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L'HOPITAL EN ASIE DU SUD - CLEMENCE, JULIEN
JULIEN/LEFEBVRE
EHESS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782713227769
L'hôpital est en crise. L'hôpital est en recomposition. L'hôpital doit s'ouvrir sur le reste du système de soins. Il doit resituer le patient au coeur de son modèle médical. Ces constats, entendus de Paris à New-Delhi, sont symptomatiques d'une institution en profonde mutation depuis plusieurs décennies. Invitant au décentrement de ces enjeux, et rassemblant des chercheurs issus de différentes disciplines (anthropologie, géographie, psychologie, sociologie), ce volume présente un panorama actualisé des transformations de l'hôpital en Asie du Sud, en prenant appui sur la pluralité des pratiques, des normes, des lieux de soins, si particulière à cette région. De la santé de la mère et de l'enfant à la psychiatrie, du secteur public au secteur privé, de l'Inde au Pakistan, ces contributions témoignent de l'émergence de nouvelles aspirations chez les patients comme chez le personnel soignant, d'une redéfinition des relations entre soignants' et soignés, et du développement de normes et pratiques novatrices en milieu hospitalier. Par la multiplicité des terrains présentés, ces travaux ne sont-ils pas aussi l'occasion d'interroger plus largement les transformations du rôle de l'Etat, la persistance de tensions sociales, religieuses et inter-castes, et enfin la circulation de modèles de soins entre global et local ?
Ce livre part d'éléments simples de mécanique du point pour introduire la notion de conservation de l'énergie en physique. Après une présentation de la notion de loi physique et un rappel du système International d'unités utilisé en physique, il présente, en parallèle, les forces et les champs électrostatiques et gravitationnels. Les champs et les potentiels créés par des distributions de charges et de masses ponctuelles ou continues sont décrits et leurs propriétés de symétrie sont discutées. L'auteur montre que ces forces sont conservatives et satisfont donc à la conservation de l'énergie mécanique. Enfin, la notion d'énergie interne est introduite et son lien avec l'énergie mécanique est dégagé, conduisant ainsi au premier principe de la thermodynamique.
En quoi consistent les notes de bas de pages – et que peut apporter la réponse à cette question à tous ceux que l'écrit intéresse ou concerne ? Première du genre en linguistique française, la présente étude part de l'appel de note. Ce signe de ponctuation, parce qu'il articule deux textes dans le même espace graphique, est un puissant outil. Il génère une structure syntaxique bilinéaire chargée de multiples valeurs énonciatives. Plus largement, il ouvre la réflexion sur les relations du discours non plus avec le temps de la parole, mais avec l'espace de l'imprimé. Le corpus compte plusieurs centaines de notes recueillies sur les supports les plus divers, livres, magazines, formulaires, tracts, emballages... La note est ainsi considérée à travers un grand nombre de genres discursifs, articles de presse, écrits commerciaux, scientifiques, littéraires, biographiques, instructionnels, didactiques, administratifs, publicitaires... Cette diversité permet à la fois de dessiner les contours d'un invariant de la note et de comprendre comment cette ressource opère dans les écritures singulières.
1884, Paris. Deux ingénieurs présentent un étrange projet à l'assistant de Gustave Eiffel. Aberrante, incompréhensible, inutile, la tour qu'ils proposent de bâtir est immédiatement refusée : monsieur Eiffel n'a pas le temps, il est trop occupé par l'écrasante gestion de sa société. Mais il est difficile de balayer d'un geste l'idée du siècle, surtout quand au même instant Claire Eiffel cherche l'étincelle qui redonnera à son père le goût du rêve, de l'aventure et de l'exploit !
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?