Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Regard sur... Napoléon et la caricature. Autour de la descente en Angleterre
Kandot Elikya ; Dupuy Pascal ; Todorov Nicola ; Ca
INVENIT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782376800231
Autour d'une oeuvre phare ou d'un ensemble inexploré la collection Regard sur... propose une immersion dans les richesses du Musée de Boulogne-sur-Mer. C'est à la foisonnante production de caricatures suscitée par l'Empire que ce nouveau titre est consacré. Premier acteur de la construction de sa légende, Napoléon est très conscient du rôle des images : idéalisées ou à charge, elles prennent une place centrale dans la bataille des idées et, au-delà, s'ancrent durablement dans l'imaginaire et les mémoires. L'Empereur a inspiré et s'est entouré des plus grands artistes de son temps, donnant lieu à une riche iconographie officielle. Sur l'autre rive de la Manche, le dessin satirique britannique fleurit et cristallise l'appréhension des idées révolutionnaires. Le projet d'invasion de l'Angleterre par Napoléon donne naissance à une abondante production iconographique qui met en avant les confrontations politiques mais aussi idéologiques de part et d'autre du détroit ; la satire constituant une puissante arme de propagande visant à railler l'ennemi.
Avec Ismaël de Virginie-Demont Breton (1859-1935), c'est à une des rares artistes femmes présentes dans les collections qu'est consacré ce premier titre. Le parcours de celle-ci, particulièrement notable pour la reconnaissance de ses consoeurs à la tête de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, en fait une figure marquante et encore trop méconnue de l'histoire des arts du XIXe siècle en France. Oeuvre peinte en 1895, Ismaël permet d'évoquer l'engagement de l'artiste pour " la femme dans l'art ", les recherches orientalistes développées à la suite de sa découverte de l'Afrique du Nord et plus largement encore la fascination qu'a exercé le voyage en Orient sur nombre d'artistes du XIXe siècle.
La folie implique la rupture avec le quotidien, l'évasion qui assure la primauté de l'imagination, le défi à la raison sèche réputée contraignante au profit d'une pensée par libres associations. La Marque du Fou affecte-t-elle l'écriture en vers libres à plusieurs titres déraisonnable ? Cette aspiration vers un absolu marquerait de son sceau l'auteur, au risque d'être transmise au lecteur ; c'est bien ce que souhaite Bourra Mam Kandet épris d'idéal, soucieux de faire partager sa passion. Le fou renvoie dans le texte au poète. Il désigne entre autres celui qui, fou de poésie — ou de sons et de percussions, de musique —, se sait épris d'un objectif irréalisable qu'il remet lui-même en cause : "mon rire fou" (Chant. II).Ce
Pourquoi encore un livre-de-masques ? L'essentiel sur le sujet est répété à l'envi dans toutes les préfaces de livres-de-masques : A savoir que le masque masque et démasque, que sa fonction est de cacher (le porteur religieux, comédien ou carnavaleux) et de révéler (le dieu, le personnage, la figure de fantaisie). On y ajoute parfois une autre fonction : la fascination voire la sidération du spectateur. Autre antienne : le masque est universel. Pour développer, illustrer, préciser ces idées, il existe des centaines de livres, catalogues, études sur les masques (Loi du marché rentable des salles de ventes oblige). Mais lesquels ? Les masques africains (depuis le cubisme), océaniens et amérindiens (depuis le surréalisme), himalayens depuis peu, ...on peut ainsi compter plus de 27 publications disponibles sur les masques dogons et 51 sur les masques tibétains. La moindre tradition y est recensée, décrite, expliquée, prête à vendre. Il y a moins d'intérêt (pour le moment, mais cela commence) pour les traditions européennes, les splendeurs de Roumanie ou de l'arc alpin. Pourquoi cette tache aveugle ? C'est à celle-ci que ce livre veut répondre.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.