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L'Amérique
Kafka Franz ; Casanave Daniel ; Cara Robert
SIX PIEDS TERRE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782352120834
A l'âge de 16 ans, Karl Rossmann est exilé en Amérique par ses parents pour avoir eu une liaison avec la cuisinière de la maison, à qui il a fait un enfant. Juste avant de débarquer, il reste sur le bateau afin de défendre, auprès du capitaine, la cause d'un soutier soi-disant victime d'une injustice. Cet incident lui permet d'être reconnu par son oncle, le sénateur Jacob, qui le prend sous sa protection et s'applique à faire son éducation. Karl rencontre deux amis de l'oncle Jacob, M. Green et M. Pollunder. Ce dernier l'invite dans sa villa de campagne où il fait la connaissance de sa fille Clara. Mais il se rend compte trop tard qu'il a accepté cette invitation contre la volonté de son oncle. A minuit, M. Green lui remet une lettre dans laquelle le sénateur, à son tour, le condamne à l'exil et l'oblige à se débrouiller seul. A l'auberge où il fait halte, après avoir quitté en pleine nuit la villa de Monsieur Pollunder, Karl rencontre deux vagabonds aventuriers, Robinson l'Irlandais et Delamarche le Français. Il les accompagne afin de trouver du travail dans une ville à deux jours de marche de New-york mais il les abandonne bien vite pour prendre un emploi de groom dans un hôtel. Robinson vient le rejoindre à "L'Hôtel Occidental" en lui demandant son aide ce qui lui crée des soucis. Il est renvoyé et reprend la route avec ses deux compagnons. Accusé d'avoir abandonné son poste et soupçonné de vol, Karl s'est enfui de l'hôtel Occidental dans le taxi emportant un Robinson à demi-mourant. Pour échapper à la police, il se réfugie chez Brunelda, une cantatrice séduite par Delamarche. Celui-ci veut mettre Karl au service de Brunelda afin de remplacer Robinson dont elle s'est lassée. Karl se révolte mais ne peut que se résigner. Plus tard, un matin de bonne heure, pour ne croiser personne, il conduit Brunelda devenue impotente dans une curieuse Entreprise. En repartant, il croise sur sa route l'équipe de recrutement du théâtre de la nature d'Oklahoma. Il réussit à se faire engager en tant que machiniste tout en abandonnant sa véritable identité. Il part en train vers son nouveau destin, rempli d'espérance.
Résumé : La Métamorphose révèle une vérité méconnue, les conventions disparaissent, les masques tombent. Le récit qui porte ce titre est un des plus pathétiques et des plus violents que Kafka ait écrits ; les effets en sont soulignés à l'encre rouge, les péripéties ébranlent les nerfs du lecteur. C'est l'histoire, "excessivement répugnante", dit l'auteur, d'un homme qui se réveille changé en cancrelat. Cette transformation est un châtiment imaginaire que Kafka s'inflige. Et son personnage est celui qui ne peut plus aimer, ni être aimé : le conflit qui se déroule dans une famille bourgeoise prend une ampleur mythique. Seuls quelques éléments comiques ou grotesques permettent de libérer de l'oppression du cauchemar.
Lorsque, à seize ans, le jeune Karl Rossmann, que ses pauvres parents envoyaient en exil parce qu'une bonne l'avait séduit et rendu père, entra dans le port de New York sur le bateau déjà plus lent, la statue de la Liberté, qu'il observait depuis longtemps, lui apparut dans un sursaut de lumière. On eût dit que le bras qui brandissait l'épée s'était levé à l'instant même, et l'air libre soufflait autour de ce grand corps...
Résumé : "Les textes narratifs de Kafka sont de longueur très inégale ; certains ont quelques lignes seulement. Fallait-il nous imposer une limite et rejeter en notes comme miettes inutilisables les passages trop courts ? La moindre réflexion montrait qu'il était impossible d'agir de la sorte. Le fragment est, pour Kafka, un mode d'expression qu'il convient de respecter. Il existe d'ailleurs différentes sortes de fragments : les uns - les plus nombreux - sont simplement des ébauches qui n'ont pas abouti. D'autres sont plutôt l'esquisse d'un récit à venir. D'autres encore contiennent en peu de mots un aperçu qui se suffit à lui-même. Tel texte que l'on dirait fragmentaire était peut-être achevé. Tel autre, que l'on croirait achevé (nous pensons, par exemple, aux petits textes de jeunesse, intitulés "Robes" ou "Les arbres"), est seulement un lambeau détaché d'un récit plus long et lui-même resté en suspens. Les grands récits de Kafka sont aujourd'hui connus de tout le monde. Il faut maintenant découvrir, à l'intérieur de cette ouvre qui n'a rien d'un champ de ruines, dans le moindre morceau de phrase, le témoignage d'une imagination inépuisable".
