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L'Hiver de la grande solitude
Kadaré Ismaïl ; Vrioni Jusuf
LGF
10,75 €
Épuisé
EAN :9782253099413
Pour la première fois dans son ?uvre, Ismail Kadaré aborde, en 1969, un pan capital de l'histoire contemporaine de son pays, l'Albanie : le schisme survenu en 1960-1961 au sein du monde communiste avec, d'un côté Pékin et Tirana, de l'autre le bloc soviétique " révisionniste ". La première version de L'Hiver de la grande solitude, achevée en 1971, paraît au printemps de 1973, au moment où le régime déclenche une campagne contre les milieux intellectuels. Elle soulève un tollé. Eloigné de Tirana en 1975, Kadaré est frappé d'une interdiction de publier tout nouveau roman. Il propose alors une seconde version augmentée, qui paraît en 1978 sous un titre plus sobre, Le Grand Hiver et comporte des passages qui laissent penser que le peuple fait bloc derrière ses dirigeants. Ces passages disparaissent dans la version établie dans le présent volume, laquelle constitue grosso modo un retour à la version originelle. Le livre s'ouvre et se referme sur la même image d'une tempête qui malmène les antennes sur les toits, antennes que l'on redresse après la bourrasque comme si le vent de l'Histoire, en définitive, était impuissant à changer le cours de la vie, celle de l'homme éternel. Le succès de ce roman à sa parution en Occident tint pour partie au tableau général qu'il donnait du sombre Olympe du monde communiste, un Olympe déchiré qui n'hésitait pas à faire couler le sang et à répandre la terreur.
Ce livre est sans doute le chef-d'oeuvre du romancier et poète albanais Ismaïl Kadaré, lui-même considéré aujourd'hui, après une douzaine d'ouvrages traduits, comme l'un des très grands écrivains de notre temps. D'une certaine manière, il fait pendant à l'autre gros roman de Kadaré publié en France au début des années quatre-vingt sous le titre Le Grand Hiver et qui évoquait sur un mode tragique la rupture des relations albano-soviétiques sous Khrouchtchev. Roman total, Le Concert l'est dans le sens où le théâtre de Shakespeare peut être appelé ainsi, mettant en oeuvre le plus tragique et le plus burlesque, le psychologisme raffiné et la farce, le tellurique et le métaphysique, le poétique et le trivial. A sa manière, ce que nous révèle Kadaré, c'est que Shakespeare, s'il vivait encore, n'irait plus chercher aujourd'hui le canevas de ses pièces dans les royaumes d'Ecosse ou de Danemark, mais à l'Est, où l'Histoire charrie encore son bruit et sa fureur. Et qu'y a-t-il de plus à l'Est du monde _ de plus non occidental et de plus totalitaire _ que la Chine des dernières années de Mao ? Les différents "cercles" du roman embrassent cette époque, qui est aussi celle de la rupture des relations entre Tirana et Pékin. Qu'on y repense une seconde : cet "axe" entre une puissance d'un milliard d'hommes et un canton des Balkans regroupant trois millions de descendants d'Illyriens n'était-il pas déjà une de ces facéties absurdes, grandioses et dérisoires de l'Histoire telles qu'aimait à en faire revivre l'auteur de Macbeth ? ...
La mort est intiment liée à la vie, c'est une évidence. Bessian, un écrivain avide de connaissances sur les coutumes qui régissent la vie des montagnards albanais, en est persuadé. Pourtant, alors qu'il entreprend avec sa femme Diane leur voyage de noces dans les lointaines contrées du Rrafsh, il imagine pouvoir garder ce regard extérieur qui les protégera du tragique. Or, le destin semble en avoir décidé autrement. Le couple ne tarde pas à croiser le chemin de Gjorg, un jeune montagnard qui, pour respecter les lois ancestrales du kanun, vient de venger son frère en tuant son meurtrier. C'est donc désormais à Gjorg de fuir celui, qui pour laver son honneur, doit à son tour lui ôter la vie...Ismaïl Kadaré plonge, avec le souci d'une littérature sobre et juste, dans l'histoire de l'Albanie et de ses coutumes. Donnant de sa patrie une image qui est loin d'être toujours lumineuse, il garde pour lui le langage de la vérité et d'un amour fou pour son peuple. L'histoire qu'il nous conte, tragédie ultime d'individus en quête de liberté, possède la beauté des contes sacrés. --Hector Chavez
Résumé : Hiver 61, la petite Albanie va rompre ses relations diplomatiques avec le géant soviétique. Bouleversement de l'Histoire. Bouleversement des destins individuels. C'est l'hiver des ruptures pour tous les personnages. Pour Besnik, interprète à la conférence de Moscou. Pour sa fiancée Zana. Pour le secrétaire du parti communiste albanais, mais aussi pour Ben, le balayeur, pour le vieux montagnard, et pour Nurihan, ancienne "bourgeoise" défaite de ses domaines. Homme politique ou humble paysan, adulte ou enfant, chacun y va de sa voix, et les voix se mêlent, les visions se mêlent, poétiques ou froidement critiques, folles parfois, pour composer le plus beau roman symphonique d'Ismaïl Kadaré.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Présentation de l'éditeur La guerre avec les Cyniks terminée, les Pans se croyaient enfin en sécurité. Mais Entropia se rapproche inexorablement et rien ne semble pouvoir arrêter sa course dévastatrice. Rien, sauf peut-être la réunion des Cœurs de la Terre. Pour L'Alliance des Trois, c'est la mission de la dernière chance. Objectif : l'Europe, dont on est sans nouvelles. Mais que reste-t-il, là-bas, de l'ancien monde ? Obstacles, pièges, trahisons, les jeunes héros parviendront-ils à leurs fins ? Le sort d'Autre-Monde est en jeu...
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.
Résumé : La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.
Présentation de l'éditeur « En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Cinq nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un vieil homme qui se tue à la mort de son chien. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Dans la lignée de Concerto à la mémoire d'un ange, de La rêveuse d'Ostende et d’Odette Toulemonde, Eric-Emmanuel Schmitt parle de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi, amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspense subtil et ensorcelant, il dévoile les secrets de plusieurs âmes pour déjouer la complexité du cœur humain.