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L'enfant grec au temps de Périclès
Jouanna Danielle
BELLES LETTRES
26,90 €
Épuisé
EAN :9782251446653
N'est-il pas inévitable que dans une pareille cité l'esprit de liberté s'étende à tout ? Que le père s'accoutume à voir son fils comme son égal et à redouter ses enfants ? Le fils à être l'égal de son père et à n'avoir ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu'il veut être libre ?". Non, ce n'est pas un écrivain moderne qui écrit cette phrase, c'est Platon. Les enfants grecs n'étaient peut-être pas si loin des nôtres... Pourtant, on relèvera sans doute ici des différences surprenantes. Un auteur de l'époque révèle d'étranges pratiques alimentaires du nourrisson : "Comme les nourrices, en mâchant sa nourriture, tu lui en mets un peu dans la bouche, mais toi-même tu en as déjà avalé le triple". Que faudra-t-il enseigner à cet enfant ? "Je conseillerais aux jeunes gens, dit un autre, de consacrer un certain temps aux enseignements scientifiques, mais de ne pas laisser leurs dispositions naturelles se dessécher là-dessus". Et que penser quand on voit le sage Socrate pousser vivement son voisin pour qu'un bel adolescent vienne s'asseoir près de lui ? Après le citoyen grec, puis la femme grecque, il était temps de s'intéresser à l'enfant grec. On découvrira ici sa vie depuis la naissance jusqu'à l'âge adulte, mais aussi le parcours du combattant de la future mère et les cas de conscience des pères ; et on révisera au passage bien des points qu'on croyait connaître, comme l'éducation et la pédérastie.
A quel moment le mot Europe est-il apparu pour désigner, non pas une héroïne mythologique, mais un territoire ? La réponse est claire : en Grèce, au VIe siècle avant J.-C. Mais y avait-il réellement, dans l'esprit des Grecs, un lien entre ce territoire et l'Europe enlevée par Zeus ? Quelle était l'étendue de ce continent dans le monde tel qu'ils se le représentaient ? Quand ont-ils dessiné les premières cartes du monde ? Et surtout, en même temps qu'apparaissait une image de l'Europe dans leur géographie mentale, voyait-on naître une "idée européenne", c'est-à-dire le sentiment d'une communauté de culture et de valeurs ? On trouvera ici une réponse à toutes ces questions ; l'on découvrira avec curiosité les formes étranges qu'ont pu prendre les représentations de notre continent, et le lien qu'elles ont entretenu d'un côté avec les mythes, de l'autre avec les violences de l'Histoire ; et l'on verra naître une idée européenne qui n'est sans doute pas exactement la nôtre, mais qui en est bien la source et l'inspiratrice.
L'apprentissage de la langue grecque est une perpétuelle source de découvertes, de réflexion et d'enrichissement : qui aurait pensé, par exemple, que la femme grecque (gunè) et la reine anglaise (queen) étaient deux rejets venus de la même racine indo-européenne ? Et quand enfin on arrive à lire dans leur version originale les textes qui ont nourri notre imaginaire depuis plus de deux millénaires, alors, on se sent admis au banquet des dieux célébrés par Homère. Apprendre le grec, c'est, comme le disait Thucydide de son propre ouvrage, acquérir " un trésor pour l'éternité ". Ce trésor, il vous est possible de l'acquérir grâce à une méthode progressive à la fois attrayante et rigoureuse, qui va de la compréhension d'une phrase simple à celle d'une phrase complexe, en gardant toujours un contact immédiat avec les textes grecs, des plus simples aux plus subtils. À chaque étape, la présentation commentée d'un nouvel élément de morphologie ou de syntaxe est suivie de plusieurs textes d'auteurs, les uns découpés en phrases isolées que l'on peut traduire grâce au vocabulaire et aux nombreuses notes qui les accompagnent, les autres accompagnés de leur traduction et d'un questionnaire invitant à repérer les éléments nouvellement acquis. Un second livre d'exercices offrant un panorama de la littérature grecque vous permettra ensuite d'approfondir encore vos connaissances.