Résumé : "Aux confins du rêve insondable et du logarithme exact, roi de la langue allemande moderne et maître des mystères du temps présent, Kafka (1883-1924), le Pragois, le Juif, le plus grand romancier allemand du siècle avec Musil, hante nos châteaux, instruit nos procès, et observe nos métamorphoses avec humour et fraternité, parraine jusqu'au bout du monde la solitude et le désespoir".
J'essaye de dévier le courant morne. Je pourrais déplacer les meubles. Je pourrais écrire. Je pourrais graver. Je pourrais faire du sport. L'ennui, c'est que je ne suis pas là. L'ennui, c'est que rien ne me motive ici. L'ennui, c'est l'ennui. " - Tanx On avait laissé Tanx combattant les questionnements artistiques et les liens politiques et personnels qu'ils induisent dans Toutes les croûtes aux coins des yeux, en 2018. Ce vaste chantier mental rapporté dans ce livre réflexif a visiblement porté ses fruits puisqu'on la retrouve deux ans après dans un laché-prise total, tant personnel qu'artistique, avec Attembre, regroupant 6 mois de chroniques quotidiennes narrant dans le détail le boulversement complet de sa vie. Attembre, telle une suite logique à Toutes les croûtes aux coins des yeux, confirme la profondeur exacerbée de la vaste exploration artistique et personnelle à laquelle, au fil des livres (et des fanzines qui les précèdent), l'autrice nous convie. Il démontre par l'absolue franchise de la narratrice sa lucidité dans ce travail de recherche de soi face au monde, qui la guide depuis des années. Cette chronique biographique devient, au fil des ans, une référence tant pour la bande dessinée que pour le rapport complexe et politique entre l'artiste et la réalité qu'il induit, dans ce début de XXIe siècle
Tomas est écrivain. Il attend désespérément la sortie de son premier livre. Pour l'heure, il transpire sur un scénario de bande dessinée pour un ami. Elsa, sa femme, est peintre. Pour "réussir", elle estime devoir fréquenter la faune artistique locale et son lot de critiques, galeristes, et petits marquis de cocktails d'expos, milieu qu'exècre Tomas. Il trouve refuge dans le fantasme d'une femme idéale et inspiratrice, -forcément splendide... Elle lui apparaît en rêves depuis qu'il s'est offert une curieuse petite plante verte rabougrie. Ce livre a reçu le prix de la meilleure bande dessinée portugaise en 2001, au Festival d'Amadora.
Ainsi s'ouvre le nouveau livre de Denys Moreau : Un matin au réveil, la soirée précédente échappe à la mémoire du narrateur. Il est assailli par de terribles symptômes touchant aussi bien au corps qu'à l'esprit. Dans son lit se trouve... Lucrèce. Enfin métonymiquement, puisque c'est le texte De la nature des choses qui partage ses draps. Vous l'avez compris, notre conteur a la gueule de bois, confirmant ainsi le titre : Lendemain de cuite avec Lucrèce . Il nous emmène naviguer dans le texte philosophique (avec des vrais morceaux de Lucrèce dedans), slalomant entre les affres de son indisposition, et menant une enquête digne d'un épisode du commissaire Maigret. Si le suspense qui tend l'intrigue préserve entièrement le mystère, la chute relève d'une logique implacable. Après l'hilarant Spinoza, un kif compliqué, où il partage sa lecture douce-amère de l'éthique de Spinoza, Denys Moreau repart à l'attaque d'une autre figure monumentale de la philosophie : Lucrèce. De rerum natura, ou en langage plus commun, De la nature des choses est pour sûr un grand texte, un long poème de tradition épicurienne qui contiendrait même les réponses à toutes les questions de l'univers. " De quoi est faite la matière ? Doit-on craindre la mort ? Comment fonctionnent les orages ? " Mais bien sûr, De rerum natura s'attaque aussi à des questions moins évidentes au premier abord, comme par exemple : " Les centaures existent-ils ? " Notre narrateur ne perd pas une miette de ce trésor de sagesse, et ceci dans des conditions extrêmes de lutte contre un mal ancien dont même Lucrèce avait connaissance ! Denys Moreau allie encore une fois à la perfection l'humour et l'étude philosophique, avec une honnêteté et une justesse qui ne laisse personne de marbre. Dans Lendemain de cuite avec Lucrèce, une touche de roman à énigme rend encore plus ludique et didactique l'exercice.
