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Journal d’un Pikinois indigné
Ba Hamidou Samba ; Ndiaye Cheikh Ahmadou Bamba
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782336484143
Le Journal d'un Pikinois indigné n'est donc pas une nouvelle plainte, crachée à la figure du monde et à la conscience de ses dirigeants. Il ne défend personne ; ne sermonne sur rien et ne déguise pas plus. C'est le récit simple d'une vie banale qui contient toute l'histoire du monde. C'est le quotidien littéral de tout Pikinois, de chaque homme sinon. Hamidou Samba BA dit ce qu'il voit. Hamidou Samba BA est animé par ce qu'il voit. Hamidou Samba BA donne vie à ce qu'il voit. Son style laconique, voire lapidaire, tantôt décontracté, tantôt grave, traduit, au-delà de ses instincts taquins, la nonchalance d'une vie qu'il n'a connue que par procuration. Hamidou Samba BA parle des autres ; ces autres qui ont compris la vie autrement et qui pourtant sont si proches de lui. Qui osera dire qu'il a été simplement formaté à l'école, au moyen des livres au sujet desquels il se félicite de s'être goulûment nourri ? Comment pourrait-on voir en lui le portrait standard du Pikinois visiblement perdu entre débauche, labeur, désoeuvrement, lassitude, espérance et indifférence ? De toute évidence, aucun de ces deux profils n'est le sien. Extrait de la préface, Cheikh Ahmadou Bamba Ndiaye, IEP Paris, mai 2014
Le Delta central du Niger, encore appelé Macina, donne l'impression d'un pays indéchiffrable, incompréhensible, de tous les contrastes. Avec ses immenses potentialités. Son cheptel inquantifiable. Ses vestiges. Ses marabouts. Ses talibés. Sa réticence à l'école des Blancs. Ses stratifications sociales immuables depuis le temps de l'Empire théocratique peulh. Ses femmes peulhes qui, depuis des siècles, parcourent de longues distances à pied pour vendre le lait de vache afin de faire face aux besoins quotidiens. Sur ce pays complexe, décideurs et développeurs s'acharnent avec des théories et des pratiques souvent inadéquates. A l'Indépendance du Mali, la nouvelle administration se substitue aux anciens cantons. Les gestionnaires des terres et des pâturages sont marginalisés dans la gestion des ressources pastorales. Pour certains observateurs, "ce coup de force" de la nouvelle administration constitue le point de départ d'un désordre, qui persiste. Le pays n'est-il pas qualifié de poudrière, tant les conflits sont nombreux et récurrents, liés à la gestion de l'espace et des ressources, aux manipulations politiciennes? Dans le Delta, une des premières contraintes ressenties par les intervenants extérieurs est la "culture du conflit". Dix ans après avoir mis en place un programme d'éducation civique et de gouvernance, nous sommes toujours frappés par les pesanteurs qui marquent la région. Le Delta est considéré, à raison, comme un pays conservateur. Biographie: Boubacar Ba est né à Korientzé, dans le delta central du Niger. Il est diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration du Mali, option Sciences juridiques. Du temps de l'Etat théocratique (19e siècle) aux reconfigurations et restructurations profondes de l'ère démocratique, Boubacar Ba promène sur le Delta un regard intérieur et critique à la fois. Son approche, qui est celle d'un opérateur en développement, est documentée par plus de dix années de terrain. Comme personne ressource, son expérience en fait un homme documenté et un conseiller avisé. Il avance dans cet ouvrage des pistes de réflexion et des schémas pour l'action, particulièrement utiles, en ces temps où l'impasse du développement en Afrique commande d'inventer des concepts et stratégies innovants.
Quand j'étais tout petit on m'appelait Tollogne-Tatogne. J'habite quelque part dans une savane de l'Afrique de l'Ouest et j'appartiens à la grande famille des Peuls. Nous sommes un peuple de pasteurs nomades ou semi-sédentaires, éparpillés un peu partout dans le Sahel, sur toute la bordure sud du Sahara. On nous donne quelquefois des noms différents : Peuls, Foulbés ou Foulanis. Notre langue s'appelle le Poular ou Foulfouldé. Notre peuple se subdivise en plusieurs groupes : Ourourbés, Woddbés, Djengelbér etc. ; moi j'appartiens à la grande famille des Ourourbés. À ma naissance, j'ai été rasé suivant la coutume de mes pères ; trois touffes de cheveux garnissaient mon crâne rasé : une sur le haut du front, une autre au milieu du crâne et la dernière sur la nuque.
A l'analyse, cet ouvrage n'est pas seulement une radioscopie des Forces armées sénégalaises ; il a une valeur essentiellement didactique en ce qu'il permet d'appréhender à la fois la quintessence des missions exécutées aussi bien dans les domaines de la sécurité, dans son acception large, et le rôle éminemment important joué, de façon subsidiaire, dans la préservation de l'Etat de droit et la contribution au développement. Les témoignages de plusieurs hautes autorités civiles et militaires évoquées çà et là, pour étayer certains postulats, donnent une dimension historique à l'ouvrage et lui confèrent la complétude attendue d'une oeuvre savante. L'auteur a d'ailleurs raison de le dire : le militaire sénégalais est peu connu comme l'institution à laquelle il appartient qui présente plusieurs figures. En fait, les Forces armées renvoient à l'image d'un Janus bifrons dont l'une des faces incarne une corporation délégataire de la violence légitime de l'Etat et l'autre une entité qui contribue sans relâche à l'oeuvre de construction nationale et au rayonnement du pays. Extrait de préface du Général de corps d'armée Mbaye Cisse.
Dado, l'héroïne de ce premier roman, est envoyée à Dakar par ses parents. Elle doit vivre chez son cousin Pathé, qui veut une seconde épouse, la première ne lui ayant pas donné d'enfants. Ne dit-on pas chez eux " les cousines sont faites pour les cousins " Mais l'épouse mène la vie dure à Dado, qui décide de partir. Mais une jeune femme sans époux aujourd'hui en Afrique n'a pas la vie facile. Pour Dado, devenue domestique, cela se traduira par toutes sortes d'abus et d'exploitations, jusqu'à la mort, tragique et pourtant banale. " C'était un drame de plus. On ne peut plus les compter, ces drames... "
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.