Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aux origines de la transhumance. Les Alpes et le vie pastorale d'hier à aujourd'hui
Jourdain-Annequin Colette ; Duclos Jean-Claude
PICARD
49,70 €
Épuisé
EAN :9782708407596
L'histoire de la transhumance, pour beaucoup, commence au Moyen Age. Elle est alors, c'est incontestable, un fait majeur de la civilisation de la montagne. Les longues marches des troupeaux et des bergers transhumants imprègnent la vie économique et toute l'organisation sociale des régions qu'elles mettent ainsi en contact. Mais on découvrira dans cet ouvrage que l'élevage alpin est habitué de longue date - dès le Ve millénaire - à jouer des complémentarités naturelles entre plaines ou vallées et pâturages d'altitude. La découverte récente des bergeries romaines de la Crau incite même à se demander si, comme en Italie, comme en Espagne, où ces pratiques sont bien attestées, la pax romana n'aurait pas rendu possible une première expérience de la transhumance à longue distance. Enfin, parce qu'elle perdure, la transhumance n'est pas seulement un fait historique et un patrimoine collectif. Réalité ethnologique et sociologique, cette "admirable construction humaine" (Georges Duby) ne serait elle pas, dans la mesure où elle préserve les conditions d'un rapport équilibré avec les milieux naturels, un modèle acceptable de développement durable? Textes, cartes et graphiques, documents archéologiques, iconographiques et photographiques construisent ensemble une approche globale et pluridisciplinaire de la vie pastorale dans les Alpes.
Biographie de l'auteur Auteur maintenant confirmé, Hervé Jourdain est capitaine de police au sein de la Brigade Criminelle de Paris. Féru d'histoire de la justice et de la police, il a déjà été récompensé par le Grand Prix des lecteurs VSD du polar.
« Dans les Alpes voisines du ciel, à l'endroit où, écartées par le dieu grec, les roches vont s'abaissant et se laissent aborder, il est un lieu sacré où s'élèvent les autels d'Hercule. L'hiver le couvre d'une neige éternelle, jamais il ne s'adoucit aux rayons du soleil déjà fort ni au souffle de la brise printanière. » Ce lieu « tout hérissé de glaçons et de frimas de l'hiver », c'est celui que foulent César et ses soldats venus « fermer la route des Alpes » aux Gaulois menaçants. Et, si l'on s'étonne peut-être de découvrir les cols alpins parmi les paysages du Satiricon de Pétrone, on s'étonne plus encore de rencontrer en ces lieux le souvenir de l'Héraclès grec et la trace des autels de l'Hercule romain qui le prolonge. Entre Protohistoire et histoire romaine c'est ce moment de découverte et d'appropriation des Alpes par les Grecs et les Romains que cet ouvrage a choisi de traiter. Une lecture attentive des textes permet d'en mieux comprendre la rencontre, éclairés qu'ils sont de l'indispensable confrontation avec l'archéologie et les sciences nouvelles que cette dernière interroge désormais.
Résumé : Créez vos propres jouets ! Avec du carton de récupération, inspirez-vous de cette vingtaine d'idées pour construire et imaginer des jeux et jouets pour les plus petits. Des simples cubes au moulin, du château au bateau pirate, de la grue au chapeau fleuri, vous trouverez dans cet ouvrage de quoi passer du temps en famille de façon créative et à moindres frais ! Ne jetez plus vos cartons, faites-en des merveilles.
La Méditerranée... le bleu profond des anses et le rose des toits, le sol sombre des pentes et du vignoble, le vert cendré des oliviers et la flèche sombre des cyprès, les pierres sèches et les fontaines... La Méditerranée, c'est aussi Alger la Blanche, le blanc et le bleu de tant d'îles grecques, la vision minérale des "? villes mortes ? " du Levant, le chant des norias, la couleur chaude des sables de l'Orient profond. Dans ce portrait à deux voix, celle d'une historienne et celle d'un géographe, se dévoile ce monde méditerranéen et la façon dont il a été pensé, façonné et sans cesse réinventé par les Anciens, les Modernes et nos contemporains. La Méditerranée, multiple et diverse, est pourtant marquée par une étonnante unité, très tôt ressentie. Comment expliquer cette conscience aiguë d'un espace, d'un milieu particulier - cette "? méditerranéité? " ? Colette Jourdain-Annequin et Paul Claval retracent la manière dont les Grecs, les Romains puis les botanistes, géographes, artistes ou historiens ont perçu cette mer intérieure, en s'appuyant sur le climat, les paysages, les mythes, la cartographie, les langues, les religions, les savoir-faire ou les genres de vie partagés. Le XIXe ? siècle a été en cela un puissant vecteur de l'idéalisation de ce territoire, avant que Braudel ne pose les bases de toute étude sur le sujet. C'est un espace unifié par des traits largement partagés, mais aussi un lieu d'échange complexe fait de conflits ou de rivalités, qui ressort de cette étude.
Le sujet est vaste et nouveau. Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, dits bronzes d'ameublement ou d'or moulu, sont de plus en plus recherchés et appréciés. Aucune étude d'ensemble n'a été écrite à leur propos et les sources publiées sont rares. Quelques articles, trois ou quatre monographies, des rassemblements d'images, un dictionnaire des bronziers limité aux lettres A-C, tout cela plus ou moins périmé, tel est le bilan. Il fallait un manuel. Le voici. Annoncé et attendu depuis de nombreuses années, ce livre résulte d'un long mûrissement du sujet, d'un travail approfondi, d'une solide expérience, d'une réunion unique de documents inédits, la plupart donnés en index. L'auteur eut la chance d'être pendant trente ans conservateur du département des objets d'art au Louvre, dont il a accru souvent avec éclat les très riches collections, en même temps qu'il en renouvelait la connaissance et l'étude. Par sa formation de chartiste et par son contact quotidien avec les ?uvres d'art, il a su allier l'érudition du savant et le flair de l'amateur. Ses travaux sur l'art décoratif de Paris et de Versailles au XVIIIe siècle nous ont valu des volumes sur le mobilier français, les collections royales, le château de Versailles, la manufacture de Sèvres, la manufacture de la Savonnerie, qui tous font autorité dans le monde des collectionneurs, des historiens et du commerce international. Le présent manuel s'inscrit dans la même lignée.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
Enseignants et chercheurs en histoire médiévale ont en France une activité considérable et reconnue au plan international. En dehors des livres et des manuels qu'ils produisent, ils donnent une part importante des fruits de leurs recherches à des ouvrages collectifs, des périodiques et des encyclopédies. Il est donc nécessaire de procéder à un regroupement de leurs articles dispersés pour permettre à un large public de prendre connaissance de leurs résultats, de leurs hypothèses, et de leurs projets. La collection consacrée aux médiévistes français répond à cette préoccupation. Ici la personnalité du médiéviste dorme au livre toute sa cohérence. La Bible a été dans le haut Moyen Age le noyau de la création artistique, littéraire, intellectuelle. Or les historiens la négligeaient, la reléguant dans le champ de l'histoire ecclésiastique. Ce livre brasse les acquis récents et illustre deux thèses : la Bible il contribué aux fondations d'une communauté de culture en Europe ; aux mains des laïcs bien avant la Réforme du XVIe siècle, elle a été pour eux l'outil d'une conquête éthique et spirituelle. La Bible ainsi retrouve la place qui lui a trop longtemps été refusée.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.