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La chute de l'empire athénien. Tome 4, Nouvelle histoire de la guerre du Péloponnèse
Kagan Donald ; Hasnaoui Alexandre
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251453408
Pourquoi, alors qu'ils avaient réussi à survivre et à se remettre du désastre de l'expédition de Sicile, les Athéniens ont-ils finalement perdu la guerre ? C'est à cette question que s'attache Donald Kagan dans ce quatrième et dernier volume de sa Nouvelle histoire de la guerre du Péloponnèse. L'ouvrage couvre les dixannées qui vont des suites immédiates de la destruction du corps expéditionnaire athénien en Sicile en 413 jusqu'à la capitulation d'Athènes en 404. La période est marquée par le déplacement du théâtre principal des opérations en mer Egée, sur les côtes de l'Asie Mineure et dans l'Hellespont, après que l'édification par les Spartiates d'un fort permanent à Décélie et l'installation d'une armée commandée par Agis, l'un des rois de Sparte, eurent bloqué le jeu en Attique. Privés de l'Attique et de ses ressources agricoles et minières, et alors qu'ils se battaient pour garder le contrôle de leur empire et des revenus qu'ils en tiraient, la révolte de l'Eubée en 411 sema la panique chez les Athéniens. Il ne restait plus à Athènes comme seule source d'approvisionnement en blé que le grenier des pourtours du Pont-Euxin. La maîtrise des détroits (Hellespont et Bosphore) devint dès lors vitale, au moment même où elle lui était contestée. Dans son analyse de ce nouveau contexte, Kagan met en évidence la victoire définitive des stratégies autrefois impulsées par Démosthène et Cléon d'un côté, et par Brasidas de l'autre, sur le schéma péricléo-archidamien qui avait caractérisé les premières années de la guerre. Plus précisément, c'est en radicalisant la stratégie archidamienne (en instaurant un blocus terrestre permanent de l'Attique) et en la complétant par celle de Brasidas (ouverture de nouveaux fronts et conclusion de nouvelles alliances à l'Est) que le camp péloponnésien allait provoquer une véritable rupture dans le conflit par l'intervention d'un nouvel acteur : les Perses, animés par l'espoir de récupérer les cités d'Asie Mineure perdues après les guerres médiques. Cette nouvelle stratégie fut prise en charge par Alcibiade et Lysandre, qui allièrent de manière indissoluble le militaire et le diplomatique. Lysandre avait cependant l'avantage sur Alcibiade d'être meilleur tacticien et meilleur diplomate, et surtout de ne pas être décrédibilisé dans son propre camp. S'étant assuré un soutien fiable des Perses à l'arrivée aux commandes de Cyrus le Jeune, nouveau satrape d'Ionie, Lysandre put parachever le schéma brasidien en obtenant les moyens de financer et d'entraîner une puissante flotte, enfin capable de rivaliser avec celle des Athéniens. Brillant stratège et très ambitieux, Lysandre remporta alors deux victoires navales décisives à Notion (en 406) et à Aïgos-Potamoï (en 405). Cette dernière vit l'anéantissement de la flotte athénienne et le retour du gros de l'armée spartiate en Attique pour porter le siège devant Athènes. Les ruses de Lysandre condamnèrent rapidement la cité à la famine et la paix fut signée en 404. La défaite d'Athènes était totale. Mais temporaire.
Dans ce troisième volume de sa Nouvelle Histoire de la guerre du Péloponnèse, Donald Kagan étudie les événements qui vont de la signature, en 421, du traité connu sous le nom de "paix de Nicias" à la destruction de la flotte et du corps expéditionnaire athéniens en Sicile en 413. A peine signée, la paix de Nicias ne tarda pas à se désagréger au gré des violations commises de part et d'autre, des retournements d'alliances, de l'intervention de nouveaux acteurs et de l'affrontement de deux lignes politiques antagonistes tant à Athènes qu'à Sparte. Les tensions entre les différents camps culminèrent dans un affrontement majeur, la bataille de Mantinée, en 418. La victoire que remporta alors Sparte lui permit de rétablir sa réputation et son autorité sur le Péloponnèse ; elle vint également porter un coup fatal aux ambitions hégémoniques des démocraties grecques emmenées par Athènes. L'expédition de Sicile, dont les préparatifs commencèrent en 416, débuta elle aussi sous les pires auspices. Elle était entachée d'un défaut funeste : celui qui l'avait conçue et qui en avait été l'avocat, Alcibiade, passa rapidement à l'ennemi ; de surcroît, celui qui la dirigeait effectivement, Nicias, y était fondamentalement hostile. Arrivé en Sicile, le corps expéditionnaire athénien se heurta rapidement à des difficultés. Il commit une série d'erreurs stratégiques et tactiques qui s'avérèrent fatales après l'arrivée du général spartiate Gylippe, qui sut galvaniser et réorganiser les troupes syracusaines et les mener à une victoire totale sur Athènes et ses alliés. Pour Athènes, ce fut un désastre qui marqua véritablement le début de la fin. Prenant comme fil conducteur l'examen critique de deux thèses de Thucydide sur l'expédition de Sicile et sur la carrière de Nicias, Kagan analyse dans le détail les stratégies et les tactiques, les enjeux diplomatiques et la vie politique intérieure d'Athènes et de Sparte. La relation de l'expédition de Sicile par Thucydide est considérée comme un chef-d'oeuvre historiographique et littéraire. Dans des pages finales brillantes, Kagan montre que c'est dans le texte même de Thucydide qu'on peut trouver de quoi construire un autre récit et contredire ses thèses. En ce sens, on pourrait dire que Thucydide est certes une source à lire de façon critique (et le travail de Kagan est une déconstruction méthodique des grandes thèses de l'historien grec), mais qu'en laissant dans son texte de quoi tirer d'autres conclusions que les siennes, il mérite aussi d'être considéré par les historiens contemporains comme "un collègue" , en ce qu'il reconnaît, dans sa pratique, que le récit historique est une construction et son propre discours, un point de vue.
Voltaire classait l?Athènes de Périclès parmi « les quatre âges heureux » qui sont « l?exemple de lapostérité », à côté de la Rome de César et d?Auguste, l?Italie du Quattrocento et la France de LouisXIV. Sous l?autorité du stratège grec, réélu quatorze fois d?affilée, la démocratie a en effet atteint au Ve siècle avant notre ère son plus haut point d?épanouissement. Les arts ont fleuri en littérature(Sophocle, Euripide, Eschyle?), en architecture comme en sculpture (Le Parthénon, l?Odéon?). Les activités intellectuelles, philosophie, sciences, recherche historique, ont prospéré comme jamais. De ces accomplissements, Périclès fut le principal artisan: homme d?état, soldat, diplomate,éducateur et visionnaire, il aspira pour ses concitoyens à une Athènes capable d?atteindre par sagloire à l?immortalité. Les défis qu?il affronta sont, dans une large mesure, ceux du XXIe siècle: les difficultés de la démocratie directe, le sens réel des concepts d? « égalité » et de « justice », l?équilibre entre l?individualisme et le dévouement civique, les atouts et les périls de l?impérialisme? Périclès est le modèle par excellence de l?homme d?Etat démocratique, un modèle aussi valable pour notre temps qu?il fut contesté par ses contemporains.
Quelques jours avant la naissance de Périclès, sa mère Agaristè rêva, dit-on, qu'elle enfantait un lion. Et de fait, cet enfant brillant, élève des philosophes, s'avéra très tôt un politique exceptionnel. Parvenu au pouvoir moins de vingt ans après la fin des guerres médiques. il se maintint comme le "premier des Athéniens" jusqu'à sa mort, victime de la peste, en 429 avant notre ère. Sous sa direction, la cité de l'Attique connut une prospérité et une expansion sans précédent. La ligue de Délos, alliance dirigée contre les Perses, devint un véritable empire de la mer, régnant sans partage sur l'Egée et ses abords. La démocratie, cette invention alors récente des Grecs, atteignit son plus haut point d'extension et d'épanouissement, traduit par une exceptionnelle floraison artistique (le Parthénon, les Propylées, l'Odéon...) et littéraire (Sophocle, Euripide, Thucydide, Hérodote...). De ces accomplissements, Périclès fut le principal artisan: homme d'Etat, soldat, diplomate, éducateur et visionnaire, il aspira pour ses concitoyens à une vision d'une grandeur inégalée, celle d'une Athènes intégralement guidée par la raison, capable d'atteindre par sa gloire à l'immortalité. Les défis qu'il affronta sont, dans une large mesure, ceux du XXIe siècle: les difficultés de la démocratie directe, le sens réel des concepts d'"égalité" et de "justice", l'équilibre entre l'individualisme et le dévouement civique, les atouts et les périls de l'impérialisme... Périclès est le modèle par excellence de l'homme d'Etat démocratique, un modèle aussi valable pour notre temps qu'il fut contesté par ses contemporains. Vingt-cinq siècles plus tard, nous demeurons dans son ombre. Biographie: Donald Kagan, professeur d'histoire ancienne à l'université de Yale, est l'un des maîtres anglo-saxons de l'histoire grecque. Il a consacré des ouvrages de référence à la pensée politique grecque, aux origines de la guerre, à l'héritage de l'Occident et, sur les traces de son prédécesseur Thucydide, à la guerre du Péloponnèse.
L'exposition "China Gold" réunit les oeuvres de 37 artistes chinois contemporains. Elle offre un panorama de la création en Chine, révélant ainsi la richesse des tendances et la grande variété de styles proposés par les jeunes générations d'artistes contemporains. Formés dans les différentes académies des Beaux-Arts attachées aux grandes villes chinoises - dont la rigueur d'enseignement n'a plus d'équivalent aux Etats-Unis ou en Europe -, ces jeunes artistes utilisent une grande variété de supports : peinture, sculpture, photographie, vidéo, performance. Leurs oeuvres reflètent la métamorphose que connaît l'ancien Empire du Milieu qui, après plusieurs décennies d'un maoïsme autoritaire, fait l'expérience d'une extraordinaire prospérité économique. En effet, des expériences picturales novatrices ont vu le jour en dépit de la censure du gouvernement. Loin d'encourager toute idée hostile, l'exposition "China Gold" ambitionne de révéler au public l'intérêt que suscitent la création contemporaine en Chine et la personnalité de leurs auteurs.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.