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Personnages pour violon et orchestre
Kambanellis Iakovos ; Zervas Hélène ; Màrkaris Pet
ESPACE INSTANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782375720509
Personnages pour violon et orchestre se compose de quatre actes constituant chacun une courte pièce. Kambanèllis voulait dans cette oeuvre donner la parole à "ceux qui nous entourent, les autres nous-mêmes" . Ecrite en 1976, dans un pays qui sort à peine d'une dictature militaire de sept ans, la pièce présente des personnages à la fois artisans et victimes de leur destin. Que ce soit dans La femme et l'égaré, où deux policiers font irruption tôt le matin dans une maison modeste pour arrêter le fils de la famille et où, voulant protéger son fils, la seule joie qui lui reste, la femme aura raison de l'agent-chef dans leur affrontement verbal ; ou dans le Panégyrique, où le maire d'une petite ville, pendant ce qui devait être le grand jour de sa vie, sera ridiculisé et ses rêves anéantis ; ou dans L'homme fidèle, ou encore dans L'homme encadré avec son protagoniste petit-bourgeois opportuniste qui ne se mouille jamais et pour qui c'est toujours la faute des autres, c'est en réalité toute la société grecque que la pièce met en scène. Connu en France pour son récit Mauthausen (Albin Michel ; prix du livre étranger France Inter/Le Point 2020), Iàkovos Kambanèllis (1922-2011) est célèbre en Grèce avant tout pour ses pièces de théâtre et ses poèmes. Les seconds ont notamment été mis en musique par Mìkis Theodoràkis. Les premières ont été mises en scène par les plus grands, comme Kàrolos Koun. Très marqué par son expérience vécue dans un camp de concentration en Allemagne, Kambanèllis a su sublimer les épreuves pour en tirer une oeuvre saisissante de beauté, de poésie et d'émotion.
Palmarès Les 100 livres de l'année 2020 - Lire-Magazine Littéraire "C'est Mauthausen qui m'a défini comme homme, je suis encore un homme du camp". Iakovos Kambanellis (1922-2011), écrivain, dramaturge, et souvent considéré comme le père du théâtre grec contemporain, a été déporté à Mauthausen de 1943 à 1945. Le récit de ses années de camp et des mois qui ont suivi sa libération en mai 1945 par les Américains est paru en Grèce en 1963, la même année que La Trêve de Primo Levi en Italie et Le Grand Voyage de Jorge Semprun en France. Par son réalisme, sa narration vive et précise, Mauthausen est un tableau hallucinant où alternent les tragiques années de camp, les souffrances endurées, l'inhumanité, la logique infernale des SS, et les mois d'après la libération dans le chaos d'un monde disloqué où tout est joie, espoir et stupéfaction de réapprendre simplement à vivre. Témoignant autant de l'expérience personnelle de l'auteur que de celle de ses codétenus, mêlant le malheur et la folie, le grotesque et l'absurde, Eros et Thanatos, Mauthausen laisse au lecteur une intense impression d'humanité tant il exprime une expérience aux limites de l'indicible, métamorphosée en chant de résistance et de vie exceptionnel.
Athènes, années 1950. La capitale grecque n'est pas encore hérissée d'immeubles. Les gens vivent dans des maisonnettes, serrées autour de préaux. Dans l'un d'eux s'agite le petit monde de La Cour des miracles. Ici, un couple n'arrête pas se disputer pour mieux s'aimer à nouveau ; là, une fille s'imagine faire carrière au cinéma ; untel, à gauche, fait des pieds et des mains pour émigrer en Australie où, croit-il, la vie sera enfin plus belle ; tel autre, à droite, est possédé par le démon du jeu ; sur une terrasse, un vieillard philosophe tisse des songeries poétiques... Les destins se croisent et se décroisent autour de la cour. C'est la classe ouvrière qui se démène, celle qui, plus tard, s'enrichira peut-être ou qui, au contraire, fera naufrage. Ca rit, ça pleure, ça se dispute, ça crie, ça s'énerve et ça danse. Car la vie grouille, dans cette cour : on y souffre et on y rêve. La Cour des miracles : un condensé de Grèce. Un vivier d'humanité.
Palmarès Les 100 livres de l'année 2020 - Lire-Magazine Littéraire« C'est Mauthausen qui m'a défini comme homme, je suis encore un homme du camp. »Iakovos Kambanellis (1922-2011), écrivain, dramaturge, et souvent considéré comme le père du théâtre grec contemporain, a été déporté à Mauthausen de 1943 à 1945. Le récit de ses années de camp et des mois qui ont suivi sa libération en mai 1945 par les Américains est paru en Grèce en 1963, la même année que La Trêve de Primo Levi en Italie et Le Grand Voyage de Jorge Semprun en France.Par son réalisme, sa narration vive et précise, Mauthausen est un tableau hallucinant où alternent les tragiques années de camp, les souffrances endurées, l'inhumanité, la logique infernale des SS, et les mois d'après la libération dans le chaos d'un monde disloqué où tout est joie, espoir et stupéfaction de réapprendre simplement à vivre.Témoignant autant de l'expérience personnelle de l'auteur que de celle de ses codétenus, mêlant le malheur et la folie, le grotesque et l'absurde, Eros et Thanatos, Mauthausen laisse au lecteur une intense impression d'humanité tant il exprime une expérience aux limites de l'indicible, métamorphosée en chant de résistance et de vie exceptionnel.Notes Biographiques : Iakovos Kambanellis (1922-2011), écrivain grec, dramaturge et père du théâtre grec moderne, a été déporté à Mauthausen de 1943 à 1945, Mauthausen, son récit de ses années de camp et des mois qui ont suivi sa libération, a été publié en Grèce en 1963, traduit dans de nombreuses langues (hongrois, anglais, lituanien, hébreu, allemand, italien).
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.
Un homme raconte une journée de son existence, alors qu'il n'est plus. Est-il mort, est-il simplement absent au monde ? Qu'importe, il accompagne son propre personnage à travers une après-midi, lors de laquelle il tente de renouer le dialogue avec une jeune femme, qu'il a quittée sans explication, et son père, un vieil homme avec lequel il n'a jamais réussi à communiquer. "Dans ce périple minuscule, qui devient un chemin du dévoilement, ou de réparation, des leurres s'effondrent, des mensonges prennent l'eau. Se dévoile la fausseté de l'amour, le leurre de l'amour du père et de la mère, du père amoureux d'une autre femme, et de la relation de notre homme et de cette femme qu'il n'a jamais su aimer non plus. Ou jamais pu. La crudité, la cruauté du réel, on pourrait s'y enfoncer, s'y perdre facilement. Et quelque chose, alors qu'on ne s'y attendait pas, vient tout sauver..." (Eugène Durif)