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L’ordinaire des savoirs. Une histoire pragmatique de la société vénitienne (XVe-XVIe siècle)
Judde de Larivière Claire
EHESS
23,90 €
Épuisé
EAN :9782713229640
Venise. Au début du XVIe siècle, la ville est l'une des plus peuplées de Méditerranée. Ses habitants sont nés dans la lagune ou sont arrivés de la Vénétie voisine, de Dalmatie ou de Grèce pour y travailler. Ils vivent à Cannaregio, à Castello, à Santa Maria Formosa, à la Giudecca. Les uns possèdent un immense palais, les autres louent un appartement sur un agréable campo ou une simple chambre garnie au ras d'un canal obscur. Ils sont commerçants, artisans et domestiques, tandis que quelques patriciens gouvernent les institutions de la Sérénissime. Au gré de leur cohabitation et de leurs conflits, jour après jour, ils construisent un monde commun. C'est cette société vénitienne que Claire Judde de Larivière saisit dans son quotidien. Au plus près de la documentation et des mots prononcés par les Vénitiens et les Vénitiennes, elle retrouve les pratiques et les normes élaborées collectivement et transmises de génération en génération : autant de savoirs ordinaires, spécifiques et situés, qui participèrent à façonner cet univers social singulier qu'on appelle Venise.
Jude Deveraux a commencé à écrire en 1976, a publié une vingtaine de romans et vendu plus de dix millions de livres aux États-Unis, Elle habite Santa Fe.
Résumé : "Je fais tout pour m'améliorer. Pour me séparer de certains de mes vices, j'en adopte de nouveaux, plus élaborés. C'est la seule méthode dont on dispose". Dancing with myself explore les émois érotiques d'un petit garçon attiré par les choses cachées et les mots inconnus, puis dévoile les rituels inventifs de ses obsessions d'adulte. A l'enfance rurale passée dans le dancing de ses parents succède une vie parisienne solitaire, soumise à l'omniprésence féminine. Du voyeurisme considéré comme un des beaux-arts de l'existence, aux risques et périls du jeune homme indiscret.
Résumé : En janvier 1520, le crieur public Pasqualin Durazin est chargé par les magistrats de Venise de proclamer une loi relative à l'écoulement des eaux usées et au ramassage des ordures. Il y a urgence à agir : cet hiver-là, les pluies abondantes font se déverser quantité d'immondices dans les eaux de la lagune mettant en péril la réputation de la ville et la santé de ses habitants. Vénitiens ! Vénitiennes ! nous invite à suivre la tournée du crieur public, de paroisse en paroisse, des palais des grandes familles patriciennes jusqu'aux étals des marchés, des bords du Grand Canal jusqu'aux arrière-cours des maisons populaires. Venise est une ville bouillonnante d'activité, densément peuplée, qui bruisse d'une multitude de langues et de visiteurs venus de toute la Méditerranée. Ancrant récit dans la description de la vie quotidienne des habitants, Claire Judde de Larivière raconte la ville à travers l'histoire de ceux et celles qui y travaillent, y nouent des liens familiaux et amicaux, s'y déplacent, y déploient des formes de sociabilité. Qu'est-ce qui fait communauté en cette fin de Moyen Age, dans une des villes d'Italie les plus puissantes de son époque ? Est-il possible, aujourd'hui encore, de percevoir les traces et échos de la ville qu'a parcourue Pasqualin Durazin ? Vénitiens ! Vénitiennes ! propose un récit captivant des dynamiques sociales, de la vitalité et de la beauté de Venise, une cité aussi unique que représentative des sociétés urbaines de la Méditerranée médiévale.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".