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Les hommes sirènes
Juhel Fabienne
ROUERGUE
19,30 €
Épuisé
EAN :9782812601453
Sur la barricade du chantier, quelqu'un a écrit:DÉFENSE DE DÉPOSER DES ORDURESEn grosses lettres d'écolier rouges et maladroites. Ça transpire le meurtre dans les coulures.Hier, ça n'était pas là. De ça, l'homme en est sûr. La palissade, le chantier, la décharge, si. Depuis pas mal de temps déjà, même qu'on se demande, pas lui mais les autres, ceux qui fréquentent le centre commercial et aussi un peu le bowling, si ça va encore durer longtemps le chantier derrière les planches.- D'autant que de chantier faudrait qu'on en voie d'abord l'ombre d'une pelleteuse!Statu quo, disent certains. Ils ont fait des études.Et ils sont tous d'accord, même que ça n'arrive pas souvent, pour clamer haut et fort que cette terre désolée qu'on abandonne aux goélands, pour ainsi dire, eh bien, c'est insupportable.- Oui, insupportable! ils répètent.Les cris surtout, les cris des goélands, ça, ce n'est pas humain, naturellement. Sans parler des maladies que ces bestioles ramènent des mers du nord.- Parce qu'il en transite des choses là-bas, figure-toi, une vraie autoroute, ils font remarquer à l'homme.- Regarde les convois de retraitement des déchets nucléaires, pour prendre un exemple.Ils ont vu des images à la télé, des documentaires sur France 3, ils n'inventent pas.- Putain d'ordures! ils disent encore, pour conclure.Ils ne crachent pas par terre, mais c'est tout comme. Peut-être qu'ils devraient. Ce serait plus radical, l'homme trouve.- Parce que ça pullule de merde dans le coin, ils ont poursuivi.Ils ne voulaient plus en démordre. Trois hommes au comptoir, à boire leur ballon de muscadet à dix heures du matin au Chat Qui Bâille.- Avant, c'était plein de lapins et de perdrix, même de lièvres. J'en ai vu qui forniquaient sous la lune, je vous jure. C'est bien connu pour forniquer ces bêtes-là. D'ailleurs, c'est pas rien ce qu'on écrit dans la Bible sur ces bestiaux.- Les jeunes de la cité, ils font sortir leurs clebs là-bas maintenant.- Faudrait les éduquer, a dit la patronne.Comme si elle mettait les lièvres fornicateurs, les maîtres et leurs merdeux de chiens dans le même panier.C'est vrai, au fond, que la merde des hommes et celle des chiens se ressemblent beaucoup. Même calibre, même odeur, même quantité.Mais un habitué a plaisanté.
Dans un village sans nom, dissimulé au creux d'une lande sauvage, vit une communauté de vingt-neuf personnes d'un genre spécial : ici la mort a été abolie et chacun des habitants s'est réfugié pour une raison avouable ou pas. Mais des événements inexplicables se succèdent, qui font éclater leur vie éternellement répétitive : un homme est retrouvé mort aux grilles du village, des animaux sont dépecés et crucifiés... La communauté a-t-elle perdu son immunité ? Cache-t-elle en son sein un meurtrier ? Dans son cinquième roman, sorte de polar métaphysique d'une très grande maîtrise, Fabienne Juhel nous tient en haleine et nous livre une belle réflexion sur le sens de la vie. Prix Ouest France/Etonnants voyageurs pour «A l'angle du renard», elle donne là un roman à la fois populaire et exigeant.Notes Biographiques : Née à Saint-Brieuc, Fabienne Juhel est professeure de lettres dans les Côtes-d'Armor. Son premier roman, La Verticale de la lune, a été publié en 2005 par Zulma, les suivants au Rouergue, dans « la brune » : Les Bois dormants (2007), À l'angle du Renard (2009) pour lequel elle a obtenu le Prix Ouest France / Étonnants Voyageurs, Les Hommes Sirènes (2011), Les Oubliés de la lande (2012) Julius aux alouettes (2014), La Chaise numéro 14 (2015) et La Femme murée (2018). En 2021 paraît Le Festin des hyènes, un roman sur l'oppression sexuelle infligée aux femmes et la figure du paria, situé au Malawi.
Arsène Le Rigoleur est un paysan breton, madré et attaché à sa terre comme un renard. Des citadins viennent s'installer dans la ferme voisine avec leurs deux enfants et commencent à empiéter sur son territoire, sans se douter qu'Arsène n'est pas le simplet que l'on pourrait croire... Ce roman singulier, entre naturalisme et onirisme, composé dans une langue brute, parfois drôle et souvent violente, a notamment reçu le prix Ouest France Etonnants voyageurs et le prix Emile Guillaumin.
