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La fin des vendanges
Kaddour Hédi
GALLIMARD
13,95 €
Épuisé
EAN :9782070716111
Les mots savent le monde. Il faut simplement apprendre à faire avec eux toutes les erreurs. On commence avec "demeure", et puis "maison" n'est pas si mal. Il y a la promenade, les groseilles ou le simple mur d'une ferme qui peut faire pivoter autour de lui la plaine, les heures, ou un grand conflit, comme pivote autour d'une voyelle la masse inattendue du langage. Il y a aussi le voisin dans le métro, regard tendu vers une exacte fenêtre allumée. Ce travail inépuisable, on peut l'appeler poésie. Et puis il faut de temps en temps conclure, c'est la page elle-même qui le réclame, dans un effet de boucle qui laisse à la fois seul et très dépendant de ceux qui liront : on peut appeler cela poème. Fini pour cet instant et cet espace. Il reste bien sûr des choses à dire, que le poème précédent avait débusquées : l'appel du poème suivant. Il y a aussi la poésie des autres, qu'on aime lire et réciter. Il y a la ville ou la forêt. Il y a - toujours aux prises avec la matière et l'histoire - le désir de poésie". Hédi Kaddour.
Résumé : Il y a le monde, ses chantiers, ses jardins, ses bassins, ses bacchus, la grande manif, un os entre deux chiens, des robes chaudes et l'eau gelée, la pie qui chante, un pays de cocagne, la Librairie du Scarabée, la vieille compagne, le vin nouveau, la sieste en Seine-et-Marne, une ombre tiède et la halte en montagne, Sardanapale, la tentation derrière l'église, tête de n?ud, la fête, un grand pianiste et le bruit du torrent. Il y a la poésie des autres, qu'on aime lire et réciter, les promenades en ville ou en forêt, la première heure du matin entre l'or et la peur, les travaux et les jours, et pour toujours aux prises avec la matière et l'histoire, un désir de poésie...
Un sujet, un verbe, un complément. Et pour les adjectifs, vous viendrez me voir ". Telle est la consigne que les rédacteurs en chef sont censés donner aux jeunes journalistes débutants. La bonne phrase du journaliste fait, en effet, penser au coup de pinceau de l'aquarelliste : pas le temps de lécher la besogne, car le soleil va disparaître ; pas le temps d'un retour, car on ne ferait que diluer ; pas non plus trente-six choses à déployer, car il n'y a qu'un angle de prise de vue. Dans ce guide, l'auteur se saisit d'une phrase, de quelques lignes d'un paragraphe parues dans la presse, les décortique, les analyse, les critique pour montrer comment ils répondent ou non aux exigences de l'écriture journalistique.
Waltenberg, hôtel Waldhaus : c'est le lieu récurrent où se retrouvent les personnages principaux de ce vaste roman qui traverse la majeure partie du XXe siècle, de 1914, où l'on voit l'armée française livrer son ultime charge de cavalerie contre une unité aérienne allemande restée au sol, jusqu'à la chute de l'Union soviétique. Waltenberg est à la fois histoire d'amour entre Hans, romancier allemand, et Lena, cantatrice américaine ; histoire d'une amitié entre Hans et Max, journaliste français ; histoire d'espionnage entre l'étrange Michael Lilstein, qui va longtemps alterner détention et clandestinité, et la « taupe » qu'il a recrutée et dont nous ignorerons tout jusqu'au dénouement - alors qu'entre-temps nous aurons assisté aussi bien à son recrutement qu'à ses interventions sous son apparence « civile » dans d'autres scènes. C'est aussi une immense fresque historique dont le sujet est l'Europe et la scène divers lieux d'Europe et des ex-empires coloniaux : Waltenberg, naturellement, dans les Grisons, Paris, Moscou, Singapour... Et l'on y croise tout naturellement, aux côtés des personnages fictifs, d'autres bien réels, comme Malraux, Staline, Jdanov, Beria... Comme son style, à la fois classique, vif et élégant, Waltenberg, roman totalement « moderne », renoue avec une virtuosité rare avec la haute tradition romanesque que l'on pouvait croire définitivement disparue.
Or il y eut celle-là, le sexe illuminé Par l'incendie de la ville. Mais fini pour Hélène ! Désormais les vierges seront Elles-mêmes le pur désastre, L'aube claire et mauvaise, ellipse Insupportable. D'ailleurs elles rusent, Et savent bien quand un arbre est malade". (Acrostiches pour Vladimir Holan, III)
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.