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L'Exil des songes
Kamanda Kama
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738411501
L'Exil des songes est une oeuvre de prophétie. Enveloppé de son "aura pleine d'orages", le "marcheur de la vie" erre sur les routes de l'exil avec, au fond de la mémoire, le souvenir déchirant d'une "patrie moribonde". Grâce à des images expressives et vives ("J'ai tiré mon âme au bout d'une corde comme un bouc"), Kamanda se définit au sein du paysage qui l'enferme. Il a pris conscience de sa mission. Il sait qu'il lui faut "désormais préparer un lit neuf pour les idées nouvelles". Il s'agit de "conduire les aveugles innocents de notre monde/Vers l'unique immuable lumière du coeur". Parole d'humaniste, d'artiste aux yeux duquel l'art n'est pas une fin en-soi mais un chemin vers les autres en même temps qu'un outil à transformer le monde : "...Moi hélas j'ai décidé / D'un âge d'or où mes livres seront mes pluies, mes soleils / Mes vents, mes vagues, mes fleurs et mes nuages religieux." Marc Alyn.
Omniprésente est l'Afrique dans cette œuvre qui se présente comme un hymne au continent. Kama Sywor Kamanda y étale toutes les spécificités de la civilisation noire. Ce roman qui s'apparente à un conte se distingue par la cohabitation entre la réalité et le merveilleux, entre la vie et la mort. L'écriture littéraire qui se dissout constamment dans le sacré hisse ce texte à un cérémonial d'ascèse spirituelle qui tente de déchiffrer et de défricher les mystères abscons de l'Afrique éternelle. Célébrant l'Afrique des profondeurs en exaltant ses trésors cultuels et culturels, ses mythes et ses rites, Kama Sywor Kamanda évoque également le thème de la pratique de la médecine traditionnelle, là où la veuve du héros Ndaya, se fait traiter par les guérisseurs. Il exalte le bonheur champêtre que les Africains ont longtemps savouré avant que la colonisation ne leur impose l'urbanisation avec son cortège de maux. L'opposition entre la ville et la campagne, entre l'existence tranquille des ruraux et les activités trépidantes des citadins apparaît alors comme une dénonciation de l'aliénation de l'Afrique par l'Occident qui ignore les joies de la vie communautaire. De fait, toute la structure du roman est fondée sur les rites de l'initiation. Le héros décrit un parcours qui le mène de la vie à la mort et de la mort à la vie. Pr. Oumar Sankhare, Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !