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Les universités en Europe (1450-1814)
Julia Dominique ; Verger Jacques ; Amalou Thierry
SUP
12,00 €
Épuisé
EAN :9782840508977
L'histoire des universités a connu de grandes avancées au cours des dernières années. Ce numéro de la l'AHMUF propose un bilan historiographique et plusieurs études originales sur le fonctionnement des établissements d'enseignement supérieur en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, du milieu du XVe siècle au début du XIXe siècle. Des spécialistes apportent un éclairage nouveau sur le statut des enseignants, sur les fondements clientélaires des procédures de nomination, et sur les conflits et les rivalités au sein du monde académique, mais aussi sur les engagements politiques et confessionnels des universitaires, et sur les fonctions sociales des grades universitaires. Grâce à des approches variées combinant histoire sociale, histoire culturelle et histoire des institutions, on prend conscience des spécificités des différentes universités européennes, spécificités qui ont, pour une partie d'entre elles, perduré jusqu'à aujourd'hui.
Résumé : Peut-on écrire une histoire de l'enfance ? De celle-ci, il ne nous reste bien souvent que des lambeaux et nous ne pouvons croire sur parole ce qu'écrivent au soir de leur vie des mémorialistes enclins à enjoliver un passé lointain. Si la reconstruction de ce qu'ont pu être des identités enfantines ne date que du début de ce siècle avec la naissance de la théorie psychanalytique, l'historien doit faire flèche de tout bois pour saisir un sujet qui échappe aux regards et n'a laissé que des traces fugitives. Le but de ce livre est de faire, plus de trente ans après le grand livre de Philippe Ariès, le bilan de nos connaissances. Aucune source n'a été négligée : si derrière les discours (philosophiques, pédagogique, médicaux ou religieux, etc.) que les adultes tiennent sur les enfants, on peut tenter de lire la fonction qui leur est assignée et l'évolution des pratiques sur les enfants, on peut tenter de lire la fonction qui leur est assignée et l'évolution des pratiques, on n'a pas négligé les objets de l'enfance (jouets, livres pour enfants) ni l'iconographie (ainsi le message de la peinture hollandaise au XVIIe siècle) ni surtout les sources autobiographiques (journaux, correspondances) où l'enfant parle à la première personne. De l'enfance des rois aux enfants des rues, des saints enfants aux hôpitaux d'enfants trouvés, du jeu au travail, des tableaux du Moyen Age aux films de Fellini, ce livre cherche à cerner les multiples visages qu'a pu prendre à chaque époque cet âge de la vie : attentif aux lieux, aux segments sociaux et aux sexes, il tente de relier représentations et pratiques, discours, images et actes sans surimposer une interprétation anachronique. Chaque volume comprend une séquence iconographique.
Certeau Michel de ; Julia Dominique ; Revel Jacque
Comment naît une langue nationale? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit: la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique: le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison? Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales. Quatrième de couverture Comment naît une langue nationale? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit: la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique: le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison? Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.
Une Ecole révolutionnaire à Paris sous la Révolution. L'Ecole normale de l'an III. Il survient parfois un moment de l'histoire où les scientifiques, tous domaines confondus, s'imposent dans un même mouvement de faire le point des connaissances acquises et de tracer les routes à suivre. C'est à un tel moment que nous convient les leçons de l'an III, professées au premier semestre de 1795, retranscrites par le soin de sténographes et aussitôt publiées. Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'Ecole normale. Une institution révolutionnaire et ses élèves. L'expérience de l'Ecole normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795. La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en oeuvre en l'an III replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie "révolutionnaire" et reconversion d'engagements antécédents. L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'Ecole et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'instituteurs, n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le moment thermidorien de la Révolution.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.