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Orient et Occident méditerranéens au XIIIe siècle. Les programmes picturaux. Actes du colloque inter
Joubert Fabienne ; Caillet Jean-Pierre
PICARD
65,00 €
Épuisé
EAN :9782708409224
La production picturale du xiiF siècle dans les pays méditerranéens - icônes, premiers retables, peintures murales et mosaïques - est d'une étonnante richesse, tant en Italie que dans le monde balkanique, à Constantinople ou au Proche-Orient. Cette période connaît, avec l'installation de l'Empire latin dans la capitale byzantine et l'instauration de nouveaux Etats en Grèce, à Chypre et en Syrie-Palestine, une intensification des échanges non seulement commerciaux mais aussi artistiques d'une rive à l'autre de la Méditerranée. Le colloque tenu à l'Ecole française d'Athènes a eu pour objet d'analyser les multiples orientations qui ont permis de favoriser ces échanges. Options iconographiques, techniques et stylistiques y ont été tour à tour abordées, et l'on a spécialement tendu à expliciter les analogies et dérivations grâce à une mise en rapport aussi étroite que possible des oeuvres avec leurs commanditaires et destinataires, dans leurs contextes historiques particuliers. Les contributions de spécialistes internationaux (en français, anglais et italien) rassemblées dans cet ouvrage, qui présentent les oeuvres produites dans les milieux les plus dynamiques, permettent d'embrasser toutes les complexes mutations qui précèdent, et dans un très large mesure amènent, le grand renouveau de la peinture italienne du Trecento. Un DVD joint, contenant quelque 400 images pour la plupart inédites, donne à voir la qualité et les diverses facettes de ces réalisations.
A l'époque de François Ier, l'art de la capitale, protégé par ses structures corporatives, ne se confond pas encore avec celui de la cour. Les modèles issus de l'Ecole de Fontainebleau ne se diffusent que progressivement et, pendant la plus grande partie du règne, ce sont des peintres d'origine flamande qui, comme au siècle précédent, dominent la production parisienne. Deux d'entre eux, Gauthier de Campes - connu longtemps sous le nom de Maître de saint Gilles - et Noël Bellemare, nous ont laissé des ?uvres de grande qualité, qu'elles soient peintes directement sur le bois ou bien transposées par les verriers et les lissiers auxquels ils fournissaient dessins et cartons à échelle d'exécution. C'est ce foyer artistique original qui est ici présenté et analysé.
Comment les sculpteurs du XIIe siècle, formés à l'esthétique de l'époque romane, pratiquent un nouveau langage, et à quels contextes il correspond. La connaissance par les sculpteurs gothiques de la culture antique est abordée.
Comment était représenté Joseph, l'époux de Marie, au Moyen Age ? Comment était-il perçu ? Tel est le sujet de cette recherche sur ce personnage essentiel dans l'histoire du Christ, et cependant mal connu. L'influence des textes canoniques et apocryphes s'est avérée déterminante dans la création des premières images le concernant. Par la suite, l'abbé Suger n'hésita pas à le spolier de sa généalogie en instituant le motif de l'Arbre de Jessé où Marie figure à sa place dans la descendance de David et Salomon. Un siècle plus tard, les Franciscains, très inspirés par Bernard de Clairvaux, ont propagé à travers l'Europe une représentation de Joseph imprégnée de l'idéal franciscain. Des motifs tels que l'Adoration de l'Enfant ou la Sainte Famille apparurent ainsi. De son côté, l'Eglise n'eut pas de scrupules à utiliser son image en fonction de ses desseins, notamment pour valoriser le sacrement du mariage, ou à le marginaliser dans l'ombre de son épouse dont le culte occupa très tôt une place considérable dans la foi des fidèles et dans la vie de l'institution. Par la suite, les innovations iconographiques se concentrèrent dans l'Europe du Nord. Des images pittoresques le montrèrent occupé à préparer les repas de l'Enfant ou à réchauffer ses langes, provoquant parfois une vision et une interprétation réductrices du personnage.
