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Jean-Daniel Coudein. Commandant du radeau de la Méduse
Jung Didier
INDES SAVANTES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782361995645
Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l’épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault. Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l’âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort. La biographie de Didier Jung est de fait la première consacrée à Jean-Daniel Coudein. L’auteur fait la part belle au pays qui l’a vu naître. La Tremblade, dans le pays d’Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres. Dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c’est une vieille famille de protestants. Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l’histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l’histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander le fameux radeau de la Méduse.
Samaritaine et philanthropie, voilà deux mots qui résument à eux seuls l'existence du couple Cognacq-Jaÿ. Ernest Cognacq est le fils d'un modeste bijoutier de Saint-Martin-de-Ré. Rétais de souche, il est issu de vieilles familles de l'île, mêlant terriens et marins. Louise Jaÿ est savoyarde, fille d'un pauvre maçon de Samoëns. Après des débuts chaotiques dans le Paris du Second Empire, le travail acharné des deux époux, associé à une volonté sans failles, leur permet de construire un vaste ensemble commercial auquel ils consacrent le moindre de leurs instants. Sans enfants, la création et le développement, pendant près de soixante ans, des grands magasins de La Samaritaine, devient l'unique but de leur vie. Nés pauvres, ils désirent mourir pauvres. Aussi, consacrent-ils la quasi-totalité de leurs gains fabuleux à des oeuvres philanthropiques, notamment à travers la Fondation Cognacq-Jaÿ, créée en 1916, et les prix destinés aux familles nombreuses, institués en 1919. On estime à l'équivalent de plusieurs centaines de millions d'euros le montant des sommes qu'ils ont distribuées à leurs employés et aux personnes nécessiteuses, de même qu'en dons aux employés de La Samaritaine, au cours de leur existence. Ernest et Louise Cognacq ont laissé à la postérité des réalisations hors du commun dont, un siècle plus tard, les traces sont encore visibles en Ré et à Paris.
Résumé : En février 1778, Jean-Pierre Blanchard, inventeur de diverses machines qui se sont révélées sans avenir, séjourne dans une auberge aux Trois-Canons, près de Châtellaillon en Charente. Ne pouvant s'acquitter de ses frais de pension auprès de l'aubergiste, enceinte de huit mois, il prend l'engagement d'adopter son futur enfant si c'est un garçon et de l'épouser si c'est une fille. ? Vingt ans plus tard, il est devenu l'un des plus célèbres aéronautes français, se produisant dans toute l'Europe et aux Etats-Unis. En 1804, contre toute attente, il tient sa promesse. Il épouse Sophie et l'initie à son art. Le couple multiplie les ascensions en ballon à hydrogène, un spectacle qui, à cette époque, déchaîne l'enthousiasme des foules. Après la mort de son mari en 1809, Sophie, nommée par Napoléon "ministre des ballons" , agrémente ses nombreuses ascension de somptueux spectacles pyrotechniques, attirant en France et dans les grandes villes européennes des milliers de spectateurs enthousiastes. En 1819, Sophie Blanchard meurt tragiquement à Paris dans l'incendie de son ballon.
Au café du Commerce, sur le port d'Ars-en-Ré, les vacanciers d'aujourd'hui apprécient la convivialité régnant dans cette salle au décor, un peu baroque. Nul ne se doute que sous la houlette d'Elisée Reclus, William Barbotin et Jules Perrier, ce café abrita un des foyers historiques de l'anarchisme. Durant deux décennies, à la fin du XIXe siècle, une poignée de marins, sauniers, paysans et fonctionnaires locaux se réunissaient régulièrement dans l'arrière-salle autour de ces trois personnages. La propagande à laquelle ils se livraient dans le village provoquait l'inquiétude de la population et une surveillance sans relâche de la police rochelaise. Les deux enfants du pays, Barbotin grand prix de Rome de gravure et Perrier l'ancien communard, fascinés par Reclus, le géographe de réputation internationale, partageaient avec lui la conviction qu'une société idéale naîtrait un jour des principes anarchistes... Premier ouvrage sur le sujet, Les Anarchistes de l'île de Ré est le fruit de recherches ayant permis de recueillir de nombreuses informations inédites sur cet épisode oublié de la vie rétaise.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.