destin de l'humanité. En nous proposant une esquisse philosophique, c'est-à-dire problématique, de ce que serait une vie juste, Kant nous invite à penser l'idéal social dont nous avons besoin.
Une collection complète. Plus de trente titres répartis sur quatre périodes: Antiquité, Moyen Age et Renaissance (Ve - XVIe siècles), période moderne (XVIIe - XIXe siècles), période contemporaine (XXe siècles). Les auteurs et les textes essentiels. Un concept pédagogique efficace. Une oeuvre commentée par un spécialiste. Un dossier autour de l'?uvre: biographie de l'auteur, mise en perspective historique, résumé-guide de lecture, Un dossier pédagogique, problématiques essentielles, étude des concepts-clés, les grandes thèses, recueil de textes critiques sur l'?uvre.
Résumé : " La raison humaine a cette destinée particulière, dans un genre de ses connaissances, d'être accablée de questions qu'elle ne peut écarter ; car elles lui sont proposées par la nature de la raison elle-même, mais elle ne peut non plus y répondre, car elles dépassent tout pouvoir de la raison humaine. Ce n'est pas de sa faute si elle tombe dans cet embarras. Elle part de principes dont l'usage est inévitable dans le cours de l'expérience, et en même temps suffisamment garanti par elle. Avec leur aide, elle s'élève toujours plus haut (comme le comporte aussi bien sa nature) vers des conditions plus éloignées. Mais, s'apercevant que, de cette manière, son ?uvre doit toujours rester inachevée, puisque les questions ne cessent jamais, elle se voit contrainte de se réfugier dans des principes qui dépassent tout usage possible d'expérience, et qui pourtant paraissent si peu suspects que la raison humaine commune elle-même se trouve en accord avec eux. Mais, par-là, elle se précipite dans l'obscurité et des contradictions, d'où elle peut certes conclure que cela doit tenir à des erreurs cachées quelque part, mais sans pouvoir les découvrir, parce que les principes dont elle se sert, comme ils vont au-delà de limites de toute expérience, ne connaissent plus désormais de pierre de touche prise à l'expérience. Le champ de bataille de ces combats sans fin, voilà ce qu'on nomme Métaphysique. "
La science moderne a chassé de la nature la moindre cause finale. La nature mécaniste de Galilée ou de Descartes n'a plus aucune intention, ni aucun plan caché. Les causes des phénomènes sont devenues strictement matérielles. L'homme peut-il se contenter d'une représentation mécaniste de l'univers ? Dans sa Critique de la faculté de juger (1790), Kant énonce les conditions sous lesquelles la nature peut encore se prêter au jugement finaliste. Ainsi, dans l'expérience esthétique, tout se passe comme si la belle forme venait au devant de l'imagination du sujet qui la contemple, comme si elle avait été produite par son imagination. Dans l'explication du vivant également, la raison ne peut s'empêcher de poser l'unité de fonctionnement de l'organisme comme la fin de l'activité de chaque organe. Dans les deux cas, le finalisme cesse d'être un raisonnement scientifique et devient une simple manière de penser l'expérience. L'irréductibilité de ce mode de pensée témoigne du fait que l'homme, en tant que sujet moral, ne peut faire abstraction, même dans la considération de la nature, d'une interrogation sur les fins. --Paul Klein
Dans un célèbre article de 1784 où Kant répondait à la question: « Qu'est-ce que ?les Lumières?? », il se pencha sur ce que fut en Allemagne le « siècle des Lumières ». Ce mouvement manifestait, selon lui, la volonté de l'homme de quitter son « enfance intellectuelle » pour conquérir la liberté dans l'usage de la raison ? ce qu'il résuma par la formule empruntée au poète latin Horace Sapere aude, « Ose penser par toi-même ».
Du Contrat social - Écrits politiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de François Bouchardy, Jean-Daniel Candaux, Robert Derathé, Jean Fabre, Jean Starobinski et Sven Stelling-Michaud.
Résumé : " La raison humaine a cette destinée particulière, dans un genre de ses connaissances, d'être accablée de questions qu'elle ne peut écarter ; car elles lui sont proposées par la nature de la raison elle-même, mais elle ne peut non plus y répondre, car elles dépassent tout pouvoir de la raison humaine. Ce n'est pas de sa faute si elle tombe dans cet embarras. Elle part de principes dont l'usage est inévitable dans le cours de l'expérience, et en même temps suffisamment garanti par elle. Avec leur aide, elle s'élève toujours plus haut (comme le comporte aussi bien sa nature) vers des conditions plus éloignées. Mais, s'apercevant que, de cette manière, son ?uvre doit toujours rester inachevée, puisque les questions ne cessent jamais, elle se voit contrainte de se réfugier dans des principes qui dépassent tout usage possible d'expérience, et qui pourtant paraissent si peu suspects que la raison humaine commune elle-même se trouve en accord avec eux. Mais, par-là, elle se précipite dans l'obscurité et des contradictions, d'où elle peut certes conclure que cela doit tenir à des erreurs cachées quelque part, mais sans pouvoir les découvrir, parce que les principes dont elle se sert, comme ils vont au-delà de limites de toute expérience, ne connaissent plus désormais de pierre de touche prise à l'expérience. Le champ de bataille de ces combats sans fin, voilà ce qu'on nomme Métaphysique. "
«Je me suis moins proposé de t'instruire que de t'exercer.» L'aveu liminaire des Pensées sur l'interprétation de la nature dévoile en partie le projet philosophique de Diderot, en même temps que sa relation au lecteur. Son propos n'est pas d'ordonner le monde, mais d'en refléter le caractère ondoyant, insaisissable. Si le réel, «cet immense océan de matière» où les formes apparaissent et se défont sans cesse, échappe à l'emprise de la raison, alors il faut, pour l'approcher au plus près, inventer une écriture capable de saisir la diversité de l'être. Diderot écarte l'idée même d'un savoir achevé, qui impliquerait l'existence d'un entendement divin. Il récuse tour à tour l'abstraction métaphysique et la philosophie rationnelle, qui méconnaît la sensation. Sa démarche est fondée sur l'observation des faits et l'enchaînement des conjectures. Vouée à l'incertitude, elle n'en poursuit pas moins sa quête interminable : elle «ne sait ni ce qui lui viendra, ni ce qui ne lui viendra pas de son travail ; mais elle travaille sans relâche». Le sens se dérobe sous «la multitude infinie des phénomènes de la nature». Comprendre, c'est encore interpréter. Le sujet lui-même se démultiplie - «naître, vivre et penser, c'est changer de forme» -, au point de disparaître - «Je suis transparent», déclare le Philosophe à la Maréchale - sous la superposition des discours : traductions, lettres, essais, dialogues, réfutations... Pas plus que Diderot ne se reconnaît dans son portrait par Van Loo, les