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Oeuvres complètes. Volume 15 (1958)
Journet Charles ; Mougel René ; Mougel Dominique
LETHIELLEUX
50,50 €
Épuisé
EAN :9782249624476
Le présent volume recueille les publications de la seule année 1958, principalement occupée par le livre intitulé Théologie de l'Eglise. C'est "unabrégé" des deux premiers tomes de L'Eglise du Verbe incarné. Il répond au souci de Charles Journet de partager à un public plus vaste les splendeurs du mystère. Il n'en représente pas moins une nouvelle étape dans l'approfondissement des thèmes centraux de son grand traité comme celui de la sainteté de l'Eglise, et dans l'élucidation de questions importantes comme celles de la sacramentalité, ou de l'appartenance des non-catholiques et des non-chrétiens à l'Eglise. Dans la catégorie "Etudes", le texte intitulé "De la liberté dans l'Eglise" donne rétrospectivement un utile éclairage sur l'attitude profonde du théologien face à ce qui sera le grand événement de lavie de l'Eglise dans les années suivantes, la convocation du concile Vatican II. Parmi les textes publiés en 1958 dans Nova et Vetera, l'éditorial sur la torture, en pleine guerre d'Algérie, renouait avec les grands éditoriaux durantla Seconde Guerre mondiale. Enfin, en lisant le recueil de témoignages "Autourde Henri Bergson" et de son approche de l'Evangile et de l'Eglise, on se souviendra que Charles Journet baptisa Jeanne Bergson et fut proche de sa mère, après la mort du philosophe.
Résumé : Les trois livres publiés par Charles Journet dans la période 1952-1954 nous amènent au coeur de l'Evangile : les derniers mots de Jésus sur sa croix ; l'apôtre Pierre, dans une réponse aux propositions d'Oscar Cullmann ; la Vierge Marie, et le dogme de l'Immaculée conception. On pourra redécouvrir les rencontres avec de Lubac et Congar ; des études sur Augustin ; ou une chronique de la grande oeuvre du renouveau de la patristique qui réjouissait le théologien : la collection des "Sources chrétiennes".
Avec ces Entretiens sur la prière nous avons une des plus belles retraites prêchées par le Cardinal Journet. Le sous-titre en exprime l'inspiration profonde: La prière avec Jésus. La beauté de ces pages est d'abord dans leur accent: l'auteur parle d'expérience, nous le percevons aussitôt. Non que l'auteur parle de lui-même: il s'agit de quelque chose de plus profond, comme une note faisant vibrer d'une façon unique les exposés les plus simples.En contemplant Jésus priant, nous pénétrons dans le mystère de sa personne et de son humanité. Nous découvrons ainsi que "sous un firmament de sérénité, il y a place pour toutes les angoisses, toutes les questions et aussi toutes les confortations venant du ciel visiter l'humanité douloureuse du Sauveur".L'école de la prière ne nous fait pas seulement méditer sur la prière du Sauveur. Elle nous apprend, dans la familiarité des évangiles, à méditer sur les prières qui lui furent adressées, et que nous devons faire nôtres. Nous avons là des pages d'une grande fraîcheur. Charles Journet nous y initie, comme à son insu, à l'attention aimante avec laquelle il lisait l'Écriture. Il va aussi au-devant de nos questions.
Le thème des fins dernières occupe une place de choix dans la réflexion et la méditation du Cardinal Charles Journet. La retraite qu'il a prêchée sur ce thème en 1961 est ici retranscrite avec soin. La prédication de Charles Journet ne séparait jamais l'accompagnement spirituel et le rappel des vérités de la foi. Aussi, ces pages nous offrent une catéchèse remarquable qui, avec limpidité et fermeté, nous ouvre l'accès du mystère. Sûreté théologique, don pédagogique; une troisième qualité, plus secrète, concourt à la richesse de ces pages, témoignage vibrant d'une foi limpide et portée par une profonde charité. L'enseignement du théologien est illuminé par la sagesse d'en-haut. Il ne craint pas d'aborder ces mystères, dont on n'ose plus guère parler mais qu'on ne peut considérer sans amour, tels la création de l'homme, le péché originel, le purgatoire, l'enfer. Les questions plus difficiles que chacun se pose sont abordées directement; la réponse donnée est comme pénétrée d'un rayon de cette paix que nous posséderons quand nous aurons la vision de Dieu. Le chapitre final sur l'Église du ciel est, dans sa sobriété, lyrique d'une grande beauté. Il reverse sa lumière et sa paix sur l'ensemble du texte.
Dans le dialogue entre la foi et la culture, entre la conviction croyante et l'intelligence, se dressent deux belles figures lyonnaises: Joseph Vialatoux (1880-1970) et Jean Lacroix (1900-1986). Tenu à l'Université catholique de Lyon en janvier 2008, le colloque, dont ce livre rassemble les actes, a permis de valoriser l'apport et la mémoire de ces deux grands intellectuels, tous deux représentants d'une philosophie politique humaniste née à l'époque moderne et dont les valeurs permirent à leurs contemporains d'affronter avec courage et lucidité quelques-uns des grands défis que l'histoire lance à la morale, comme ce fut le cas avec l'apparition des totalitarismes. Ils témoignent ainsi dans leurs écrits et leur enseignement, en particulier dans le cadre de la Chronique et des Semaines sociales, de la fécondité du catholicisme social, prouvant ainsi la capacité de la raison et de la foi réunies de nourrir l'action. Les communications de ce colloque, marqué par le souci de la pluridisciplinarité, font valoir l'exigence d'une philosophie engagée dans l'histoire.
Résumé : Cet ouvrage de théologie étudie les questions relatives à ce qu'on appelle les fins dernières, parfois regroupées sous le vocable général d'eschatologie : la fin des temps, le jugement, le ciel, le purgatoire, l'enfer et la résurrection de la chair. Il veut rendre compte de l'affirmation qui termine le symbole des Apôtres : "Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle" ; ou celle qui achève le credo de Nicée-Constantinople : "J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir". La vie éternelle n'est autre que la gloire de l'âme et du corps dans la vision bienheureuse, dont la grâce est ici-bas le commencement. La fin de l'homme, ce qu'on appelle le salut, se joue sur la terre et dans l'histoire humaine. Tel est le dessein de Dieu de faire participer ses créatures (anges et hommes), par mérite et par grâce, à la béatitude éternelle de la Trinité. L'ouvrage est organisé en une série ordonnée de sept chapitres thématiques qui balaient l'ensemble des sujets classiques d'un traité De Novissimis dans une perspective plus large. Tout commence en effet avec la résurrection du Christ qui est la source et le fondement de l'espérance chrétienne, et qui s'achève dans la résurrection des corps et la transformation du monde ancien en monde nouveau. Si ce genre d'ouvrage est relativement rare dans l'espace francophone, il répond aux nombreuses questions que sa première édition avait suscitées. Profondément remanié, enrichi de nombreuses notes, il prolonge et approfondi une réflexion poursuivie par l'auteur depuis longtemps. En définitive, cet ouvrage se présente comme un traité de l'espérance chrétienne en ce début de XXIe siècle. Le frère Philippe-Marie Margelidon, o. p, est Professeur de théologie à la Faculté de théologie de l'Institut catholique de Toulouse. Directeur de la Revue thomiste, il enseigne à l'ISTA (Institut-Saint-Thomas-d'Aquin) et dirige le Studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.
Résumé : Qu'est ce que l'homme ? D'où vient-il ? Comment lui arrive-t-il de devenir humain ? C'est à partir de ces interrogations qu'une origine, en chacun, tend à se réactualiser continuellement. Elle émerge à travers chaque difficulté que nous rencontrons à civiliser les relations humaines. Comment être aidé à équilibrer sa santé physique, psychique et spirituelle ? Les récits à l'origine de notre civilisation parlent de ces finalités. Les sources de la nôtre, moyen-orientales, grecques, juives, chrétiennes, musulmanes, éclairent différemment ces questions. Quant aux fonctionnements de la société actuelle, ils continuent de rendre ces questions primordiales, et par le développement des moyens de connaissance, ils la problématisent de multiples façons. C'est à l'endroit de l'humain, toujours en question, que l'auteur a voulu se placer pour écrire cet ouvrage. À partir d'une lecture dont il laisse le lecteur interpréter les effets, il met en résonnance des données du monde contemporain et des textes originaires de notre civilisation pris parmi les récits évangéliques.
La théologie spéculative à la rencontre des mystiques La profondeur peu commune de la vie intérieure des mystiques est, à certains égards, une énigme. Au point qu'on hésite à voir en eux des exemples à suivre et des témoins de la perfection de la vie chrétienne à laquelle nous sommes tous appelés ! Faut-il, alors, soutenir que ce ne sont que des exceptions ? D'autre part, comment expliquer une telle différence entre eux et nous, si les vertus théologales de foi, d'espérance et de charité sont les mêmes chez tous ceux qui sont en état de grâce ? Ces questions sont lourdes de conséquences ! Et, qu'on le veuille ou non, on ne peut les éluder, pour la bonne et simple raison qu'elles sont au coeur de la définition de la sainteté. Le théologien n'a donc pas le choix : il doit les affronter. Encore faut-il qu'il ouvre son intelligence aux vérités mises en lumière par les docteurs mystiques, faute de quoi son analyse ne sera pas pertinente. Ce qui, pour un disciple de saint Thomas, devrait aller de soi ; à condition tout de même qu'il ne reste pas prisonnier de l'"esprit de géométrie". C'est aussi un des enjeux de ce livre !