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Arcadie. Essais sur le mieux-vivre
Jouvenel Bertrand de
GALLIMARD
12,50 €
Épuisé
EAN :9782070764624
Qui a conçu et défini l'expression " écologie politique " ? Qui a dès les années cinquante dénoncé la laideur et la dangerosité sociale des constructions de masse ? Qui a l'un des premiers imaginé le programme qui allait devenir celui de l'écologie industrielle ? Qui a compris très tôt que la durée du travail des cadres les plus productifs ne risquait pas de se réduire ? Qui a su durant ces mêmes années cinquante et soixante pressentir le risque climatique que nous encourions du fait d'une consommation croissante d'énergies fossiles ? Qui a su encore saisir à la fois le rôle et les limites du marché, à égale distance de l'éloge unilatéral des libéraux fanatiques et de l'anathème marxiste ? Bertrand de Jouvenel. Cela devrait suffire à réhabiliter une ?uvre dramatiquement oubliée. Avec Rachel Carson, René Dubos, Jacques Ellul, André Gorz, Ivan Illich et d'autres, de Jouvenel a été une des figures pionnières de l'écologie, et même l'une des plus fécondes. Découvrir Arcadie permettra au lecteur de mesurer la distance qui sépare cette tradition spéculative et politique des gesticulations politiciennes de nombre de ses représentants contemporains.
Cet ouvrage, à l'origine un cours destiné aux étudiants en Droit, expose avec clarté les différents facteurs qui ont influencé le concept d'Etat moderne, favorisé sa formation au cours du XIXe siècle, et des premières années du XXe. Prenant comme base l'année 1800, l'auteur étudie les changements concrets et idéologiques survenus depuis. Examinant successivement des notions comme la liberté, tant en Amérique qu'en France, ce qui lui permet des comparaisons particulièrement éclairantes entre les deux révolutions, la nation et ses rapports avec l'armée, la propriété et l'égalité, le libéralisme et la montée de l'économisme, l'idée d'association et le marxisme, Bertrand de Jouvenel pose, dans Une Histoire des Idées politiques aux XIXe siècle, les bases d'une réflexion essentielle à la compréhension de notre époque. Il se rapproche de ce qu'il considère lui-même comme un but idéal : "la constitution d'un Dictionnaire Universel des Maîtres mots de la politique". Evoquant, avec son érudition coutumière, Fichte, Tocqueville, Saint-Simon au Marx, il ne tombe jamais dans la sécheresse didactique, et comme il le dit : "l'esprit humain ne tend pas au vrai, il s'y heurte".
Voici donc le sixième et dernier volume de la série : "Au Diapason du Ciel", "Quand les Sources chantent", "Au seuil du Royaume", "En absolue Fidélité", "Comme un secret, comme une flamme". Les lecteurs de Roland auront suivi de message en message, et de livre en livre, l'évolution de son esprit et son essor dans les espaces de lumière. Cette version augmentée, paraît en 1992, donc exactement vingt et un ans après le décès de Marcelle de Jouvenel. Dès 1947, dominant son chagrin, elle avait commencé le combat destiné à promouvoir le problème de la survie examiné d'un point de vue mystique. Dans son grand salon de la rue de Rivoli, elle avait constitué deux cercles, l'un rassemblait dans l'après-midi des parents frappés par le deuil ; l'autre, qui se réunissait le soir, et dont je fis partie au début des années 60, des écrivains, des philosophes, des scientifiques, ainsi que des jeunes attirés par la méditation, la recherche spirituelle.
Résumé : " Notre produit le plus important, c'est l'être humain... Je crois que le progrès essentiel, c'est le progrès dans l'homme. " Ainsi Bertrand de Jouvenel résume-t-il sa philosophie. Dans La Civilisation de puissance, il développe un thème qui lui est cher : celui des forces nouvelles. C'est une véritable vision des conditions et des conséquences de notre existence actuelle : vision historique, qui enrichit encore la réflexion d'un humaniste persuadé que le bonheur dépend de l'homme ; vision politique qui cerne les apports d'un Marx ou d'un Adam Smith ; vision prophétique, qui nous fait entrevoir la destruction des fondements biologiques de notre espèce par la démesure de sa croissance économique.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.