Résumé : Comment un Grec de l'Antiquité voyait-il la Terre et plus généralement le monde ? On peut dire sans grand risque d'erreur que depuis Homère jusqu'au début de notre ère, l'image la plus répandue était celle d'une galette plate coiffée d'un hémisphère céleste, avec probablement en dessous d'elle un hémisphère symétrique. Existait-il quelque chose au-delà de cette sphère idéale ? Peu de gens se posaient la question. Quant à la Terre elle-même, on savait à peu près qu'elle comportait trois continents, mais on préfèrait la voir - pour des raisons politiques mais aussi logiquement satisfaisantes - partagée harmonieusement entre deux continents seulement, l'Europe et l'Asie. Cette image était-elle aussi celle du monde savant ? Certains de nos contemporains seront sans doute surpris d'apprendre que, bien avant Magellan, Aristote écrit au IVe siècle avant notre ère que "La Terre est assurément sphérique" ; et l'idée qu'on puisse atteindre l'Inde en naviguant vers l'ouest depuis les colonnes d'Héraclès [Gibraltar] ne lui semble pas incroyable. Toutefois, l'accord ne régnait pas entre les "philosophes" . Certains prédécesseurs d'Aristote avaient de la Terre une tout autre image, parfois bien déconcertante ; et on sera sans doute étonné de voir qu'après lui, en dépit de remarquables progrès scientifiques, les géographes grecs et romains ne jugeaient habitable qu'un petit espace de l'hémisphère nord (en y intégrant l'Afrique ! ), et dessinaient en conséquence d'étranges cartes du monde. L'étude menée ici fait découvrir parallèlement chez les Grecs deux représentations du monde : celle des savants, assez facile à retrouver d'après leurs écrits, et celle du peuple, moins étudiée, qui se lit pourtant clairement en filigrane dans les oeuvres littéraires, et parfois aussi dans les oeuvres figurées.
Résumé : Voilà quelqu'un qui n'était privilégié ni par un rang social ni une fortune exceptionnels ; qui vivait dans une société où les femmes n'avaient guère de chances de faire connaître leur nom ou de passer à la postérité ; qui ne nous a laissé d'elle aucun écrit ni aucun portrait ; et qui pourtant a franchi le temps en focalisant sur son personnage plus de rêves, d'admiration ou de critiques que n'en ont peut-être fait naître Hélène de Troie ou Cléopâtre d'Egypte. Il est peu probable que ce soit pour avoir enseigné la rhétorique à Périclès, la philosophie ou l'art d'aimer à Socrate qu'elle a frappé l'esprit de ses contemporains ; ce n'est sans doute pas non plus pour avoir brillé par son esprit et sa beauté dans les banquets athéniens, ou dans un salon littéraire qui n'a jamais existé, du moins sous cette forme. C'est plus certainement pour avoir tenté un enseignement nouveau, destiné plus spécifiquement aux femmes, alliant la rigueur de la rhétorique à la subtilité dans ce qu'on pourrait appeler la gestion de l'entreprise conjugale : tentative qui lui valut d'abord un succès de curiosité, puis l'estime et l'admiration des grands esprits. Sans doute aussi pour avoir surpris le public par l'association (dans ses débuts du moins) d'un métier intellectuel original, exercé de façon particulièrement brillante, et d'un statut d'hétaïre nécessitant beauté et séduction. Enfin et surtout, c'est pour avoir conquis l'homme politique le plus remarquable de son temps, et, semble-t-il, conservé son affection jusqu'à sa mort. Pourquoi cette survie s'est-elle prolongée au travers des siècles et jusqu'au XXe et pourquoi notamment cette héroïne a-t-elle passionné les pionnières du féminisme ? Les témoignages antiques ne suffisent pas à expliquer la pérennité de l'image - ou plutôt des images - d'Aspasie, car son profil se modifie sans cesse selon les époques et les milieux. Or ce sont justement ces métamorphoses qui sont significatives : si Aspasie a survécu, c'est parce qu'elle est devenue une figure symbolique reflétant le rapport que chaque génération a entretenu avec l'Antiquité, avec le sexe et avec la femme.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.