A la fin du Moyen Age, la Champagne méridionale et Troyes, sa capitale, ont été le théâtre d'un art local de très grande qualité, riche d'une identité culturelle parfaitement épanouie. Véronique Boucherat s'est intéressée à l'usage que les artistes champenois ont pu faire des modèles étrangers - question essentielle pourtant jusqu'alors ignorée. Grâce à une enquête systématique sur le terrain et à la connaissance pointue des productions artistiques européennes ayant pu receler les modèles en question, elle est parvenue à révéler les deux phénomènes artistiques qui fondent l'originalité du milieu considéré : une exploitation intensive des modèles étrangers et un travail de " naturalisation " de ces sources, dans un langage spécifiquement champenois, habilement analysé par l'auteur. Ce livre est une démonstration convaincante de l'apport de l'analyse visuelle à la connaissance des questions fondamentales en l'histoire de l'art qu'est la compréhension du goût des commanditaires et de la réponse apportée par leurs artistes. Le fonctionnement et les relations des ateliers, les fonds iconographiques à partir desquels s'élaborèrent les réflexions et les choix des artistes, tous ces aspects de la création médiévale apparaissent ici plus tangibles et donc encore plus passionnants. A travers cette étude de l'art champenois et de ses modèles étrangers sont aussi révélés les mystères de la gestation d'une identité culturelle. L'ouvrage de Véronique Boucherat est tiré de sa thèse de doctorat soutenue en 2001 à l'université de Paris IV-Sorbonne.
Cette somme analyse les cérémonies familiales religieuses ou profanes, celles qui ponctuent la vie agricole, les traditions populaires sous toutes leurs formes (jeux, costumes, littérature, magie, etc.)
Enseignants et chercheurs en histoire médiévale ont en France une activité considérable et reconnue au plan international. En dehors des livres et des manuels qu'ils produisent, ils donnent une part importante des fruits de leurs recherches à des ouvrages collectifs, des périodiques et des encyclopédies. Il est donc nécessaire de procéder à un regroupement de leurs articles dispersés pour permettre à un large public de prendre connaissance de leurs résultats, de leurs hypothèses, et de leurs projets. La collection consacrée aux médiévistes français répond à cette préoccupation. Ici la personnalité du médiéviste dorme au livre toute sa cohérence. La Bible a été dans le haut Moyen Age le noyau de la création artistique, littéraire, intellectuelle. Or les historiens la négligeaient, la reléguant dans le champ de l'histoire ecclésiastique. Ce livre brasse les acquis récents et illustre deux thèses : la Bible il contribué aux fondations d'une communauté de culture en Europe ; aux mains des laïcs bien avant la Réforme du XVIe siècle, elle a été pour eux l'outil d'une conquête éthique et spirituelle. La Bible ainsi retrouve la place qui lui a trop longtemps été refusée.
Le sujet est vaste et nouveau. Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, dits bronzes d'ameublement ou d'or moulu, sont de plus en plus recherchés et appréciés. Aucune étude d'ensemble n'a été écrite à leur propos et les sources publiées sont rares. Quelques articles, trois ou quatre monographies, des rassemblements d'images, un dictionnaire des bronziers limité aux lettres A-C, tout cela plus ou moins périmé, tel est le bilan. Il fallait un manuel. Le voici. Annoncé et attendu depuis de nombreuses années, ce livre résulte d'un long mûrissement du sujet, d'un travail approfondi, d'une solide expérience, d'une réunion unique de documents inédits, la plupart donnés en index. L'auteur eut la chance d'être pendant trente ans conservateur du département des objets d'art au Louvre, dont il a accru souvent avec éclat les très riches collections, en même temps qu'il en renouvelait la connaissance et l'étude. Par sa formation de chartiste et par son contact quotidien avec les ?uvres d'art, il a su allier l'érudition du savant et le flair de l'amateur. Ses travaux sur l'art décoratif de Paris et de Versailles au XVIIIe siècle nous ont valu des volumes sur le mobilier français, les collections royales, le château de Versailles, la manufacture de Sèvres, la manufacture de la Savonnerie, qui tous font autorité dans le monde des collectionneurs, des historiens et du commerce international. Le présent manuel s'inscrit dans la même lignée.