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AUX MARGES DE LA FRANCE
KALIFA
PUB SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859448035
Longtemps professeure à l?Université de Californie à Berkeley, Susanna Barrows (1944-2010) fut une des principales historiennes américaines de la France, auteure de travaux remarqués sur les foules, les cafés, et la vie politique française du grand XIXe siècle. Autour d?elle s?est surtout constituée à Berkeley une remarquable nébuleuse intellectuelle, autant attentive à saisir toutes les innovations venues de France qu?à produire, depuis la Californie, une histoire libre, vivante, originale, de la France contemporaine. Plus de 30 jeunes historien(ne)s, aujourd?hui en poste dans de prestigieuses universités d?Amérique du nord, sont ainsi passés par "l?atelier Barrows". C?est à cette grande universitaire et à ceux qui l?on suivie que ce volume est dédié. On y trouvera sept "essais" originaux, rédigés par des historien(ne)s américain(e)s contemporains et qui témoignent, dans leur diversité d?inspiration, de la liberté créatrice insufflée par Susanna Barrows. La culture des bijoux y croise la criminalité crapuleuse, les illustrations de la presse exotique y côtoient le théâtre en Algérie, le mensonge des enfants, l?assistance judiciaire ou les étranges figures des donneuses d?eau vichyssoises. Ces sept contributions, qui soulignement toute la richesse de l?histoire de France réalisée aux Etats-Unis, sont complétées par un article inédit de Susanna Barrows, consacré à un aspect méconnu de la crise politique du 16 mai 1877, ainsi que par une contribution d?Alain Corbin, qui l?a bien connue et a contribué à la faire traduire en France.
Je me suis rendu compte que quoi qu'on écrive, qu'il s'agisse d'un conte pour enfants ou d'un roman pour adultes, on ne parle que de soi. L'homme au panettone ne fait pas exception à la règle, bien qu'il diffère de moi, du moins je le crois, par bien des aspects. " C'est l'histoire d'un enseignant en rupture d'école, qui décide de se lancer dans une quête pâtissière, à la recherche du meilleur gâteau du monde. Mais qu'est-ce que " le meilleur " ? Existe-t-il seulement ? Ou bien cet objet idéalement et artificiellement posé est-il sa manière de s'opposer à " l'obscur ennemi ", le temps ? La vanité du projet n'empêchera pas l'homme au panettone d'éprouver de vrais plaisirs gastronomiques et de faire de vraies rencontres humaines, à travers un récit où le passé fait sans cesse irruption dans le présent. " Qu'est-ce que je cherche selon vous ? De quoi les gâteaux seraient-ils la métaphore ? " demande-t-il à un Italien rencontré à Lyon. La réponse sera peut-être donnée en Italie, dans la ville de Jesi.
Dans un square près de Paris un passant rencontre un étrange vieillard assis sur un banc qui lui raconte l'histoire extraordinaire d'un arbre qui aime la musique de Beethoven.
On connaît bien le commissaire de police du XXe siècle, devenu une figure familière grâce à la fiction, dans la littérature d'abord, au cinéma et à la télévision ensuite. On connaît beaucoup moins bien son devancier du XIXe siècle, mal vu par ses contemporains et négligé par les historiens. Il ne correspond pourtant que peu à l'image du froid bureaucrate à laquelle on l'a souvent réduit. Si, contrairement à l'inspecteur ou au "limier" de la Sûreté, il n'a alors guère sollicité l'imaginaire, ce fonctionnaire moderne a constitué à partir de la célèbre loi de février 1800 (28 pluviôse an VIII) un rouage essentiel de la construction de l'Etat. Au contact de citadins de plus en plus nombreux, il a été un agent décisif de l'acculturation à la norme et à l'autorité, gérant au jour le jour les transgressions ordinaires, contribuant à l'édification d'un ordre quotidien. Homme de l'entre-deux -entre pouvoir central et pouvoir local, entre Etat et société, élites sociales et petit peuple urbain, politisation et professionnalisation -, il résume et accompagne bien des contradictions du siècle. Cet ouvrage collectif, dirigé par Dominique Kalifa (Paris 1) et Pierre Karila-Cohen (Rennes 2), est le premier livre entièrement consacré à ce personnage méconnu qu'il étudie en un long XIXe siècle, de la Révolution à la Grande Guerre. Aussi attentif aux origines sociales des commissaires qu'à leurs itinéraires, à leurs pratiques professionnelles ou à leurs conditions de vie, il offre aussi une ample sélection de documents, pour partie inédits, qui témoignent de l'activité quotidienne de ces policiers, appelés à devenir une des figures majeures de notre contemporain.
Résumé : Le temps est la matière vive de l'Histoire, que l'on s'attache de longue date à découper et à périodiser. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire. A ces "divisions imaginaires du temps", selon l'expression de Charles Seignobos, les historiens ont consacré de nombreux et importants travaux. Un aspect est demeuré cependant en retrait : celui qui a trait aux noms et dénominations de ces époques. On ne s'est en effet jamais contenté de "découper l'Histoire en tranches", on l'a dotée d'une kyrielle de noms propres - de "Moyen Age" à "Belle Epoque", de "Renaissance" à "Ancien Régime" -, qui pèsent sur la compréhension du passé. Car nommer n'est jamais neutre. La désignation d'une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie qui viennent en gauchir l'historicité, et donc la signification. Elucider les noms d'époque - les linguistes disent "chrononymes" - constitue donc une opération essentielle pour qui souhaite envisager le passé sans anachronisme ni faux-semblants. C'est à cette entreprise que ce livre est consacré. Les quatorze essais qui le composent s'attachent à quatorze "noms d'époque " du contemporain, choisis parmi les plus usuels, en France comme à l'étranger. L'enquête débute au lendemain de la Révolution française, qui a échoué à réordonner le temps, mais réussi à le bouleverser. Elle s'achève dans les dernières années du XXe siècle. Entre-temps se dévoilera une large partie de l'histoire contemporaine, du "Risorgimento" à la "Fin de siècle", du "Gilded Age" aux "Trente Glorieuses", des "Années folles" aux "années noires".
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.