Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Antichrists et philosophes. En défense de Michel Onfray
Jugnon Alain
OBSIDIANE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782916447421
Il faut déclarer d'urgence l'impossibilité, pour la pensée du début du XXIe siècle, de ne pas être un prométhéisme sans complexes, autrement dit une dépense totale d'humanité, une prise d'armes et d'âmes, et un moyen à nouveaux frais de créer de nouvelles formes d'existence. La philosophie moderne se doit ainsi d'être populaire et démocrate, matérialiste et athée. Il y a une demande pour cela, il y a dans ce livre l'offre qu'il faut : défendre Michel Onfray contre les métaphysiciens, les hommes nouveaux de vieille obédience et les monotonothéistes de tous poils (dont Nicolas Sarkozy). Michel Onfray, en Prométhée délivré, se voit ici accompagné des antichrists et des philosophes dont il a besoin pour réagir à l'époque - intempestifs comme il se doit et grands vivants de surcroît: les Nietzsche, Politzer, Antelme, Mascolo, Deleuze, Althusser, pour les plus reconnaissables, et Benoît XVI pour le reste...
Alain Jugnon met Guy Debord, les textes de Debord, à l'épreuve d'une situation politique aujourd'hui marquée par la "restauration" sarkozienne: sa haine de l'art, de la littérature, de la philosophie... Le Devenir Debord n'est pas un livre de plus sur Guy Debord (sa vie, son oeuvre), mais avec Guy Debord, ici considéré comme un instrument de lutte contre une politique globale du capital qui tient l'homme pour rien, le réduit à rien (au mieux: le ridiculise; au pire:le nie). "La France n'est pas une démocratie. Une preuve: Guy Debord est mort et la France croit être vivante. [...] De fait, Guy Debord n'a jamais voté. Puisque ce qu'il voulait faire, lui, c'est nuire à la société: il nuisait et cette nuisance est la démocratie".
Deleuze et Guattari étaient des lecteurs sans pareils.C'est la raison pour laquelle Alain Jugnon les lit dans ce livre ; plus précisément, il lit avec eux Artaud et Kafka, Lacan et Klossowski, Büchner et Nietzsche. N'ont-ils pas assez lu Lautréamont ; il les lit pour eux, comme eux l'auraient lu, l'ajoutant à leurs lectures, avec les outils qu'ils ont créés pour lire. Nul mieux qu'Alain Jugnon n'articule les lectures nécessaires à la défaite de ce monde-ci et au surgissement d'un monde transformé : "Deleuze et Guattari ont commencé à dire dans leur livre premier, L'Anti-Oedipe : il n'y a plus de dialectique à penser ou bien d'histoires à raconter, mais il y aura des machines capitalistes et des machines désirantes, des guerres des sexes et des guerres des races, des combats de rue et des révolutions de palais, il y aura tout ça et plus encore, qui fera une bible humaine à revendre ou bien une philosophie populaire à inventer pour demain." (A.J.)
Je parle au hasard et il tombe sur moi. Le réel m'enchante comme toutes les histoires courtes. Une phrase écrite avec de vrais mots peut-elle mentir ? On ne sait jamais et pourtant il n'y a rien dont on ne parle pas.
C'est un chant clair, au rythme généreux et à la scansion brève, alerte. Le poète fustige les conflits identitaires et religieux, il fait aussi l'éloge de Tombouctou, la cité médiévale où s'est inventé pour l'Afrique le discours sur l'amour, ainsi que celui sur le savoir. La Saigne est un chant d'amour charnel et filial, car le poète offre son coeur " sans reddition ".
La thèse du Terrorisme à l'état gazeux est que la crise pandémique est plus que sanitaire : la puissance du coronavirus est aussi la puissance d'une métaphore. Oui, lorsque nous nous représentons cet agent microbien comme un " ennemi invisible et insaisissable " (discours d'Emmanuel Macron du 16 mars 2020), nous commettons une métaphore, c'est-à-dire un mensonge littéraire ; mais il est rare que les mensonges de ce genre ne murmurent pas une vérité. Notre civilisation produit des virus mutagènes et des barbares vaccinés : c'est dire qu'elle n'a au fond plus d'autre ennemi qu'elle-même. Certes elle se fortifie dans l'adversité, tout fléau la provoque à de nouvelles mutations et fait le jeu, en fin de compte, de sa propre stratégie. Nous n'avons certes pas à craindre pour elle, mais pour nous-mêmes. Nous avons à craindre le sort toujours moins respirable que fera aux individus la logique toujours plus implacable de son fonctionnement.