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MA VIE EN AMERIQUE
KANIUK YORAM
FAYARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782213624129
Après avoir fait la guerre de 1948, Yoram Kaniuk, âgé de dix-neuf ans, quitte Israël, vit un an à Paris, puis débarque à New York, sans un sous en poche. Il passe dix années au c?ur de l'ébullition new-yorkaise, dix années qui se terminent par un double deuil, celui d'un vieil ami et celui de sa carrière de peintre - mais aussi par deux naissances, celle de sa première fille et celle de sa vocation d'écrivain.Avec nostalgie, mais sans complaisance, par touches colorées, il brosse ici le portrait du jeune homme qu'il était, impétueux et timide, ironique et amoureux, vivant de toutes sortes de métiers, s'embarquant dans les plus folles aventures au gré de rencontres avec des personnalités comme Marlon Brando, Stanley Kubrick, Ginger Rogers à qui il vole une valse en se faisant passer pour un Russe rescapé de quelque goulag soviétique, James Dean, qui pendant deux semaines, tous les matins, lui apporte des croissants et s'installe dans son atelier pour le regarder peindre, Frank Sinatra, pour qui il fait la "claque" à un moment où sa carrière flanche, Robert de Niro père, peintre d'origine italienne qui l'emmène dans les restaurants des "parrains", Sans oublier les grandes figures du jazz Charlie Parker et Billie Holiday, qui deviendront ses amis. Au rythme d'une longue improvisation de jazz, c'est tout un pan de l'Amérique des années cinquante qui nous est ainsi restitué.
Né en 1930 à Tel-Aviv, Yoram Kaniuk est peintre, journaliste et écrivain. Après avoir participé à la guerre d?Indépendance d?Israël, en 1948, il est parti vivre à New York. De retour en Israël en 1962, il commence à publier romans et nouvelles. Traduites en quatorze langues, ses ?uvres ont été couronnées de nombreux prix. En France, Il commanda l?Exodus a reçu le prix Méditerranée (2000) et Le Dernier Juif a été récompensé par le Prix littéraire de la Fondation France Israël (2010).
Récit traduit de l'hébreu par: Laurence Sendrowicz Après une opération chirurgicale réussie, Yoram Kaniuk est soudain tombé dans le coma, où il est resté pendant plusieurs semaines. De ce voyage inerte, l?écrivain rapporte un texte incisif, écrit d?un jet semble-t-il, où le lecteur retrouve les héros qui ont peuplé ses précédents livres (notamment le Dernier Juif) mais dans la version qu?en donne à présent l?homme âgé qu?est devenu leur auteur. Que reste-t-il lorsque l?on a perdu toute dignité physique mais qu?on est là et bien là, comment se supporter lorsque tout se déglingue? Kaniuk, dont les yeux ne cessent de briller de malice et d?intelligence, se peint sans concession, touche à l?intime en évitant tout voyeurisme malsain, et narre des situations tellement cocasses que, bien souvent, c?est le rire qui l?emporte. L?Israël d?aujourd?hui n?est pas le pays dont il avait rêvé et tout ce livre est aussi, en arrière-plan, un hymne aux déçus, sans amertume, avec seulement de la tristesse. Un livre où Kaniuk distille le meilleur de lui-même.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers de juifs rescapés du Génocide, rejetés de toutes parts, s'entassèrent dans des bateaux de fortune et quittèrent l'Europe pour se diriger vers la seule terre qui semblait leur offrir un futur: la Palestine, sous mandat britannique et qui leur était officiellement interdite. Un jeune homme de vingt-sept ans originaire de Jérusalem, Yossi Harel, assuma la responsabilité de commander, avec une audace frôlant l'inconscience, quatre de ces bâtiments, parmi lesquels le tristement célèbre Exodus. Il organisa l'aménagement de ces véritables épaves, négocia l'acheminement des réfugiés qui devaient parfois traverser plusieurs frontières avant d'atteindre les ports de départ, supervisa les embarquements, veilla à maintenir le moral des passagers en dépit des conditions déplorables auxquelles ils étaient soumis, allant jusqu'à créer à bord des comités culturels et un orchestre - avec toujours le même dilemme: jusqu'à quel point s'opposer aux Britanniques pour ne pas risquer de transformer ces survivants en chair à canon? Yoram Kaniuk, auditeur privilégié de Yossi Harel, nous raconte l'histoire de cet homme hors du commun. Document exceptionnel dans la mesure où Yossi Harel, aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans, n'avait jusqu'ici jamais accepté de se livrer, ce récit est aussi celui de ces hommes, de ces femmes, et surtout de ces enfants qui ont constitué l'"immigration parallèle ou clandestine" et dont l'épopée contribua à la fondation de l'Etat d'Israël.
Né en 1930 à Tel-Aviv, Yoram Kaniuk a participé à la guerre d'Indépendance de 1948. De 1951 à 1961, il a vécu à New York. Peintre, journaliste, il a commencé à publier des romans et des nouvelles en 1962. Ses ?uvres sont traduites en quatorze langues. Chez Fayard sont paru: Comme chiens et chats, Mes Chers Disparus, Encore une histoire d'amour et Il commanda l'Exodus
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--