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Le Comédien désincarné
Jouvet Louis
FLAMMARION
15,09 €
Épuisé
EAN :9782080660336
Cet ouvrage constitue le plus important ensemble d' "observations cliniques " qu'un artiste ait laissé sur son art. Il marque aussi au plus haut point la conscience de Louis Jouvet qui, une fois délivré des tâches matérielles qui peuvent assaillir un directeur de théâtre, retournait aussitôt aux interrogations que l'art du comédien n'aura jamais cessé de lui poser. On pouvait ne pas être toujours d'accord avec Jouvet sur ses goûts et ses considérations, mais, dans ces notes trouvées parmi ses papiers, passe une émouvante confession. Gérard Bauër, de l'Académie Goncourt, a écrit à propos du " Comédien désincarné " qu'il " éclaire la figure de Louis Jouvet et lui donne sa physionomie durable. Nous le retrouvons à travers ces réflexions, nous voyons encore l'émoi qui le pâlissait avant son entrée en scène, suspendait en lui-même l'homme qu'il était, pour devenir cet artiste que ceux qui l'ont connu n'oublieront plus ".
Ces témoignages sur le théâtre réunissent des textes de dates très diverses mais où règne une remarquable unité de doctrine. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. Quatrième de couverture "Jouvet était un homme silencieux. Il n'aimait point discourir ni expliquer; que ce fût à une table de café, ou dans le cours du travail. les observateurs superficiels en étaient portés à conclure qu'il n'agissait guère que par instinct, ou suivant les dictées d'un goût d'abord lui-même instinctif. Cet ouvrage-ci leur donnera, je l'espère, une opinion différente et beaucoup plus nuancée..." Ainsi a écrit Jules Romains, à propos de ces Témoignages sur le théâtre, qui réunissent des textes de dates très diverses mais où règne une remarquable unité de doctrine. Le lecteur suivra avec émotion la recherche anxieuse que le plus passionné et le plus lucide des grands hommes de théâtre de notre époque mena pour chacune des oeuvres qu'il interpréta. Né dans le Finistère en 1887, Louis Jouvet débute au Vieux Colombier. En 1924, il reprend la direction de la Comédie des Champs-Elysées où la création de Siegfried de Giraudoux couronne sa double carrière théâtrale d'acteur et de metteur en scène. Installé à L'Athénée, il monte Don Juan, Le Tartuffe et La Folle de Chaillot. Professeur au Conservatoire, essayiste, Louis Jouvet interprète de nombreux rôles au cinéma. Il meurt à Paris en 1951. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Entre février et septembre 1940, Louis Jouvet fait travailler à Claudia, élève au Conservatoire national d'art dramatique de Paris, la seconde scène d'Elvire du Dom Juan de Molière. Ces leçons de théâtre, retranscrites dans le plus petit détail, sont l'occasion d'assister à l'apprentissage de la comédienne, d'entrer dans l'intimité de la relation de l'élève et du maître. Celui-ci tente de défaire de ce qu'il appelle "le moi encombrant qui la possède" et la conduit à s'investir tout entière dans le rôle, à jouer sans artifice. L'élève s'oppose, résiste, et peu à peu consent à la parole du maître. En 1986, Brigitte Jaques-Wajeman s'empare de ces cours pour en faire un spectacle au succès international : Elvire Jouvet 40. Benoît Jacquot en fera un film.
Voilà longtemps déjà que je pratique mon métier, que je le ressens, le surveille comme on surveille une habitude ; il me pénètre, et j'ai pris cette manie d'en chercher les effets en moi et dans les autres, d'en surveiller les manifestations". Les textes qui composent cet ouvrage sont extraits de l'important ensemble de réflexions que Louis Jouvet a transcrites au cours de répétitions, après le spectacle, en tournée, ou à l'issue de ses cours du Conservatoire. Écrites entre 1939 et 1950, ces notes méditatives prennent la forme d'une leçon unique sur l'art théâtral et le métier d'acteur.
Avec cet ouvrage qui fut suivi de Tragédie classique et théâtre du XIXe siècle, "Pratique du Théâtre" a réuni un choix de cours donnés par Louis Jouvet au Conservatoire national d'Art dramatique de novembre 1939 à décembre 1940. Se tenant également éloigné de la doctrine et de la recette, Louis Jouvet tentait, par un dialogue incessant avec ses élèves, de leur faire sentir quel doit être le comportement du comédien dans l'exercice de son métier. Sténographiés et fidèlement transcrits, les cours qui composent ce premier volume concernent l'oeuvre de Molière et la comédie classique. C'est donc à travers les plus grandes scènes de notre théâtre que Jouvet traite notamment de la diction, de la respiration, de l'interprétation du personnage, de la situation dramatique, de l'état physique et psychologique du comédien... Cet enseignement est destiné, selon les propres termes de Jouvet, à éveiller chez l'élève "la vision d'un personnage et, en même temps, la conscience de sa propre sensibilité. . ". , à lui faire découvrir "cette dualité qui va lui servir à établir, d'une part, un procédé d'exécution perfectible et, d'autre part, un moyen de se perfectionner lui-même". Cette préparation minutieuse à la pratique d'un des arts les plus complexes qui soient ne peut manquer de s'accompagner, venant de Jouvet, de digressions des plus fécondes sur le style d'un auteur, l'histoire d'une pièce, l'évolution d'un personnage, les caractères propres à une époque dramatique, enfin sur l'histoire et l'esthétique de cet art dont il fut l'un des plus prestigieux artisans.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)