Depuis toujours, elle s'est perdue. Bébé, ses parents l'oublient dans une fête foraine. Fillette, elle s'égare avec plaisir dans les bois. Trente ans plus tard, à l'hôpital, on la dit perdue. La tumeur, une étoile accrochée à son cerveau, l'a fait basculer dans un univers d'anges et d'ogres. Quelque chose de son enfance lui est revenu. Qu'on lui laisse oublier la rentrée des classes. Elle est partie cueillir des mûres. C'est son dernier été.Poésie, fantaisie et parfois même humour guident Fabienne Juhel dans l'écriture de son second roman. Son premier livre, La Verticale de la lune (Zulma, 2005), avait déjà été remarqué pour son écriture onirique. Née en 1965 à Saint-Brieuc, elle est professeur de lettres dans les Côtes-d'Armor.
Présentation de l'éditeur Dans une maison bretonne, entourée d'un immense parc boisé, habitent trois femmes. La narratrice est une enfant rêveuse et menteuse que sa mère abandonne souvent à Teresa, la bonne mexicaine. L'enfant compte pour amis la poupée Nadine qu'elle aime surtout martyriser, Teresa dont elle apprécie les rondeurs et la cuisine gourmande et puis les arbres, auxquels elle est liée presque charnellement. Parmi ces arbres, il y a le grand hêtre, son arbre à rêves, son confident. Elle dont l'esprit fourmille de fables et qui comprend peu à peu qu'elle est une enfant du mensonge, à qui on cache un secret, a noué avec la nature qui l'environne un lien vrai, sincère. Aussi, quand un bûcheron est engagé pour nettoyer le parc, c'est tout son royaume qui est menacé. Comme elle, il connaît les arbres, mais il les tue. Incapable de rester inerte face au massacre de ses compagnons, gardienne jalouse de son petit temple de femmes, elle va faire de celui qu'elle surnomme "l'Indien" l'ennemi à abattre. Est-elle une sorcière toute-puissante ou une enfant fantasque et innocente, jouet de ses propres illusions ? Porté par la voix inquiétante et cruelle d'un personnage aussi inventif qu'audacieux, le premier roman de Fabienne Juhel aborde le passage à l'âge adulte dans ce qu'il a de plus troublant.
Nordin Magnus ; Clauss Lucile ; Stadler Maximilien
Nina vient à nouveau de déménager. Son père lui a promis que c'était la dernière fois. Heureusement, tout a l'air tranquille dans cette banlieue de Stockholm. Elle en oublierait presque les rumeurs que même ses meilleures copines ont déversées sur elle, dans son précédent lycée. Jusqu'à cette grande fête donnée par une fille de la classe, dans le quartier le plus luxueux de la ville...
Ils sont quatre, tassés dans un van, avec 2500 kilomètres de highway devant eux, depuis Vancouver jusqu'à Santa Fe. Il y a Mina, une petite brune mignonne qui photographie tout ce qu'elle voit. Moon, un grand Indien baraqué, le genre qui plaît aux filles. Blondie, une Chinoise teinte en blonde, comme Marilyn Monroe. Et Herb, qui a fui son ghetto de riches, les cendres de son grand-père sous le bras. Le van file au travers des forêts et des déserts. Un décor de western ou de road-movie, à part que c'est la vraie vie. Avec des rencontres, des rires, le souvenir des morts... et des coups de foudre! Biographie de l'auteur Née en 1960, Élise Fontenaille écrit des romans pour les adultes, dont le dernier, Unica (Livre de Poche), a reçu le Grand Prix de la SF 2008 et le Prix Rosny. Chasseur d'orages est son premier roman pour adolescents.
Résumé : Dernier vendredi avant les vacances de février, dans un collège de Marseille. Alors que rien ne l'annonçait, la communauté des élèves et des enseignants est victime d'un virus foudroyant. Au fur et à mesure de la journée, les morts se multiplient, le collège est mis en quarantaine, l'isolant du reste de la ville. Guillaume Guéraud nous offre, comme il sait si bien le faire, un livre-catastrophe hallucinant, à l'esthétique gore, comme les ados aiment.
Deux mois de stage dans un journal local, sur une île paradisiaque de Norvège, c'est une façon sympa de passer son été.Mais Engel a une grande gueule et une fâcheuse tendance à se faire des ennemis.Et comme elle n'est pas du genre à écrire de gentils articles sur la kermesse du coin, elle va mettre son nez et son appareil photo un peu partout... au risque de foncer tête baissée dans ce gui pourrait être sa première et dernière enquête.Un polar nordique haletant.Née en 1976, Ingelin R
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.