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SOIXANTE-DIX S'EFFACE. Tome 2
Jünger Ernst
GALLIMARD
22,50 €
Épuisé
EAN :9782070703043
S'il existait une "école du regard", Ernst Jünger en serait le maître. Mais c'est déjà trop dire, car rien n'est plus étranger à sa nature que de légiférer ou de se poser en modèle littéraire. La seule société d'initiés dont il se réclame est celle, limitée et subtile, des entomologistes. Pour le reste, ce qui domine chez lui en cette oeuvre tardive, c'est l'ouverture au monde, aux cultures, aux êtres et aux livres. La richesse de sa méditation n'est pas moins grande que lorsqu'elle était portée par l'expérience de la guerre et des grandes catastrophes historiques. L'explosion de la nature printanière, une promenade à Venise, la lettre d'un ami suffisent à la nourrir. Eros et Thanatos sont toujours présents ; mais à travers l'écriture transparente du grand âge, la mort s'est comme apprivoisée. Défiant le temps qui s'écoule de plus en plus vite, le journal affirme jour après jour la permanence créatrice du geste de l'écrivain." Julien Hervier.
Toute la question est de savoir par quels moyens l'homme peut ouvrir les portes qui lui donneront accès au royaume de l'esprit. Baudelaire avait suggéré, en son temps, la prière. Baudelaire avait suggéré, en son temps, la prière, le travail et l'inspiration poétique. Mais la première est devenue de plus en plus superficielle et la voix des Muses se fait de plus en plus rarement entendre. Seul demeure le travail. Aussi est-il normal que l'homme contemporain se tourne vers d'autres possibilités et qu'il cherche, dans le recours aux "paradis artificiels", le chemin d'une antique sagesse depuis longtemps oubliée. Avec cet essai, Ernst Jünger ne fait que poursuivre une longue tradition européenne qui va de De Quincey jusqu'à Aldous Huxley en passant par Hoffmann et Baudelaire et qui débouche sur l'une des interrogations fondamentales de l'époque moderne.
« Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit.L'immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur. »Ernst Jünger.Le livre d'Ernst Jünger, Orages d'acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j'aie lu.André Gide.
Résumé : L'Etat universel s'est déjà réalisé et disloqué en un archipel de petits Etats : Eumeswil est l'un deux, dirigé par un dictateur, le Condor, du haut de la Casbah qui domine la cité. Le Condor méprise les braves démocrates d'Eumeswil, leurs réunions qu'ils croient secrètes, leurs bavardages inefficaces. Martin, alias Manuelo Venator, un historien, jeune chargé de cours à l'université, travaille toutes les nuits comme Steward à la Casbah : il devient aussi le contemplateur privilégie des puissants, admis dans la zone interdite. Lui aussi dédaigne les amis du peuple, les opposants, plus ou moins manipulés par la police : c'est l'homme de la réserve, de l'hivernage, du " recours aux forêts " qui se dit non anarchiste étant à l'anarque, selon l'auteur, ce que le monarchiste est au monarque. Roman du détachement et de la lucidité, Eumeswil pourrait être considéré comme le Second Faust d'Ernst Jünger.
Résumé : Avec Le Lance-pierres, Ernst Jünger nous livre une nouvelle facette de son immense talent. Cette fois, le symbolisme des Falaises de marbre, d'Héliopolis et des Abeilles de verre a cédé la place à un récit empreint d'une prenante nostalgie. Dans Le Lance-pierres, l'auteur a recréé l'Allemagne d'avant la guerre de 1914 dans une petite ville de garnison où le XIXe siècle n'en finit plus de mourir. Dans ce monde à la veille de s'écrouler, un enfant cherche le visage de celui qu'il sera demain. Dès les premières pages, le lecteur se sent transporté dans le monde de l'enfance, d'une enfance mélancolique et inquière. Pour le jeune Clamor, l'école, la pension, la ville elle-même, avec ses venelles et les secrets de ses jardins, deviendront les lieux de perpétuels combats contre la brutalité et l'absurdité d'un univers dont les clés lui échappent encore.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.