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L'ivre de pierres 5. Non finito (1982-1988)
Jungmann Jean-Paul
SENS ET TONKA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782845342910
Le projet d'un tome 5 s'imposa à l'époque (1984). Le sommaire un peu beaucoup différent des précédents tournait essentiellement autour de l'Opéra Bastille et de la place de la bastille qui l'accueille. Il fallait faire une proposition pour un Opéra seul en faisant abstraction de la place, sous prétexte que le terrain de l'ancienne gare, emplacement de l'édifice projeté, était géré par l'Etat (organisateur du concours) et que la place était sous l'autorité de la mairie de Paris. Après un désastreux résultat du concours International d'architecture Opéra Bastille en 1983, qui pour une fois trouvait un équilibre qui aurait laissé penser à une conclusion plus heureuse. Le concours était anonyme. Il y aurait eu une erreur de ticket, dit-on ! On était bien loin du soin apporté en son temps à la conception du quartier autour du nouvel Opéra Garnier à la fin du XIXe siècle. Pour ne rien améliorer le jugement sur fit sur une axonométrie aérienne aussi obligatoire qu'inadéquate, elle privilégiait la vue d'oiseau des toitures et non pas la vue et la vie depuis la ville, depuis la place, c'est-à-dire depuis la ville. Cette place de la Bastille fut par tant de négligences un miroir de l'ambiance des années quatre-vingt qui furent le début de l'abandon de toutes pensées, de toutes conceptions de l'urbain, le début des objets solitaires ou, comme le disait Jean Baudrillard, le début des monstres.
L'ivre de pierres fut la recherche d'une liberté éditoriale pour des projets d'architecture car, pour ma part, il n'était pas question de pratiquer le métier en profession libérale, ce refus étant suivi pendant un certain temps par d'autres jeunes architectes français des années soixante-dix, après les mises en cause de l'enseignement et de la profession. Je devrais trouver une manière de voir et de pratiquer l'architecture en cohérence avec nos écrits critiques d'Utopie mais aussi avec mon désir de m'épanouir dans la création architecturale. Le choix de concevoir des projets théoriques et les éditer, donc de provoquer, rassembler et promouvoir des architectures personnelles et autonomes, programmes et projets, contenus et volumes (l'habiter et sa géométrie), mais aussi des pamphlets ou des articles sous forme de narrations, d'histoires en feuillets successifs, paginées pour être lues dans un livre, un peu comme une bande dessinée, sans passer par des programmes élaborés par d'autres, promoteurs, politiques et commis d'Etat. Je voulais continuer d'écrire et de dessiner de l'architecture, mais en dehors de la route traditionnelle demandant aux professionnels d'imaginer des volumétries à partir de programmes rédigés en dehors de toute logique sociale et architectonique et très loin de notre critique urbaine dans nos écrits antérieurs." J.-P. J.
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.
Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici. Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter. Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".