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La cité malade. Pouvoirs, émotions, cultures et épidémies dans les métropoles européennes (XVIIe-XXe
Juillet Garzón Sabrina ; Pech-Pelletier Sarah ; Pe
MILLON
30,00 €
Épuisé
EAN :9782841374250
Venus d'horizons divers, les spécialistes européens qui ont contribué à ce volume abordent, chacun à leur façon, la question de la gestion urbaine des épidémies. Invisible et perverse, la présence du Mal qui franchit les portes de la ville puis traverse les corps se traduit autant par des statistiques médicales ou des discours savants que par les métaphores littéraires. La question des émotions joue un rôle important, le ressenti collectif, qu'il soit caricaturé, censuré ou à peine esquissé dans les sources, rappelant qu'une crise sanitaire ne se limite pas à un bilan macabre ou à des invocations politiciennes. L'angoisse, le déni, la dérision font partie des épidémies et les villes en sont le théâtre privilégié... Ainsi, la réaction psychologique des foules menacées, intra muros, par l'invisible ne saurait être oubliée des études historiques, ce qui semble avoir été le cas avant la présente publication. En s'intéressant aux cas français, écossais, espagnols et polonais, les textes sélectionnés permettent de mettre en évidence le kaléidoscope des réactions de métropoles confrontées à la peste, au choléra ou à d'autres épidémies dévastatrices. Sur la longue durée, certaines permanences apparaissent de façon très claire même si, à chaque fois, les rapports de force observés racontent une histoire différente. Et c'est bien l'objectif de ce volume. Textes de : Konstantins ANGELOPOULOS, Emmanuelle BUVAT-BRUYERE, Philippe CASAssus, Louise FANG, David GABIOLA, Isabelle GUEGAN, Sabrina JUILLET GARZÓN, Florence LARCHER, Spyridon J AZARAKIS, Anthony LEWIS, Rebecca MANCY, Michel MOLIN, Renata EL DIETA PALIGA, SARAH PECH-PELLETIER, Stasis PEREZ, Murray PrrrocK, Aurélien ROULET, Tri TRAN, Max SCHROEDER, Gillian STEWART.
Le rêve d'une union britannique est né en 1603, avec la succession du roi Jacques VI d'Ecosse (1567-1625) au trône d'Angleterre, sous le nom de Jacques Ier. Le roi Jacques Stuart a cherché à unir ses peuples en les réconciliant et en inventant des bases communes tant institutionnelles que culturelles. Ce roi de caractère, à la personnalité haute en couleur, théologien et diplomate reconnu et plébiscité sur la scène européenne de son temps, a rêvé sa Grande-Bretagne. Il voulait alors faire de ses royaumes un exemple de réconciliation en religion pour l'Europe, alors en pleine de crise de confessionnalisation et guerre, connue désormais sous le nom de Guerre de Trente ans. Il a soutenu l'expansion britannique dans le monde par-delà les limites de l'île. Il a redéfini la place et le rôle du monarque dans ses royaumes avec toute la bienveillance d'un père pour ses enfants. Il a pourtant dû faire face à de nombreuses oppositions et même à des attentats. Cette biographie revient sur le règne, en Ecosse et Angleterre, de ce monarque, fils de Marie Stuart et héritier moral d'Elisabeth Ire d'Angleterre, en un temps de profonds changements politiques et religieux. Elle rappelle son rôle majeur dans l'invention de la nation britannique, mais aussi dans l'évolution des relations entre la Grande-Bretagne et l'Europe tout en dressant le portrait d'un monarque, de sa cour et de ses rapports, pleins de rebondissements, avec ses peuples, des Hautes-Terres d'Ecosse jusqu'à Londres, en passant par l'Irlande et les Amériques. A l'heure où le Royaume-Uni se questionne sur l'Union et l'unité de ses nations, dans le contexte de ses dévolutions et du Brexit, comprendre les origines de l'Union de la Grande-Bretagne, officialisée en 1707, entre l'Angleterre et l'Ecosse, puis en 1800 avec l'ajout de l'Irlande, éclaire les prises de position des Britanniques.
Comment des individus et des groupes peuvent-ils à la fois se trouver à la marge de la société et malgré tout réussir à s'exprimer, voire à s'imposer ? Pour répondre à cette question, des chercheurs de plusieurs disciplines ont privilégié deux figures emblématiques : l'esclave d'une part, l'étranger de l'intérieur d'autre part, du migrant à l'ambassadeur, en passant par l'artiste et l'écrivain. En s'appuyant sur des exemples empruntés à différentes époques et à des contextes variés, cet ouvrage met au jour l'ambivalence de la marge : la société peut rejeter dans l'invisibilité ou le ghetto ceux qui s'y trouvent ou, au contraire, leur permettre de se faire passeurs ou témoins.
Résumé : Vous préparez le test du TOEIC ? Vous passez le test du TOEIC dans quelques jours ? Vous ne disposez que de quelques minutes par jour pour vous entraîner ? Ce kit d'entraînement est fait pour vous ! Spécialement conçu pour permettre un entraînement rapide et quotidien adapté, vous trouverez dans ce kit, 600 QCM corrigés et commentés reprenant exclusivement les points de grammaire et de vocabulaire régulièrement présents dans les tests du TOEIC. Idéal pour un entraînement complémentaire, ce kit vous aidera à retenir plus facilement les bonnes formules et à les réutiliser le jour "J". Contenu : 30 séquences-tests de 10 QCM de grammaire ; 30 séquences-tests de 10 QCM de vocabulaire ; Lexique des mots-clés. Les atouts : Des séquences-tests de 10 min environ ; Des corrigés commentés et annotés en français ; Un lexique des mots clés de l'ouvrage classés par ordre alphabétique ainsi que leur transcription phonétique.
En février 1623, le prince Charles de Galles, héritier des trônes d'Angleterre et d'Ecosse, quitte l'Angleterre pour rejoindre l'Espagne incognito. Il a décidé d'aller, en personne, négocier avec le roi d'Espagne, Philippe IV, et son ministre, le comte-duc d'Olivarès, pour finaliser ses fiançailles avec l'infante Maria. Cette alliance entre des royaumes protestants et le monde catholique est un espoir de réconciliation des chrétiens à un moment où l'Europe est au coeur d'un conflit religieux meurtrier. La présence du prince Charles et de sa cour à Madrid bouleverse l'évolution des négociations de mariage et crée de nombreuses confrontations culturelles. Ce livre propose une dimension britannique et européenne encore jamais apportée à l'étude de cet épisode finalement peu connu de l'histoire moderne européenne. Il donne enfin une place à l'Ecosse en mettant en avant son rôle diplomatique et son influence au sein de ces cours qui furent forcées de coexister durant plus de six mois.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.