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Pièces d'identité
Kalifa André
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343078809
Si sur une feuille on reliait par des lignes les lieux où un individu s'est arrêté dans sa vie et y a vécu des événements importants, on obtiendrait une carte qui nous renseignerait sans doute beaucoup plus sur lui qu'une simple cade d'identité. J'avais donc pensé intituler ce livre "Cade d'identité". Mais le document ainsi nommé enferme un individu dans un ensemble de données objectives et définitives, alors qu'il s'agit ici d'une identité qui se cherche, qui se construit au gré des rencontres et des événements. J'ai finalement préféré "Pièces d'identité" qui renvoie à une mosaïque d'expériences vécues. Ce livre est constitué de dix récits autonomes qui s'enchaînent toutefois dans l'ordre chronologique et que relie un même thème : ma judéité. Mon identité juive ne s'est pas sans cesse rappelée à moi au cours de mon existence, en tout cas pas de façon consciente, et je crois même qu'elle a été absente de la plupart de mes rapports avec les autres. Mais ces dix récits - qui vont de la petite enfance à l'âge adulte et qui ont pour cadre l'Algérie puis la France - témoignent de sa permanence. A des degrés divers, le Juif que je suis y est concerné, interpellé, impliqué. Ce faisant j'ai voulu interroger cette identité en essayant de répondre à la question : "Comment peut- on être juif ? ". Si je ne suis pas arrivé à y répondre clairement, du moins aurai-je abordé la question.
Je me suis rendu compte que quoi qu'on écrive, qu'il s'agisse d'un conte pour enfants ou d'un roman pour adultes, on ne parle que de soi. L'homme au panettone ne fait pas exception à la règle, bien qu'il diffère de moi, du moins je le crois, par bien des aspects. " C'est l'histoire d'un enseignant en rupture d'école, qui décide de se lancer dans une quête pâtissière, à la recherche du meilleur gâteau du monde. Mais qu'est-ce que " le meilleur " ? Existe-t-il seulement ? Ou bien cet objet idéalement et artificiellement posé est-il sa manière de s'opposer à " l'obscur ennemi ", le temps ? La vanité du projet n'empêchera pas l'homme au panettone d'éprouver de vrais plaisirs gastronomiques et de faire de vraies rencontres humaines, à travers un récit où le passé fait sans cesse irruption dans le présent. " Qu'est-ce que je cherche selon vous ? De quoi les gâteaux seraient-ils la métaphore ? " demande-t-il à un Italien rencontré à Lyon. La réponse sera peut-être donnée en Italie, dans la ville de Jesi.
Arthur et Cléo sont frère et soeur et vivent à Paris. L'un est passionné de football, l'autre d'équitation. Un jour Arthur trouve dans la rue un ballon de foot abandonné, il le ramène chez lui. Ce ballon va l'entraîner lui et sa soeur Cléo dans une étrange aventure. Un jour, en sortant de l'école, Arthur remarque un ballon au milieu de l'avenue Trudaine. Il se demande si le ballon ne va pas se faire écraser par les voilures, il a envie de lui crier de faire attention, mais on ne parle pas à un objet, n'est-ce pas? Le ballon roule doucement, on dirait qu'il sait comment se faufiler dans la circulation. Biographie de l'auteur André Kalifa est né au Maroc, a passé son enfance en Algérie, puis a continué ses études en France où il est devenu professeur de lettres classiques. Poursuivant son activité pédagogique par d'autres moyens, il a écrit des contes pour jeunes et moins jeunes, où à ses souvenirs d'enfance se mêlent des préoccupations actuelles et où s'exprime son intérêt pour les grandes civilisations qui ont peuplé les rives de la Méditerranée.
Le poète latin Juvénal raconte qu'à Ancône un pêcheur prit dans son filet un turbot d'une grosseur stupéfiante et qu'il apporta à l'empereur Domitien. Juvénal ne s'intéresse pas au pêcheur, et se sert de l'événement pour critiquer Domitien. Mais Adrien, le personnage principal de cette histoire, refait ce voyage à travers l'Apennin italien. Il imagine, chemin faisant, le périple du pêcheur et se plaît à lui inventer un passé et un avenir. Ce livre est l'histoire de ces deux voyages, l'un à la fin du premier siècle après Jésus-Christ, l'autre de nos jours."
Samuel était son nom. Il parlait peu. Les photos le montrent d'ailleurs, loin d'ici et maintenant, loin de ce qu'il considérait, sans doute, comme une mise en scène. Et il aura légué plus de questions que de réponses. Son premier voyage l'amena, lui qui n'avait jamais quitté l'Algérie, en France, à Brive, où il fit ses classes au 126e régiment d'infanterie, en 1935. La France déclara la guerre à l'Allemagne en 1939 et il fut remobilisé jusqu'à sa capture par les Allemands en 1940. Sautant du train qui l'emmenait en Allemagne, il gagna à pied la ligne de démarcation. Démobilisé, il fut renvoyé chez lui, à Mascara (Algérie), où il ne pouvait plus exercer son métier dans la fonction publique parce que juif. Quand en 1942 les Américains débarquent en Algérie, il reprend du service avec la campagne d'Italie puis de France. Puis arrivé aux portes de l'Allemagne, au bord du Rhin, son régiment, dont il ne restait presque plus personne, fut dissous.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.