Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pour la naissance de Kumâra. Kumâra-sambhava
KALIDASA
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296552876
L'Europe cultivée découvrit, enthousiaste, les belles lettres de l'Inde grâce à la traduction anglaise, due à William Jones (1789), de la pièce de théâtre sanskrit Shakuntalâ, du nom de l'héroïne. "La cause de l'Inde était gagnée" (Sylvain Lévy). L'auteur de cette pièce est Kâlidâsa. Nous ne savons rien de certain sur lui, mais l'essentiel est acquis : c'est un poète et un dramaturge. Il vécut à une époque qui oscille entre le Ier siècle avant notre ère et le VIème siècle. La Naissance de Kumâra développe, en un long poème orné en sanskrit, le thème du monde menacé par un terrible démon que, seul, un descendant du grand dieu Shiva pourra détruire. Encore faut-il que Shiva tombe amoureux, lui qui s'absorbe dans l'ascèse sur les hauteurs de l'Himalaya ! Le lecteur est invité à un dépaysement avec cette oeuvre et à s'initier à un genre littéraire d'un lyrisme qui, pour nous, semble étrange.
Le Nuage messager (Meghaduta) est un court poème de cent onze strophes. Un Yaksa (sorte de demi-dieu ou de génie), exilé dans les montagnes de l'Inde centrale loin de son épouse, restée dans la ville d'Alaka au pied de l'Himalaya, aperçoit un jour un nuage arrêté sur un sommet et le charge d'aller porter de ses nouvelles à sa bien-aimée... Les Saisons (Ritusamhara) est célèbre pour ses descriptions de la nature tropicale en Inde, émaillées d'expressions lyriques. La description imaginative de la nature par Kalidasa jaillit en un style pur dans Le Nuage messager, où l'observation aiguë de la beauté de la nature et le sincère plaisir d'en jouir trouvent une expression romantique sentimentale et idéalisante, qui enchanta nombre de poètes européens parmi lesquels Goethe.
Le théâtre de Kalidasa, c'est trois pièces, c'est-à-dire trois héroïnes, Sakuntala, Urvasi, Malavika, toutes figures de l'amour vrai, absolu, triomphant des obstacles, infrangible. Que le héros l'oublie et la méconnaisse, qu'il se laisse distraire l'espace d'un instant par la beauté d'une autre, qu'il tremble devant la reine en titre, l'héroïne demeure inébranlable et sûre de son amour, dût-elle comme Sakuntala demeurer sept années à attendre son époux. Un amour qu'elle partage avec l'univers entier, car, autour d'elle, tout s'y abandonne comme à un principe universel et supérieur : hommes, dieux, bêtes, plantes, rivières et montagnes. Il n'est rien, en effet, que n'évoque ce théâtre : grandi par le mythe et par l'histoire auxquels il emprunte, il montre sur la scène le ciel et la terre, l'alliance des dieux et des mortels, la communion de l'homme et de la nature, et proclame l'unité du monde. Esthétique fusionnelle où romantiques et symbolistes, jusqu'à Claudel, aimeront à se reconnaître. Y répond l'unité de l'oeuvre : loin d'être une simple collection de textes autonomes, le théâtre de Kalidasa est un ensemble qu'un réseau de correspondances et de motifs récurrents constitue en système dramatique. Il trace une sorte de comédie humaine, traversée certes par les dieux, mais humaine avant tout.
Depuis près de deux mille ans, les indiens lisent Kalidasa, jouent son théâtre, écoutent et récitent ses poèmes.Esprit universel à la manière des hommes de la Renaissance, Kalidasa (dont une tradition nous dit seulement qu'il serait mort en 522 à Ceylan) fut aussi un amoureux de la femme, qu'il célèbre en des vers d'un érotisme intemporel, avec un génie qui éclate dans le texte donné ici dans une traduction inédite. S'il est vrai que les Indiens voulaient mener toute recherche à son point le plus extrême, le Kumarasambhava (ou "naissance de Kumara") de Kalidasa témoigne avec éclat de la justesse de cette observation, unissant l'extrême de l'ascétisme à l'extrême de la sensualité dans ce récit de l'union de Shiva et Parvati. Shiva, c'est le dieu ascète, le yogi perdu en contemplation, indifférent à la douleur et au désir, mais Parvati est celle qui doit, de toute éternité, être sa femme, celle sans qui il resterait à jamais le non-manifesté, celle qui doit charnellement le conquérir et dont les bras doivent l'enlacer pour le retenir à la terre... Adaptation du sanskrit, introduction et notes par Christine Devin.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.