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L'art et l'architecture au temps des premiers aliénistes français
Jubinville Ginette
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343200941
Ce livre propose un regard inédit sur la période de la naissance de la psychiatrie en France, au début du XIXe siècle : c'est alors une science nouvelle qui se développe sous le terme d'aliénisme. Le pan d'histoire qui est raconté ici repose sur le discours porté par les oeuvres d'art commandées par ses fondateurs, notamment Philippe Pinel et Jean-Etienne Dominique Esquirol, les précurseurs. La nouvelle spécialité médicale instaure le traitement moral basé sur la communication entre l'aliéniste et l'aliéné et, cessant de le réduire à un être essentiellement autre, elle reconnaît pour la première fois la subjectivité de celui-ci, toujours présente même dans la maladie. Les aliénistes travaillent de concert avec les artistes tant pour exprimer leur idéal philanthropique, bienveillant et animé d'un réel espoir de guérison que pour répondre à la nécessité de construire leur légitimation au sein de la science médicale. L'aliéné est un être vulnérable de la société à qui imposer un modèle de raison, d'harmonie et de stabilité. On observe cette volonté dans les oeuvres du corpus étudié ici, soit de manière directe dans la représentation de l'aliéné pour les premiers traités psychiatriques, soit dans les portraits d'aliénistes qui induisent sa présence sous le regard du médecin, ou encore de manière implicite dans l'architecture asilaire qui sollicite sa sensibilité et sa cognition, en s'imposant comme le prolongement du corps de l'aliéniste. Ainsi, ce sont les débuts de la psychiatrie en cours de professionnalisation et d'institutionnalisation qui se dessinent et prennent espace dans cet ouvrage.
Les peuples méditerranéens, qui vivaient de manière quasi permanente dans la crainte d'une invasion, redoutaient ces Celtoi, Galates et Galli qui avaient assiégé Rome et saccagé Delphes. Leur bravoure et leur valeur guerrière étaient si redoutables qu'Alexandre, Denys l'Ancien, tyran de , Hannibal, Attale (Pergame), Cléopâtre elle-même, et finalement Rome les enrôlèrent volontiers comme mercenaires. Les Celtes pourtant n'ont pas écrit l'histoire de leurs conquêtes. Il faut la lire dans les Annales de ceux qui, sous prétexte de civiliser les Barbares, entreprenaient de les exterminer. Nos manuels voudraient encore nous persuader des bienfaits de "la paix romaine" sans prendre en considération qu'elle n'a pas duré quatre siècles en Gaule, mais tout juste soixante-dix ans ! Et que les généraux des Gaulois séditieux se faisaient acclamer empereur sur les champs de bataille... D'Homère à Callimaque, d'Eschyle à Catulle (Gaulois, lui-même), d'Apollonios de Rhodes à Xénophon, Cicéron ou Tacite, sans oublier Tite-Live et Hérodote, Polybe et Strabon, Ammien Marcellin et Salluste, de Pythéas le Marseillais à Ptolémée le Géographe, d'Eratosthène à Julien l'Apostat (qui adorait Lutèce), de Diodore de Sicile à Ausone (le Bordelais), d'Arbois de Jubainville inventorie, date et critique les sources méditerranéennes de l'histoire et de la civilisation celtique telle qu'elles sont parvenues jusqu'à nous.
Maladresses, m éprises, oublis divers mais aussi lapsus, erreurs d'audition ou de lecture, et bien d'autres petits ratés de la parole ou de l'action... Que reste-t-il à dire, après Freud, sur l'étrange vitalité souterraine des actes manqués ? Faut-il leur accorder de l'importance, et une importance égale ? Comment s'orienter dans ce clair-obscur ? Une fois ces jalons posés, c'est à une réjouissante exploration de ces caprices de l'inconscient que nous invite ce livre. Fourmillant d'exemples, elle nous mène au coeur de ce qui se joue de fondamental dans ces actes au plus haut point réussis.
Les langues et la littérature néo-celtiques nous donnent la solution d'une partie des difficultés que nous offrent les débris de la civilisation celtique transmis jusqu'à nous par les monuments de l'antiquité grecque et romaine" affirme Hubert d'Arbois de Jubainville, dès la Leçon inaugurale (14 février 1882) de son Cours de langue et littérature celtique, au Collège de France. Il n'est pas le premier à le dire ni à pratiquer les comparaisons éclairantes qui viennent des textes médiévaux ; Amédée Thierry, Henri Martin ou Gaston Paris s'y étaient livrés avant lui. Mais c'est au pays de Galles qu'ils avaient été demander leurs principaux éléments d'information, des éléments altérés par plus de trois siècles de domination romaine et par la puissance d'assimilation saxonne. Henri Martin avait signalé aux savants les manuscrits irlandais de Dublin, dès 1862 dans la Revue de Paris, mais il n'avait pas pu les utiliser. Et c'est le miracle, vingt ans plus tard : la langue et la littérature du vieil irlandais, qu'il a ardemment étudiées nourrissent de nouvelles perspectives. Grâce aux travaux de d'Arbois de Jubainville, on commence d'entrer dans une connaissance approfondie des civilisations celtiques. Marie-Henri d'Arbois de Jubainville, est un historien, archiviste et celtologue français. Fils d'un avocat, Henri d'Arbois de Jubainville naît à Nancy, où il est élevé au séminaire. Il se destine d'abord à l'état ecclésiastique, mais abandonne rapidement cette voie et entreprend, à l'image de son père, des études de droit. Il entre enfin en 1847 à l'Ecole des chartes, dont il sort premier de sa promotion en 1850 avec une thèse intitulée Recherches sur la minorité et ses effets dans la France coutumière au Moyen Age.
Résumé : Ouvrage indispensable dans la bibliothèque des passionnés d'épopées arthuriennes, "Les Celtes" propose une étude érudite et documentée sur les langues et la littérature celte (les classes lettrées chez les Celtes, les bardes, les druides, les File gaulois et irlandais...) que vient compléter avec bonheur le célèbre essai de Georges Dottin sur la religon celtique (sources, dieux, pratiques magiques et croyances religieuses, druidisme...)
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !