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La parole du mille-pattes. Difficile démocratie
Jouary Jean-Paul
ENCRE MARINE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350881607
La parole du mille-pattes... Titre étrange pour un essai de philosophie politique qui convoque les auteurs qui, depuis Platon, s'efforcent de cerner ce qui fonde notre existence sociale. "C'est avec de bonnes paroles que le mille-pattes traverse un champ fleuri de fourmis". Selon ce dicton de Côte-d'Ivoire, ce n'est qu'avec ces bonnes paroles, sincères et raisonnables, que le mille-pattes a évité un conflit avec les fourmis. Noble ancienne tradition qui a souvent permis à la discussion collective de prévenir la violence des vengeances. Au siècle des Lumières, substituer le droit et le libre débat aux rapports de force fut une promesse liée à tout idéal démocratique. Or les siècles qui ont suivi ont comme jamais déployé des violences massives, souvent au nom de la liberté et du droit. Ici et là, malgré tout, le débat public et le souci de réconciliation ont permis de dépasser des contradictions qui paraissaient insurmontables. La métaphore du mille-pattes vient rappeler que ce fut longtemps une règle commune. Après avoir dépassé la logique des vengeances individuelles et collectives, la justice civile et internationale devient parfois une forme légale de vengeance des vainqueurs, qu'elle prétend pourtant remplacer. La popularité de Gandhi, Luther King et Mandela, qui ont triomphé par les vertus de la simple parole, est-elle un écho du passé de l'humanité ou la promesse d'une réinvention à venir de la politique ? En reprenant ces questions à la lumière de l'héritage de vingt-cinq siècles de pensée, tentons de tracer les contours de cette "philosophie du mille-pattes" que le monde actuel, plus violent et inégalitaire que jamais, laisse affleurer comme un avenir possible.
Faire de la philosophie ? " Le plus souvent, cela inquiète : " C'est trop complexe, trop abstrait pour moi ! " Ce petit livre n'est ni un manuel, ni un aide-mémoire. II n'a qu'une ambition : détruire les préjugés, en facilitant l'accès à cette discipline à partir de quelques interrogations. Par exemple : " Qu'est-ce qu'être libre ? " " Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal ? " Savoir passer les premiers obstacles peut permettre à chacun de gagner un temps précieux et faire de la philosophie une véritable aventure personnelle.
Résumé : Rousseau renversé par un chien, Descartes qui enquête sur un crime, Darwin qui déclame sans cesse la Bible pour l'équipage du Beagle, Diogène qui envoie un poulet à la figure de Platon, des femmes qui se déguisent en homme pour revendiquer leur droit à la philosophie... Si la philosophie est une discipline réputée abstraite, elle ne cesse de dialoguer avec la vie. C'est de ce va-et-vient entre la philosophie et la vie qu'il est question dans ce livre. Quelques interrogations choisies parmi d'autres, débattues depuis l'Antiquité mais toujours actuelles, formulées ici de façon accessible pour répondre à l'appel de Diderot : "Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire ! "
Faire de la philosophie?"Le plus souvent, cela intrigue ou inquiète:"C'est une matière trop complexe, trop abstraite pour moi!"Ce petit livre n'est ni un manuel, ni un aide-mémoire. Il n'a qu'une ambition: détruire les préjugés, en facilitant l'accès à cette discipline à partir de quelques interrogations. Par exemple: Qu'est-ce qu'"être libre"? Une oeuvre d'art peut-elle être"belle"et pourtant ne pas me plaire? Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal? Etc. Savoir passer les premiers obstacles peut permettre à chacun de gagner un temps précieux et faire de la philosophie une véritable aventure professionnelle.Agrégé de philosophie,Jean-Paul Jouaryenseigneau lycée Paul-Eluardde Saint-Denis."
Nelson Mandela a réussi ce que peu d?êtres humains avant lui étaient parvenus à faire : imposer par la seule force de ses actes et de ses mots un respect unanime, une image de l?homme d?une élévation incontestable, une idée de la politique d?une noblesse rare. Il doit bien y avoir à cela quelques raisons de fond, qu?il serait dommage de voir bientôt enfouies sous les flots de sensations médiatiques. Ce livre est suscité par cette crainte : vite, revenir sur les raisons qui font des actes et des paroles de Nelson Mandela un événement important, avant que le silence et les vacarmes n?ensevelissent dans l?oubli ce qui doit - absolument - en rester. Mandela n'est pas philosophe au sens propre mais, pour l'auteur de ce livre, il est le créateur d'une philosophie en actes d'une grande richesse politique, éthique, juridique. Il faut lire cette philosophie dans son enfance, ses années de militantisme, sa vie en prison, sa façon de gouverner et de créer du droit, son art du dialogue - avec ses pires ennemis parfois. Il y a là de quoi penser une conception inédite de l'émancipation humaine.Notes Biographiques : Jean-Paul Jouary (né en 1948) est un philosophe et essayiste français. Agrégé et docteur en philosophie, professeur en classes préparatoires aux grandes écoles à Paris, il est également auteur et essayiste.Ses publications actuelles concernent la philosophie des sciences, la philosophie politique, l'art paléolithique et l'initiation aux démarches philosophiques.
Pour les philosophies théologisées, mixtes de religion et de philosophie, que sont les philosophies modernes, telles celles de Descartes, de Kant, de Hegel, et à l'exception de celle de Montaigne, l'aléatoire ne saurait être au coeur de la réalité puisque, pour l'être transcendant et omniconnaissant, Dieu, tout ce qui arrive et arrivera est de toute éternité, comme déjà arrivé. Si, au contraire, l'on revient à la philosophie libérée de la religion, c'est-à-dire à la manière grecque de philosopher, on est amené à ne pas limiter le champ de l'aléatoire à la zone humaine: on le voit au coeur de la réalité, c'est-à-dire au coeur des mondes innombrables qui s'inscrivent au sein de la Nature infinie elle-même, omnigénératrice et qui, comme le poète improvisant à mesure, avance dans l'incertain.
Angelus Silesius est le nom de poète que s'est donné à bon escient Johannes Scheffler, docteur en philosophie et en médecine, médecin à la cour impériale de Ferdinand III, prêtre ordonné en 1661, écrivain religieux, qui naquit en Silésie, à Breslau, en 1624, où il mourut en 1677. Le voyageur chérubinique - Der Cherubinischer Wandersmann - dont le seconde édition parue en 1675 (la première datant de 1657) contient 1676 distiques et brefs poèmes, est l'un des plus beaux livres de la poésie mystique européenne.
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.
Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal. Le livre est impressionnant par "une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité" (Febvre encore). II annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.