Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La cabane dans la vigne. Journal 1945-1948
Jünger Ernst ; Betz Maurice ; Hervier Julien
BOURGOIS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782267026115
Renvoyé dans ses foyers avant la fin de la guerre, Jünger assiste à l'agonie du Troisième Reich dans un vieux presbytère bondé de réfugiés, fuyant les bombardements et l'arrivée des Russes. Les villes allemandes flambent dans le feu du phosphore et quelques fanatiques voudraient voir le monde disparaître avec eux. Jünger ordonne de cesser toute résistance à l'arrivée des premiers chars américains ; ému, à l'exemple du prophète Isaïe, par l'image de la "Cabane dans la vigne" cernée par les ennemis victorieux, il tente de puiser dans les limites de son univers familier la force de surmonter l'épreuve. La vie reprend petit à petit : il y a le bois à casser pour l'hiver, le jardin à cultiver, les survivants à revoir. Refusant de désespérer devant l'ampleur du désastre, Jünger espère que notre monde, parvenu au point zéro du nihilisme, saura le dépasser et connaîtra une nouvelle naissance.
Toute la question est de savoir par quels moyens l'homme peut ouvrir les portes qui lui donneront accès au royaume de l'esprit. Baudelaire avait suggéré, en son temps, la prière. Baudelaire avait suggéré, en son temps, la prière, le travail et l'inspiration poétique. Mais la première est devenue de plus en plus superficielle et la voix des Muses se fait de plus en plus rarement entendre. Seul demeure le travail. Aussi est-il normal que l'homme contemporain se tourne vers d'autres possibilités et qu'il cherche, dans le recours aux "paradis artificiels", le chemin d'une antique sagesse depuis longtemps oubliée. Avec cet essai, Ernst Jünger ne fait que poursuivre une longue tradition européenne qui va de De Quincey jusqu'à Aldous Huxley en passant par Hoffmann et Baudelaire et qui débouche sur l'une des interrogations fondamentales de l'époque moderne.
Résumé : Sur les falaises de marbre fut publié en Allemagne juste avant le début de la guerre. Aussitôt il fut interprété comme une protestation contre l'hitlérisme, et seule la renommée de Jünger le préserva de poursuites. Ce serait cependant une erreur de considérer ce roman comme une ?uvre de circonstance. Jünger a écrit un des romans romantiques les plus étonnants non seulement de la littérature allemande, mais de toute la littérature mondiale. Un paysage intemporel face à la mer, des figures symboliques, une action qui montre la lutte entre le bien et le mal, la menace toujours présente de la barbarie. Ce combat permanent, Ernst Jünger l'a élevé au niveau du mythe, grâce à un langage d'une précision hallucinante où rêve et réalité se confondent.
« Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit.L'immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur. »Ernst Jünger.Le livre d'Ernst Jünger, Orages d'acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j'aie lu.André Gide.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.