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Le psychanalyste apathique et le patient postmoderne
Kahn Laurence
OLIVIER
18,00 €
Épuisé
EAN :9782823604344
Un psychanalyste apathique, c'est un psy qui somnole ? - Non, c'est quelqu'un qui ne se laisse pas prendre par le pathos. Il est indifférent bravo ! Il est engagé, au contraire, mais lui ne se laisse pas faire par les bons sentiments. - Qui se laisse faire ? - Les psychanalystes empathiques. Ce que ne sont pas les apathiques. - Je vois. C'est mal, d'être empathique. - Quand cela permet d'en finir avec toute visée scientifique. L'inconvenance et le mordant de la découverte freudienne sont menacés par une conception anglo-saxonne molle du postmoderne. - C'est grave d'être un patient postmoderne ? - Cela veut dire que l'on a un psychanalyste postmoderne. Il s'occupera de votre identité ; il s'occupera des traumas de votre "environnement précoce" (langue de bois pour parler de l'enfance) ; il s'occupera de votre unité. Mais que fera-t-il du scandale psychique qui vous fait vivre, et va du sexuel à la création ?".
Est-il imaginable que la psychanalyse soit demeurée indemne du désastre engendré par le nazisme ? Outre l'émigration d'Est en Ouest de ses foyers vivants et la profonde modification du milieu d'origine de cette pensée et de cette pratique, l'atteinte provoquée par l'implacable bouleversement du socle culturel et langagier sur lequel reposait la théorie psychanalytique donne lieu tout d'abord à l'émergence d'une lutte pied à pied contre les fondements biologiques de l'identité et la " naturalité " de la race et du sol prôné par le nazisme. Puis, cette lutte laisse la place à un mouvement qui associe progressivement l'humanisation de la méthode, l'intersubjectivisme et la co-narrativité. Prenant pour voie d'entrée l'"indicible trauma", la réflexion analytique se penche dès lors majoritairement sur la pathologie des victimes. L'apparition de l'Ego Psychology, le retour au modèle traumatique (validé par la matérialité des faits historiques), l'omission du "délire de masse" tel que Freud et les analystes de l'immédiat-après-guerre l'envisageaient : les psychanalystes ont-ils pris la pleine mesure de la désorientation, clinique et théorique, infligée à leur propre champ par le déchaînement nazi ?
Résumé : " Nul n'a idée que le rêve n'est pas un non-sens mais un accomplissement de désir " écrit Freud à Fliess. La période qui s'étend de 1897 à 1905 s'inscrit en effet sous le signe du rêve et de son interprétation. Freud va rédiger ce monument qu'est la Traumdeutung, L'interprétation des rêves - le livre qui rend ses lecteurs psychanalystes - et, ayant abandonné sa " neurotica " - théorie expliquant les symptômes hystériques par la séduction - va déplacer son intérêt du symptôme au fantasme. La psychanalyse franchit une étape décisive et la compréhension de l'appareil psychique développée dans le chapitre VII de L'interprétation des rêves va constituer la première publication d'envergure de la théorie psychanalytique : les rapports entre l'Inconscient, le préconscient et la conscience définissent la première " topique " psychique. L'analyse de Dora, à la fin de 1900, sera l'exemple même de la technique analytique de Freud à cette époque... et l'illustration de ses limites. La psychopathologie de la vie quotidienne, celle des " actes manqués ", mettra en lumière l'omniprésence de l'inconscient dans la vie éveillée.
Résumé : A quelles conditions la psychanalyse ne sera-t-elle pas le pur produit d?une imagination débridée et illuminée ? Freud ne cesse de poser cette question tout au long de son oeuvre, soutenant le doute intérieur autant que le débat avec ses contradicteurs, fictifs ou réels. Car c?est bien de la valeur du doute que dépend la force de la conviction ? Freud revenant sans cesse sur les modalités de son activité de pensée pour mettre à l?épreuve ce qui ne saurait s?achever sous la forme de certitudes. Car l?objet de la psychanalyse est instable, tout comme son outil pratique. Bien plus que de certitude, il ne peut donc être question que de conviction, celle-ci impliquant la possible révision des paramètres théoriques, mais également la prise en compte des processus où les convictions puisent leur force de vérité et leur pouvoir de transformation. Les successeurs de Freud ont ainsi reçu en héritage non seulement le nécessaire prolongement de la découverte mais également la poursuite du questionnement. Ce dont l?oeuvre de Jean Laplanche témoigne exemplairement, mais que l?article de Daniel Widlöcher, "Croire en l?inconscient" (ici republié à titre de document) illustre avec toute la précision de l?esprit critique.
Jeune au regard de la science et de la philosophie, la psychanalyse a néanmoins un passé et, plus encore, un présent fait d'une pratique et d'horizons théoriques. De l'analyse de l'adulte à celle de l'enfant, la pensée de Freud (1856-1939) montre sa force réactive et inventive face aux difficultés et aux questionnements qui surgissent de la relation analytique. Pour autant, ces entretiens ne s'adressent pas aux psychanalystes. En accompagnant la réflexion et la pratique d'une psychanalyste d'aujourd'hui, ils s'efforcent d'indiquer la voie de l'analyse à qui n'est pas familier de la pensée de Freud. Ils disent, dans une langue ouverte, l'histoire et la diversité des enjeux d'une œuvre qui demeure l'une des plus grandes affaires intellectuelles de notre temps. Faire droit à la psychanalyse, c'est faire droit à une manière compliquée de voir l'individu et à une manière de voir autrement le monde.
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.
Résumé : A quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2, 4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption. Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.
Résumé : Décembre 1930, vacances de Noël. Gibbsville, petite bourgade tranquille de Pennsylvanie, est en pleine effervescence. On y danse et on y boit, dans les bars louches comme dans le milieu très fermé de l'élite locale. Parmi les membres de cette élite se trouvent Julian et Caroline English. En pleine réception, Julian lance le contenu de son verre à la figure de Harry Reilly, sans raison apparente... simplement par agacement. Sans qu'il le sache, ce geste impulsif vient de précipiter Julian English dans une spirale autodestructrice qui va durer quarante-huit heures : après avoir cherché secours dans l'amour de sa femme et de ses amis, dans l'alcool, dans la fuite, il aura finalement à se rendre à ce " rendez-vous à Samarra ", qui est un rendez-vous avec la mort.
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.