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Le grand chant. Pasolini - Poète et cinéaste
Joubert-Laurencin Hervé
MACULA
49,00 €
Épuisé
EAN :9782865891399
Joubert-Laurencin, avec qui nous avons publié les deux volumes du critique de cinéma André Bazin en 2018 et Accattone de Pier Paolo Pasolini, scénario et dossier, en 2015. Il s'agit d'un travail de fond, mené depuis de nombreuses années par l'un des plus grands spécialistes de Pasolini, qui permet au lecteur de suivre l'extraordinaire production d'abord littéraire puis cinématographique d'un artiste à l'écriture polymorphe. Organisé de façon chronologique, l'ouvrage révèle comment la poésie et la littérature ont nourri les films de Pasolini en mettant au jour un système qui s'apparente à de l'orfèvrerie - à la manière d'un vitrail dont les détails de fabrication de chaque couleur nous seraient exposés. Le manuscrit s'approche des deux millions de signes et s'accompagne d'un système de notes et d'annexes qui permet de mentionner tout ce qui a été publié sur Pasolini. Si de nombreux livres existent sur Pasolini, celui-ci est unique en ce qu'il entreprend de saisir toute la vie et l'oeuvre de l'artiste. Ce projet d'envergure s'inscrit dans les célébrations du centenaire de la naissance de l'artiste en 2022.
Bazin André ; Joubert-Laurencin Hervé ; Eugène Pie
Les Ecrits complets d'André Bazin (1918-1958) rassemblent pour la première fois tous les articles écrits par celui qui fut, sans conteste, l'un des plus importants critiques de cinéma mondiaux. Cofondateur des Cahiers du cinéma, figure tutélaire des jeunes critiques et cinéastes de la Nouvelle Vague, ce théoricien majeur de l'après-guerre aux multiples apports n'a jamais cessé d'être passionnément discuté jusqu'à aujourd'hui. C'est pourtant un Bazin largement méconnu que le lecteur découvrira au fil de ces pages. Ce dernier pourra y suivre à la trace la pensée du premier critique de cinéma du Parisien libéré (à la Libération de Paris), de Radio-Cinéma-Télévision (ancêtre de Télérama) et de France Observateur (devenu le Nouvel Obs), du premier chroniqueur et théoricien de la télévision française naissante qui, observant les films et les émissions télévisées au jour le jour, cartographie sans boussole ni soutien les multiples bouleversements esthétiques et techniques du cinéma. Dans le sillage de ce découvreur du néo-réalisme s'intéressant à toutes les parties du cinéma, écumant les festivals alors naissants afin de documenter les productions du monde entier, c'est un foisonnant corpus de films qui s'offre à l'exploration renouvelée du lecteur. Face à l'animateur de ciné-clubs, l'envoyé spécial, l'interviewer et le théoricien, celui-ci jugera toute l'étendue d'une écriture éprise d'ouverture, diversement adressée au public populaire des quotidiens et aux érudits des grandes revues intellectuelles de son époque (Arts, Esprit, Les Temps modernes), sans jamais perdre sa précision d'observation, un discret humour, le goût du paradoxe et un désir constant d'équité dans ses évaluations.
Résumé : Critique de cinéma, et plus encore écrivain de cinéma, Serge Daney (1944-1992) est un participant essentiel de l'aventure intellectuelle des Cahiers du cinéma. Dans cette première étude consacrée à l'oeuvre critique de Daney, Pierre Eugène reprend chronologiquement les écrits pour en saisir les fulgurances et les métamorphoses. Le brio théorique, les crises polémiques, les évaluations sauvages et l'obscure pédagogie de chacun de ses textes dessine une histoire en lignée brisée, solitaire et solidaire. Daney et les Cahiers du cinéma, ont ressemblé à leur époque sans ressembler à personne - avec une boussole, qui est aussi la méthode de ce livre : écrire, c'est savoir relire.
e volume réunit quatre études tirées de publications destinées à l'origine à accompagner les enseignants qui emmènent leurs élèves au cinéma. Les films analysés sont: Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise. Pour chacun, un résumé, une bibliographie, une image-ricochet, un déroulant retraçant le film, l'analyse d'une séquence et des promenades pédagogiques.
Joubert-Laurencin Hervé ; Eugène Pierre ; Fauvel P
Ce livre collectif a pour projet de faire connaître plus largement l'importance des écrits et des films de Jean-Claude Biette. Rédacteur aux Cahiers du cinéma, cofondateur de la revue Trafic, ami proche, entre autres, de Serge Daney, de Pier Paolo Pasolini et du couple de cinéastes Straub-Huillet, Jean-Claude Biette a su lier de manière originale et sans équivalent l'écriture de textes sur le cinéma à sa propre écriture cinématographique. Parmi les écrits suscités par le cinéma, tous aujourd'hui édités par P. O. L. , sa voix apparaît comme l'une des plus singulières et des plus profondes. Il a notamment tourné avec Jean-Christophe Bouvet, Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, réalisant des films où l'humour accompagne la dérive amère des temps et des individus. La parution de cet ouvrage s'impose d'autant plus que le nom de Jean-Claude Biette revient de plus en plus dans les réflexions critiques actuelles. Il est en outre fréquemment cité comme une référence par des jeunes cinéastes français contemporains. D'une manière plus générale, l'intérêt pour ses films s'avère de plus en plus sensible pour les connaisseurs et les amateurs de cinéma, rendant nécessaire la publication d'un ouvrage sur la passion toujours vécue par Biette pour le cinéma.
Résumé : Clement Greenberg est le critique d'art américain le plus influent du XXe siècle - et ce livre, son maître-livre. Deux générations d'artistes et d'historiens de l'art moderne en ont tiré une manière de penser et, pour certains, de peindre et de sculpter. Toute la New York Scene s'est définie pour ou contre Greenberg - mais toujours par rapport à lui et des centaines d'articles polémiques lui ont été consacrés. Qu'est-ce que l'art moderniste ? Qu'est-ce que le mainstream, de Manet à Pollock ? D'où vient l'explosion de l'art américain d'après-guerre ? A quoi tient l'importance de Monet et de Cézanne aujourd'hui ? Y a-t-il une spécificité de la sculpture contemporaine ? Faut-il préférer l'art abstrait ? Que vaut la peinture française depuis 1945 ? Kandinsky, Rouault, Soutine, Chagall sont-ils surfaits ? Le cubisme est-il la grande révolution artistique du siècle passé ? C'est à ces questions que Greenberg répond dans Art et Culture : trente-huit articles - tous de circonstance - qui sont devenus autant de références pour la critique internationale. Parfois rigide et partial, mais toujours passionné et provocant, Art et Culture est un livre irremplaçable.
Au cours des années 1920, la photographie est devenue une "arme dans la lutte des classes" , selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les Etats-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.