Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dans les années profondes. Matière céleste. Proses
Jouve Pierre Jean
GALLIMARD
13,80 €
Épuisé
EAN :9782070328093
C'est une part de la grandeur de Jouve et de son importance pour l'avenir de l'esprit : qu'il a désigné allégoriquement, comme aucun poète de notre temps, l'origine de la religion de l'Art, et qu'il a su que cette origine est la violence. Sa croyance au rôle sanctificateur de l'Art n'a donc jamais cessé de se heurter au doute, au sentiment de la faute, à la difficulté du travail créateur - autant de témoignages d'un autre besoin, en lui, que celui qu'il nommait religieux, et de son intuition d'un autre devoir, éthique celui-ci, à accomplir, sinon à attendre de la poésie. D'où ce fait, en 1960, qu'il en vient à publier le recueil Proses - "quand l'oeuvre est intérieurement finie" -, dans lequel il se détache non seulement d'Hélène, mais encore de la forme versifiée, comme si la prose, comme telle, pouvait dire quelque chose que le vers n'aurait pas dite. On lira dans le poème Abîmes, de Proses, ce désenchantement à l'égard des sacrifices ayant rendu possible l'ouvre antérieure : "Il faut retirer sa foi de l'abîme." On surprendra, dans Le Prince, auprès de la mélancolie toujours orgueilleuse du célébrant de la forme, l'aveu soudain d'un souci censuré, celui de la compassion pour toute personne réelle, et de "l'amour le plus simple donné au passant quelconque". Et on rencontrera, avec Trésor - adressé à Blanche Reverchon -, peut-être le seul poème authentiquement d'amour que Jouve ait écrit, après tant de poèmes qui auront été ceux du désir" Jérôme Thélot.
Résumé : "Les Noces établissent l'ouverture de l'oeuvre de Pierre Jean Jouve : c'est le poème de l'entrée en poésie, de la naissance du poète à sa vocation désormais assurée. Nous savons que ce livre, auquel son auteur attribue une valeur inaugurale, efface et rejette toute une production antérieure. N'en fussions-nous pas avertis, la lecture de l'ouvrage nous révélerait de la façon la plus nette que le poète accède à l'exercice de poésie par la puissance du refus et par la volonté de surpassement. Le poème liminal (Songe) n'exprime pas seulement l'éloignement envers l'époque, mais la distance activement interposée entre le jour présent et une jeunesse irrévocablement révolue. Un seuil est franchi ; un pas est accompli en direction de la mort. "Le chant d'expérience est vieillesse". Mais c'est aussi la découverte de "l'esprit jeune", de "l'esprit de création gaie". Une allégresse enfantine et pensive devient possible. La puissance du refus, qui abolit avec violence, décide aussi d'un recommencement, d'une vita nuova. Le premier mouvement du poème Magie évoque un livre déchiré : le poète se retourne amèrement contre une erreur première de la parole. A la destruction rageuse succède la nouvelle injonction d'écrire, la nécessité accrue du langage : Et le poète était encore une fois illuminé Il ramassait les morceaux du livre, il redevenait aveugle et invisible, Il perdait sa famille, il écrivait le mot du premier mot du livre. Aveugle, illuminé ; faisant la nuit pour recevoir la lumière ; reniant un visage de lui-même, pour trouver sa voix selon la poésie ; perdant une première identité pour inventer une identité selon la parole..." Jean Starobinski.
Paulina Pandolfini. Née à Milan le 14 juin 1849. Fille cadette de Mario Giuseppe Pandolfini et de Lucia Carolina son épouse. Célibataire sans profession. A séjourné comme novice dans le couvent de la Visitation à Mantoue de 1877 à 1879. A tué à Florence, le 28 août 1880, son amant le comte Michele Cantarini. Condamnée par,jugement de la Cour de Florence en date du 12 avril 1881, à vingt-cinq années d'emprisonnement. A purgé sa peine dans la prison judiciaire de Turin jusqu'au 15 juin 1891, date à laquelle elle fut graciée.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Je pense à toi sans cesse. Rapporte aussi tes lettres à Nice que je les relise, dans les entractes que l'amour voudra bien nous laisser les plus courts possible.Je te lèche partout, te bois, t'adore, Lou adorable, je te prends toute, comme mon bien, mon seul bien, ma seule chose précieuse, la seule chose qui vaille la peine qu'on la désire, la seule chose qui vaille la peine qu'on soit soldat pour la défendre. Tu es cela mon Lou adoré, je t'embrasse.Guil."En 1914, Apollinaire rencontre Louise de Coligny et s'éprend d'elle aussitôt. Celle qu'il nommera Lou dans des centaines de lettres fascine le poète. Débute alors une passion amoureuse aussi intense qu'éphémère.Cette relation épistolaire, rythmée par la guerre, compte parmi les plus marquantes de la littérature française.Parmi ces lettres, dont certaines sont inédites, figurent des dessins, photographies et autres calligrammes chers à l'auteur.Notes Biographiques : 1880 - 1918. Issu du symbolisme, il publia ses premiers poèmes en 1903 et devint, dès la publication d'Alcools, en 1913, le chef de file de la poésie française moderne.
La seconde édition des Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste La Mort. --Sana Tang-Léopold Wauters
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.