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Poésie verticale
Juarroz Roberto ; Munier Roger
FAYARD
32,55 €
Épuisé
EAN :9782213022499
Entre la table et le vide / il y a une ligne qui est la table et le vide / où peut à peine cheminer le poème, écrit Roberto Juarroz dans Poésie verticale. C'est sur cette ligne de crête, comme de partage entre deux mondes, que nous situent presque constamment les textes ici rassemblés, dont Julio Cortázar a pu écrire: "Il y a longtemps que je n'avais pas lu de poèmes qui m'exténuent et m'exaltent comme ceux-ci". Et Philippe Jaccottet: "Dès les premiers vers, on entend une voix autre, décidée, tranchante et rigoureuse. L'homme... médite avec hardiesse sur le lieu qu'il occupe, les rapports du dedans et du dehors, du centre et de la périphérie, de la parole et du silence, de l'absence et de la présence. Toute la suite est construite sur le jeu de ces antinomies, sur ces échos, ces renversements: une sorte de contrepoint de verre, lumineux, à peine coloré de tendresse ou d'angoisse..." Plus qu'aucune autre, la poésie de Juarroz s'achève en une expérience qui nous conduit bien au-delà des mots. C'est ce qui lui donne naturellement place dans cette collection, comme une des grandes voix de l'espace intérieur d'aujourd'hui.
Les poèmes qui composent la Quatorzième poésie verticale accompagnèrent les trois ou quatre dernières années de la vie de Roberto Juarroz. Le ton de l'ensemble est légèrement différent, car certains des poèmes ultimes reflètent une approche majeure de l'élément humain de la souffrance. Ces poèmes furent ceux qui exigèrent de lui l'effort le plus grand pour atteindre l'équilibre nécessaire entre la parole personnelle et la construction esthétique, entre l'intuition de monter et l'intuition de retirer : L'abîme n'admet pas l'ordre, Le désordre non plus. Et nous savons que tout est un abîme. Pourtant, Le jeu de la feuille et du vent S'achève toujours à l'endroit le plus exact. Et aucune feuille ne souille Le lieu où elle tombe. Il se peut qu'une feuille ordonne Ou peut-être désordonne Une autre face de l'univers.
Ecrire est une tâche profondément circonspecte, fervemment intime, quasiment furtive. Peut-être devrait-on se cacher pour écrire. Un jour les oiseaux finiront, mais il restera toujours un épouvantail. Peut-être un vol restera aussi. La poésie est un sable si sensible qu'il enregistre l'âge de notre ombre. Combien nous aimerions une porte que personne n'aurait à ouvrir. Afin de saisir vraiment une chose, il faudrait y déboucher de tous les côtés à la fois. L"unique rédemption du parcours est de ne pas arriver. Pour trouver un paradis, il faut avoir été expulsé d'un autre paradis. En revanche, pour rencontrer un enfer, aucun préalable n'est requis.
Chaque poème a quelque chose de l'éclair. Je ne dirais pas que le poème " est " un éclair, mais qu'il y a en lui un éclair. Tel est le point de départ, il implique une exigence, mais il est très difficile d'être fidèle à un éclair, de faire en sorte que le poème s'organise, croisse comme un organisme autour de cet éclair, cette petite illumination initiale. Très difficile qu'ensuite ne vienne pas s'y ajouter tout ce qui relève du caprice, de la virtuosité de celui qui connaît le langage. Non : il faut que les choses naissent comme naît un organisme, comme elles naissent dans un organisme ; que chaque cellule en laisse passer une autre, que chaque mot, chaque silence soient à l'origine d'un autre mot, d'un autre silence, qu'ils engendrent ce cycle, cette unité qu'est aussi un poème. R. J.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine