Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le chant du singulier
Jourdain Stephen
ORIGINEL ANTONI
18,00 €
Épuisé
EAN :9791091413237
Ce qui m'est arrivé quand j'avais seize ans. En fait il ne m'est rien arrivé du tout. C'est vrai que c'est l'événement le plus colossal que l'on puisse imaginer, on ne peut pas trouver d'adjectif qui soit à la hauteur de la dimension de l'événement mais soyons francs, il ne s'est strictement rien passé, "ce qui a été, a été", "le rouge, devient rouge", c'est vrai que c'est un événement inoubliable, "moi, devient moi, suis, devient suis", inoubliable, mais en fait rien, un non-événement, rien, absolument rien. Celui qui vit cet événement énorme, s'attendrait à ce qu'il y ait des retombées, qui nous permettent de gérer notre vie le moins mal possible : - que Dieu (dieu, c'est moi) que Dieu-moi nous prodigue ses conseils, infléchisse le court de nos vies, nous fasse changer d'opinions - non, rien, aucune retombée, rien, le fleuve de toute les choses continue à couler majestueusement, simplement avant il y avait des bouchons, il ne coulait pas très bien, là le torrent dévale majestueusement, mais strictement rien n'est changé.
Que se passerait-il si un passionné de vie intérieure tombait passionnément amoureux, non d'une abstraction, mais d'une femme ? Que se passerait-il s'il vivait passionnément cet amour sans renoncer d'un iota à sa passion de la vie intérieure ? Que se passerait-il s'il était un écrivain et de tout cela faisait un livre ?... Cela donnerait Ambre, un livre de métaphysique romantique ou de romance métaphysique. Stephen Jourdain aime Ambre d'un amour absolu. Ambre qui est - dit-il - "un génie de l'intériorité", "un ouragan de sens". Or, pour lui qui est dédaigneux de toutes les soutanes de la bonne pensée et de la morale, " le sens, aspiration première de la Vie, transcende l'humaine logique. Le Sens est d'origine divine il fuse comme un chant de l'entendement des Dieux - qui pensent poétiquement". Pour S.Jourdain, l'essentiel est de "sauver l'instant éphémère", d'être. Et "être est une condition par essence active. Être, ça ne se subit pas, ne se calcule pas, ça s'accomplit, ça se danse". " Ambre " est un livre unique, comme son auteur, un récit, chargé de fulgurances poétiques et philosophiques, qui nous dit la transperçante splendeur présente dans l'amour- passion.
A l'âge de seize ans Stephen Jourdain connaît l'éveil ; ne se référant à aucune tradition religieuse, l'éveil est pour lui "la plénitude de l'humain". Stephen Jourdain nous apprend à naître à nous-même, à ne jamais nous perdre dans un pseudo-réel illusoire ou fictif que nous prenons pour la réalité quotidienne. Il nous enseigne surtout la possibilité d'être inaltérablement en recul par rapport à notre identité, sans pour autant récuser les couleurs de la vie. C'est paradoxalement de cette distance à soi que jaillit la personne humaine dans sa plénitude suprême. La "bonne nouvelle" qu'il délivre exige à la fois un regard d'enfant et une vigilance de tous les instants. Il est impératif de "veiller", de laisser brûler le "je suis" fondamental sans l'abandonner jamais dans les cendres de ses attributs. "La conscience - dit-il - est cette lumière immatérielle qui révèle à lui-même notre être intérieur, cette miraculeuse transparence à soi de notre présence. Ceci est le mystère des mystères !"
L'évidence dont témoigne Stephen Jourdain va surprendre et dérouter, elle a le son de la subversion : c'est la découverte vivante de l'identité "première personne", MOI. Non pas le moi terrestre - inconscient - mais le Moi de mon esprit - acte de pure conscience. Il faut nous mettre à rugir et transformer en lion ce veau que nous acceptons d'être : nous mettre enfin debout à l'intérieur de nous-même et comprendre que tout n'existe que maintenant : notre présent est notre seule demeure. Dans une évocation lumineuse et transparente, S. Jourdain démonte pièce après pièce les mécanismes de notre pensée, de nos illusions et de nos impasses pour nous suggérer une liberté inouïe. Il aborde ici - pour la première fois - de nombreux aspects subtils de l'éveil et nous donne des informations capitales.
La spiritualité compte aussi ses prodiges : Stephen Jourdain est de ceux-là. Il nous parle de cette "merveille sans nom" : l'éveil qui est pour lui "la plénitude de l'humain". Ces conversations constituent un document extraordinaire quant à la nature de cet éveil dont beaucoup parlent mais que peu connaissent. La teneur de l'éveil est une rupture par rapport à la qualité de perception habituelle et la disparition de la brisure entre "moi" et "le reste". Il nous faut dépasser cette brisure pour sentir l'apparition d'une unité au sein de la dualité. Ce voyage au centre de l'éveil fait éclater les cadres souvent étroits du petit monde de la "spiritualité". L'Irrévérence de l'Eveil est ici présenté en sa version intégrale augmentée d'un considérable "bonus", composé de nouveaux dialogues entre Stephen Jourdain, Gilles Farcet et Denise Desjardins, ainsi que de textes inédits.
L'auteur nous parle de sa vie, de façon poétique, littéraire, universelle. Ses partages d'expérience peuvent inspirer et donner confiance aux jeunes lecteurs. Les lecteurs âgés vont reconnaître un compagnon sur le chemin de la vie, un sentiment de confirmation et de partage. Une question centrale de ce livre est la quête du bonheur. L'auteur se considère heureux, malgré les souffrances qu'on traverse en tant qu'être humain. Est-ce vraiment le bonheur ? Pas exactement, car le bonheur est un sentiment éphémère. Etre heureux signifie se sentir vivre, respirer – sentir que la vie est plus grande que l'ego. C'est cette intimité avec la vie qui permet de se comprendre soi-même, qu'on bénéficie d'une situation enviable ou qu'on soit marginal. Le libre arbitre est une deuxième interrogation essentielle. Faut-il suivre les circonstances de la vie ou faut-il frayer son chemin à contre-courant ? L'auteur décide de suivre les circonstances et retrouve dans ce champ une capacité à orienter sa vie. . Une force le rappelle à l'intimité de son être – il habitait avec lui-même et en était positivement ravi. A l'issue de cette maturation spirituelle, l'auteur vit aujourd'hui à la campagne, entouré de gens qui l'écoutent et suivent ses conseils. Est-ce qu'il est éveillé ? Oui, au fait que l'être-heureux n'est pas un abri contre la morsure du monde. Quel conseil peut-il donner ? Se lever tous les matins, essayer de faire son mieux, être soi-même, être naturel.
Résumé : Quand l'exercice de la rétrospective s'ancre dans le moment présent... Voici le témoignage du cheminement d'un être-heureux qui voit en quoi il ne sera jamais complet. Face à la vie, il ne reste que l'humilité devant l'inconnu.
Kodo Sawaki est considéré comme l'un des plus grands maîtres zen du XXe siècle. Certains de ses disciples, notamment Taisen Deshimaru, ont eu une grande influence sur le zen en France et dans toute l'Europe. Les enseignements dans ce recueil affirment que l'Homme doit se trouver et créer sa propre vie. "Chacun d'entre nous se dresse telle une falaise au plus haut du ciel. Aucune comparaison n'est possible : tu es toi, je suis moi. Tous se moquent de toi parce que tu n'es qu'un bon à rien ? Il suffit que tu te trouves toi-même. Découvre la nature de tes propres talents. Enracine-toi fermement en toi-même, demeure en toi-même de façon stable. Apprendre à se connaître - existe-t-il quelque chose de plus extraordinaire ?" ? Kodo Sawaki