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Les Imams en France. Une autorité religieuse sous contrôle
Jouanneau Solenne
AGONE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782748901832
Fruit de six ans d'enquête, ce livre rassemble des données inédites sur ces clercs immigrés ou migrants devenus clercs dont les médias ne parlent que lorsqu'ils sont expulsés. Il repose sur la collecte des récits de vie et de pratiques de plusieurs dizaines d'imams, une observation quotidienne dans la mosquée d'un quartier populaire, et des archives du ministère de l'Intérieur. Semblables aux "très humbles" chefs cosaques ne pouvant devenir chefs qu'après avoir été appelés, les prétendants au titre d'imam ne peuvent afficher ostensiblement leur "prétention" à devenir imam. Une candidature trop explicite reviendrait à transgresser le désintéressement et le dévouement censés régir les salles de prière dans lesquelles ils pourraient être amenés à officier. Ainsi, la plupart des explications que les imams bénévoles livrent en entretien pour expliquer leur accession au minbar s'apparentent à des récits de "non-choix". Ils visent à expliciter comment on en vient, par sentiment d'obligation morale, "pour rendre service", à occuper cette position sans jamais l'avoir vraiment souhaitée. Qui sont, en France, les imams officiant dans les mosquées et quel rôle quotidien remplissent-ils auprès de leurs fidèles ?
Un lundi, un gamin dépenaillé arrive chez la mère Procolp, paysanne revêche et méchante. Il fait pipi au lit, elle veut se débarrasser de lui. Mais il est malin et la bonne femme est vieille. Elle se sert de lui jusqu'à ce qu'il s'échappe. Elle le retrouve mais le samedi arrive un étranger qui se dit être le père de l'enfant.
Résumé : Ludwig est un compagnon parfait. Affectueux. Le rayon de soleil de sa maîtresse Hannah dans leur quotidien assombri par l?Occupation. Le jour où elle est jetée dans un wagon à bestiaux en partance vers une destination inconnue, Ludwig se lance à la poursuite du train. Sans jamais s?arrêter, sans jamais quitter les rails. L?espoir de retrouver Hannah lui fait traverser une France ravagée par les ténèbres, exsangue et suffocante. Une terre où les menaces surgissent le long du chemin de fer, où la sauvagerie rôde. Pris au piège des parfums de la guerre, épuisé et meurtri, Ludwig court entre les deux bras d?acier. Sa fidélité bravera les enfers. A travers le regard de Ludwig se dessine sous nos yeux le paysage de la France occupée, où le bien et le mal sont à la fois l?oeuvre des hommes et celle des bêtes.
Avec un métier à tisser et des perles, réalise des créations originales: bracelets, porte-clefs, colliers, magnets, broches, barrettes... une mine d'idées pour créer et customiser ses accessoires. Toutes les créations sont photographiées et illustrées étape par étape pour un résultat garanti! En cadeau: un métier à tisser et tout le matériel nécessaire pour réaliser un joli bracelt.
A l'origine, un simple fait divers. Une jeune fille de seize ans poignarde un ouvrier algérien qui n'avait pas de feu sur lui. Cette image poursuit l'auteur qui décide d'en écrire une pièce. L'histoire d'un couteau rouillé et d'un briquet qui ne marche pas. C'est une comédie urbaine.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.