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La saveur du monde
Jouanard Gil
PHEBUS
14,70 €
Épuisé
EAN :9782752900210
Où Jouanard retrouve le genre le mieux accordé à son tempérament de solitaire partageux: la promenade humoresque. Occasion de rendre visite à quelques "amis" qui l'ont aidé à vivre: des géographes et des historiens émus par le bel entêtement des hommes (Reclus, Roupnel, Michelet), des naturalistes (Buffon, Fabre), des philosophes (pourvu qu'ils aient le goût des choses - et Bachelard au premier rang), des imagiers-poètes (Claude, Chardin), des marcheurs dans la foulée de Jean-Jacques, et des poètes bien sûr, que ce soit en vers ou en prose (Rilke, Gracq). mais surtout de ces marginaux de l'écrit - Stifter et Powys, Follain et Dhôtel, Reverdy et Cingria, Thomas et Réda - quisont devenus ce qu'ils sont en faisant confiance aux mauvais chemins. Sans oublier Schubert le Wanderer, le frère de toujours... Sans oublier, non plus, quelques paysages qui savent eux-mêmes faireacte d'amitié: le Ventoux cher à Pétrarque et à Char, le vieil Aubrac tout bosselé, le causse Méjean et la raide vallée de la Jonte, le Paris d'Henri Calet et des rauques chansons de Damia... On l'aura compris, la randonnée où nous entraîne l'ami Jouanard est surtout prétexte à d'aimables haltes où l'on a plaisir à retrouver une sorte de douceur perdue, à reprendre souffle et courage. On voudrait presque dire: à reprendre vie - tant l'oxygène que l'on respire dans ces pages semble nous débarrasser, quasi par enchantement, des miasmes qui ternissent le triste ordinaire de nos saisons. Et ce, presque toujours, pour goûter avec lui à des textes rarement lus, nous attarder auprès d'auteurs qu'on ne trouve plus guère sur les tables des libraires et dontsoudain on a envie de tout lire. En nous persuadant que l'heure est peut-être enfin venue, pour nous aussi, d'habiter poétiquement ce monde.
Vers le milieu des années 60, déjà Wanderer dans l'âme. Gil Jouanard entreprend de noter, de façon discontinue; pour les fixer comme sur une plaque sensible. les instants qui s'offraient à lui en chemin. Un peu de tout: une sensation, un souvenir. une scène entrevue dans la rue, un paysage, une impression de lecture, nue réflexion, une saute d'humeur... Le temps passant, il se trouva propriétaire d'une ribambelle de lopins de mots épars; sans lien autre que le fait qu'il en avait été le collecteur attentif ou désinvolte. Que faire de ces coups de sang, de ces rêveries? Les Lettrines de Julien Gracq, les Bois secs, bois verts de Cingria, les Papiers collés de Perros levèrent ses scrupules en lui prouvant qu'on peut faire livre de tout mot. Il nous offre de parcourir ici, curiosité en bandoulière, six lustres d'une vie dont l'écriture aura été le mode de respiration naturel. "Si j'écris, ce n'est pas pour m'inventer lui monde plus vrai on plus accompli que le vrai, mais plutôt pour apaiser, d'une encre douce. les blessures et les déceptions qui s'accumulent en moi sans jamais cicatriser. J'écris pour faire peau neuve, comme le serpent, comme le criquet." Biographie de l'auteur Gil Jouanard, découvert en ses jeunes années par René Char, n'a pas cessé de semer sur son chemin, depuis un bon quart de siècle, divers textes mal classables, écrits dans me prose poétique de la plus haute simplicité. Soit me trentaine de titres publiés chez différents éditeurs-surtout Verdier, Fâta Alorgana et Phébus.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?