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Une tempête de ciel bleu
Juppé Isabelle
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246539018
A l'autre bout du monde, sur une île, un homme raconte sa vie à une femme. Christopher, la cinquantaine, a fui le chevet de sa mère mourante et accepté l'invitation, lancée trois ans plus tôt, de Julia. Qui est Julia ? Quel est le secret de cette femme seule, six mois par an sur l'île ? Et cette île, quelle est son histoire, celle de son phare déserté, de ses deux maisons ? Christopher a grandi dans la maison familiale du quai des Chartrons, à Bordeaux, il a appris le monde dans la propriété de ses grands-parents et épousé l'heureuse élue de ses premiers aveux. C'est la vie du diplomate découvrant la passion et les affres du divorce, incapable d'accepter la révélation du plus lourd des secrets... Pendant sept jours, Christopher parle devant la mer, incapable de s'interrompre pour jouir d'un lever de soleil, n'écoutant pas, se racontant jusqu'à retrouver la paix, grâce à l'oreille attentive d'une femme. Isabelle Juppé nous invite au face à face de deux êtres qui auraient pu s'aimer dans ce bout de ciel volé aux tempêtes.
Un dialogue entre Alain Juppé et Michel Rocard, mené par le journaliste et écrivain Bernard Guetta. Un vent d'air frais sur la politique. « C?est la politique comme on n?en rêvait plus. Pas de petites phrases, pas d?effet com, ni basses polémiques ni arguments faciles, mais un vrai dialogue, une véritable écoute, entre deux hommes d?Etat, et anciens Premiers ministres tous les deux. L?un de gauche, l?autre de droite. Ils se revendiquent de leurs camps respectifs et le disent. "Oui je suis de gauche", dit Michel Rocard à Alain Juppé qui renchérit: "Oui je suis de droite". Ils n?en changeront pas, mais cette fidélité ne les aveugle pas sur les faiblesses et carences de leurs familles politiques. Ce n?est pas Michel Rocard mais Alain Juppé qui fustige la tentation ultralibérale de la droite, ses égoïsmes de classe et ses ambiguïtés sur l?Europe. Ce n?est pas Alain Juppé mais Michel Rocard qui tire à boulets rouges sur la gauche, sur son incapacité à assumer l?économie de marché, le réformisme et le compromis politique auxquels elle adhère, pourtant, dans les faits. L?un est gaulliste, l?autre social-démocrate. Le premier est aussi éloigné de Nicolas Sarkozy que le second l?était de François Mitterrand. On découvre, là, une deuxième droite, pendant de la deuxième gauche. Il en souffle un vent d?air frais sur la politique, fait de profondes convergences et d?un commun amour de la France, de respect de l?autre et d?étonnants chaussés-croisés entre un nationaliste tombé amoureux de l?Europe et un internationaliste qui n?y croit plus guère. C?est dense et clair, exigeant et chaleureux, le contraire de la chasse aux voix ? la politique telle qu?elle meurt de ne pas être. »
Résumé : " Faire de la politique, c'est en permanence travailler pour et avec les autres. Comprendre leurs problèmes et leurs attentes, savoir les écouter et les aider, savoir aussi leur expliquer ce que l'on veut faire et les contraintes qui pèsent sur l'action, leur donner confiance, les entraîner dans un projet collectif dont ils comprennent la nécessité et dont ils espèrent recueillir les fruits, voilà le c?ur du métier politique. Métier exigeant qui s'apprend mieux sur le tas que dans les livres. Métier difficile où je n'ai pas toujours excellé, tant s'en faut. Métier qui ne s'acquiert qu'avec le temps, l'expérience - celle des réussites comme celle des erreurs -, l'humilité mais aussi le courage. " En 1995, Alain Juppé est Premier ministre. En 2005, il part se ressourcer au Québec. Pendant cette année où il donne un cours sur la mondialisation à des étudiants nord-américains, sa passion pour la France ne l'a pas quitté. Il en revient avec un livre original et très personnel, écrit sous forme de lettres à ses enfants, petits-enfants, étudiants... Avec des mots simples et vrais, fort d'une sérénité retrouvée, il y dit sa confiance dans le destin de la France, sa passion pour l'Europe, ses convictions en matière d'éducation, d'intégration, d'environnement à l'aube du XXIe siècle. Avec, en post-scriptum, le regard de sa femme Isabelle, observatrice attentive de son cheminement...
D'abord journaliste, Isabelle Juppé a écrit plusieurs romans et récits, dont le dernier Jours heureux à Bordeaux (1999). Au sein du groupe Lagardère, elle travaille sur les perspectives du numérique dans les médias. Isabelle Juppé a créé un blog destiné à prolonger les rencontres et les réflexions initiées dans ce livre.
On pourrait dire qu'il s'agit d'un simple "Journal", écrit au fil des humeurs, des combats, des espérances. Mais ce n'est pas que cela : dans ce livre, en effet, Alain Juppé consigne non seulement ses convictions, des portraits, des choses vues ou souvenues, mais aussi, et surtout, ses interrogations : qu'en est-il, aujourd'hui, de la politique ? Mérite-t-elle qu'on lui consacre sa vie ? N'est-elle pas, tout compte fait, moins importante que l'art, ou l'amour, ou la beauté ? D'où le titre singulier de cet ouvrage : la Tentation de Venise. Venise - où Alain Juppé se rend souvent afin de réapprendre à respirer et à s'apaiser - est aussi la ville où, mieux qu'ailleurs, ce "militant" mesure les limites et les insuffisances de sa propre vie. D'où ce livre en forme de confession.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".