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L'Homme et la Société N° 210, 2019/2 : Humanité & animalité
Juan Salvador
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343217369
Dans un contexte de déclin de la biodiversité et d'extinction de différentes espèces animales, qu'accompagne une multiplication des animaux de compagnie depuis soixante ans (la moitié des habitants en possèdent au moins un, de nos jours, en France), se réanime un débat très ancien sur les relations entre humanité et animalité. Beaucoup de personnes donnent des noms humains à leurs animaux de compagnie, transgressant ainsi un vieil interdit tacite qui tend à disparaître. La prise en compte de la souffrance animale est considérée de nos jours comme de plus en plus légitime ; elle met en cause l'élevage et favorise différentes formes de végétarisme. On nomme "animalisme" ce vaste mouvement d'attention aux animaux et de volonté d'égalité entre eux et les humains. Cependant, l'animalisme consacre une égalité paradoxale en cela qu'elle nie aux humains - nonobstant qualifiés d'animaux - le droit d'être carnivore droit qu'elle reconnaît pourtant à d'autres animaux. Cet animalisme ordinaire a un versant plus scientifique. De nombreux auteurs, se revendiquant de l'Interspécisme et de l'éthique de l'environnement ou encore de l'éthologie, quelquefois de la psychologie évolutionniste ou de la paléontologie, mettent en cause aujourd'hui le clivage fondateur de l'humanisme et de la hiérarchie des espèces, renouant ainsi avec la sociobiologie des années 1970. Ils alimentent la réflexion de certaines fractions du mouvement de défense des animaux, ainsi que du mouvement écologiste (notamment "l'écologie profonde"). Le grand retour du naturalisme dans les sciences humaines met aujourd'hui en question les fondements de la socio-anthropologie en niant toute spécificité ou toute essence particulière à l'humain. Mais, en prétendant que les animaux ont une culture, créent des institutions équivalant aux nôtres, ne favorise-t-on pas l'anthropomorphisme et ne commet-on pas de grossières erreurs anthropologiques ?
L'ouvrage aborde les principales thématiques de la crise écologique sous l'angle des conflitsd'intérêts et des stratégies d'acteurs organisés; il explique le décalage entre la conscienceécologique aiguë de l'opinion publique et les résultats concrets en matière de réforme socioenvironnementale, pour mieux montrer pourquoi la transition écologique devra surmonter de gros obstacles et en quoi le champ de l'économie solidaire en constitue la voie la plus rapide et la plus sûre.
Pour ceux qui entreprennent une recherche de terrain dans le domaine des sciences humaines et sociales, l'éventail des techniques d'investigation est très large. Sur quels critères opérer ses choix méthodologiques et comment les mettre en oeuvre ? Ce livre propose un voyage à la fois initiatique et critique au pays des sciences sociohumaines. Il le visie sur le mode interdisciplinaire depuis les "lieux" et procédés où se produisent les connaissances scientifiques. Par delà les territoires spécialisés du paysage scientifique, cet ouvrage montre que l'unité de ces sciences s'appuie sur l'unité de l'humain à travers l'espace et le temps : que les manières d'expliquer ou de comprendre les personnes, les actions, les représentations ou les oeuvres ne sont pas en nombre illimité malgré la diversité des cultures et des manières de les aborder. L'approche est à la fois critique et pratique. En indiquant les apports et les apories, les verus et les limites, de toutes les techniques d'investigation utilisées dans la recherche empirique en sciences sociohumaines, on prétend à la fois éradiquer toute polémique stérile, montrer qu'aucune technique ne prévaut sur les autres et améliorer la scientificité des protocoles ...
Aujourd'hui, il est presque impossible de lire, écouter ou regarder les médias sans entendre parler de catastrophes écologiques, d'épidémies, d'empoisonnements, de jeunes gens à la dérive ou désocialisés, de " mal-vivre ", de tensions, etc. dans de larges secteurs des sociétés de " bien-être ". Comment en est-on arrivé à un tel paradoxe ? Le comprendre est la rude tâche à laquelle s'affronte la première partie de cet ouvrage qui aborde l'histoire du développement dans une perspective socio-anthropologique. La dégradation relative des conditions de la vie quotidienne au milieu et du fait de l'abondance, souvent appelée " mal de vivre " de manière un peu floue, peut être appréciée à travers quatre tendances lourdes inhérentes au développement des systèmes à forte croissance économique : les tensions spatio-temporelles, le déficit relationnel, l'éclatement du symbolique et l'incorporation, en pathologies, des dégradations de l'environnement. La description de ces quatre tendances constitue le cœur de l'ouvrage. La dernière partie propose un modèle de " développement - enveloppement durable " qui s'oppose à la société inhumaine au nom de l'autonomie des personnes mais qui tente aussi de préserver les conditions institutionnelles du développement humain pour garantir socialement et politiquement cette autonomie.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.