Petit voyage en Corée pour Nicoby, où vit son frère. L'occasion de se revoir et de faire un peu de tourisme en famille. Voyage géographique autant que culinaire, Nicoby nous narre les affres touristiques du Français de souche au pays du matin calme. On plonge avec délice dans les curiosités locales, laissant à l'auteur le soin de poser en premier le pied là où ça a l'air miné (alcool traître, gâteau aux haricots rouges, faux pas linguistique, grands-mères acariâtres, etc.)
Je dois partir et vivre, ou rester et mourir" écrit Shakespeare, repris par Nicolas Bouvier en exergue de "L'usage du monde". À l'été 1986, quelques mois après l'accident nucléaire de Tchernobyl, Nicolas de Crécy et son cousin ont à peine 20 ans quand ils récupèrent une Citröen Visa moribonde. Ils remplissent la voiture de livres, qu'ils ne liront pas, ajoutent deux sacs de couchage, des cigarettes... et embarquent pour un voyage qui n'a pas de destination, mais doit les mener le plus loin possible. Ils traversent le nord de l'Italie, la Yougoslavie, la Bulgarie et descendent en Turquie, dans un périple qui les confronte au monde autant qu'à eux-mêmes.Notes Biographiques : Nicolas de Crécy étudie aux beaux-arts d'Angoulême avant de publier en 1991 son premier livre,Foligatto, avec Alexio Tjoyas, qui reçoit un accueil unanime. S'ensuivent plusieurs albums récompensés par des prix prestigieux (Prix du meilleur album Angoulême 1998 pourLéon la Came). Maître du dessin et de l'aquarelle, il distille le fantastique avec un talent inégalé, et fait naître des univers singuliers aux ambiances toujours prégnantes. Son travail est aussi marqué par des incursions dans le dessin animé, le carnet de voyage et la collaboration avec les grandes institutions. Traduite de par le monde, son oeuvre fait l'objet d'expositions en Europe et au Japon. Il vit à Paris.
Récompensé par le prix Pulitzer, Maus nous conte l'histoire de Vladek;.Spiegelman, rescapé de l'Europe d'Hitler, et de son fils, un dessinateur de bandes dessinées confronté au récit de son père. Au témoignage:bouleversant de Vladek se mêle un portrait de la relation tendue que l'auteur entretient avec son père vieillissant.
Tripp Jean-Louis ; Loisel Régis ; Beaulieu Jimmy ;
L?hiver, à nouveau. Après que le charleston, ramené de Montréal par Marie, ait déferlé comme une furie sur Notre-Dame-des-Lacs, les hommes ont finalement repris le chemin de la forêt, pour y travailler tout au long de la saison froide. Le calme peut enfin revenir sur le village. Mais rien ne dit que ce soit pour très longtemps? Car Marie, après avoir partagé sa couche avec Ernest et son frère Mathurin, se découvre enceinte, sans trop savoir qui est le père ? elle qui s?était toujours pensée stérile! Pendant ce temps, Réjean, le jeune curé du village, s?est réfugié chez Noël, toujours affairé à la construction de son bateau: il se montre si perturbé par ses interrogations intimes et existentielles qu?il n?est plus en mesure d?assurer son service religieux. Effroi et panique chez les bigotes du village! On parle même de s?en aller quérir l?évêque! Car enfin, où donc tout cela va-t-il mener? Plus de maire, plus de curé, des danses endiablées, des amoureux qui vivent dans le péché et des enfants sans père? N?est-ce pas tout bonnement le signe d?une malédiction lâchée sur Notre-Dame-des-Lacs?
Résumé : Etat policier, guerre à l'arme chimique, urgence environnementale... C'est dans une société terrifiante qu'Hannah et Johnny essainet d'avoir un enfant. Entre deux manifestations pacifistes, Hannah s'occupe de personnes âgées, encourage son compagnon à leur construire une maison dans la forêt - tente de trouver un sens au monde qui l'entoure et la force de rêver un avenir meilleur.