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Conversation a travers les barreaux
Kadaré Ismaïl ; Hoti Ukshin ; Gricourt Sébastien
NON LIEU
16,00 €
Épuisé
EAN :9782352703617
Ce livre a pour origine la tentative de libérer de prison Ukshin Hoti. Philosophe et activiste de la cause albanaise du Kosovo, il est emprisonné par la police yougoslave en mai 1994. Le 16 mai 1999, alors qu'il a pourtant purgé sa peine, il est transféré à la prison de Dubravë au Kosovo. Durant les frappes de l'OTAN la police y perpétue un massacre le 19 mai 1999 (on estime aujourd'hui que cent soixante-treize prisonniers albanais sont alors abattus par les forces serbes). Depuis cette date, Ukshin Hoti est porté disparu. En 1997, Ismaïl Kadare avait fait parvenir une série de questions au prisonnier. Comme il l'écrit dans sa préface à l'ouvrage, " grâce aux circonstances et à des êtres courageux, la première moitié du miracle se produisit : les questions parvinrent au prisonnier. Après cela, l'incroyable s'accomplissait : les réponses se mirent à sortir. " Il semblerait qu'Ukshin Hoti n'ait eu que quelques heures pour lire les questions de Kadare, si bien que la présente correspondance revêt une forme un peu particulière : on lira d'abord la série de questions de Kadare, puis les réponses de Hoti. A l'époque où ce livre se préparait, la tragédie du Kosovo s'étalait devant le monde entier, si bien que les échanges entre les deux écrivains portent essentiellement sur le nationalisme et la question albanaise. Mais pas seulement. On pourra lire dans ces lettres un questionnement renouvelé sur la liberté, la justice et la condition humaine. Cette correspondance, finalement publiée en albanais en 2000, est inédite en français.
L'arrivée de deux Irlandais new-yorkais, Max Roth et Willy Norton, dans le ville de N., au coeur de l'Albanie, fait l'effet d'une bombe dont les intéressés auraient bien étouffé l'explosion. Le sous-préfet de N. partage bien sûr l'avis de son ministre : il n'est pas exclu que les deux étrangers soient des espions... Devant la théorie des deux voyageurs - prouver, en enregistrant le chant des Rhapsodes, que l'Iliade et l'Odyssée sont la retranscription de légendes albanaises - le sous-préfet n'a qu'un mot : prétexte ! Prétexte fallacieusement intellectuel pour deux espions à la solde de forces étrangères. Les recherches des deux Irlandais vont bientôt se compliquer, entre le fin limier du sous-préfet chargé de les surveiller, la femme de celui-ci qui rêve du prince charmant, les habitants de ces terres reculées, curieux et superstitieux...Ismaïl Kadaré signe ici un roman d'une truculence folle qui n'épargne aucun de ses personnages. Aventure, mystère, suspens et humour... tous les ingrédients qui font du Dossier H. un grand moment de bonheur et un témoignage en faveur de la poésie épique albanaise. --Hector Chavez
Résumé : Un épileptique dont on interprète les contorsions comme un message de Dieu, des rhapsodes ambulants colportant d'étranges ballades, des envoyés d'une puissance étrangère qui soudoient un prince crédule et vénal, des caravanes d'asphalte - marchandise du démon -traversant le pays, une main malfaisante qui détruit la nuit ce qui a été fait le jour, un emmuré : tels sont, racontés sous forme de chronique par le moine Gjon, les événements de mauvais augure qui entourent, en 1377, la construction d'un pont sur l'Ouyane maudite, dans le sud de l'Albanie. Une nouvelle fois, dans le Pont aux trois arrhes, Ismail Kadaré analyse le rapport légende-réalité : il démontre comment la légende peut être utilisée à des fins "perfides" - ici, pour camoufler un crime. Mais chez ce maître de l'allégorie et de la métaphore, tout se déploie pour s'inscrire dans une réalité plus vaste, et les événements calamiteux du pont ne sont que la préfiguration, ou la répétition générale, d'un fléau plus terrible : l'invasion de l'Albanie par l'empire ottoman, début d'une tyrannie qui durera plusieurs siècles. Ismail Kadaré, poète, romancier, nouvelliste, est né en 1936 à Gjirokastra, dans le sud de l'Albanie. Il a fait ses études à Tirana puis à Moscou, et vit actuellement à Tirana. Illustration de couverture : Camille Corot, "Le pont de Narni" , 1826 (détail). Paris, Musée du Louvre.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.
Que reste-t-il des Printemps arabes ? Le succès relatif de la révolution dans un seul pays, la Tunisie, et un échec général dans les autres ? Pourquoi la Tunisie ? Pour répondre à cette interrogation, après une remise en perspective historique nationale et internationale de la présomption d'une "exception autoritaire arabe", une comparaison s'impose des trajectoires des insurrections tunisienne et arabes. Dans ces Printemps, le temps insurrectionnel tunisien occupe une place à part : il les précéda tous et servit aux autres peuples de moteur et de modèle. Il fut particulièrement complexe dans son déroulement et son issue, la chute du président Ben Ali, résulta d'une exceptionnelle, voire aléatoire, combinatoire de facteurs qui est ici reconstituée. Aux portes d'une Libye chaotique et au terme de quatre années de combats et débats souvent durs, la Tunisie est entrée dans une phase post-révolutionnaire et bénéficie depuis et jusqu'ici d'un régime démocratique d'une "solide fragilité". S'agissant des autres pays du front des Printemps arabes, voire de l'ensemble du monde arabe, qui peut sérieusement dire, au regard d'un retour dans ces régions du séculaire "Grand Jeu" international, que les apparents échecs et les impasses actuelles sont imputables à un déficit démocratique des peuples arabes, qui peut assurer que, là où elles semblent en panne actuellement, la page des révolutions est définitivement tournée ?